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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 05:35

ecole fantastiqueL’école fantastique est une excellente surprise dans le climat super-héroïque actuel. Evidemment, il s’agit d’une production Disney donc il est logique que les bons sentiments l’emportent à la fin, faut pas trop se faire d’illusion non plus.


Le film est à voir pour ce qu’il est, à savoir un excellent hommage aux comics books. Tout ou presque est référentiel dans ce métrage. L’histoire, tout d’abord, est fondamentalement manichéenne avec les supers gentils qui vont devoir affronter les super méchants. Le principe de l’école est salvateur en ce sens où il évite l’écueil de la double identité secrète qui mettrait en péril la famille du héros et qui empoisonne généralement les productions de ce genre telle Lois et Clark ou bien encore The Flash. Ici, tout est connu de tous, puisque nous restons dans le microcosme super-héroïques. Le principe du lycée est également une bonne idée, peut être calqué sur Harry Potter mais permettant d’en remettre une couche sur le mal être caractéristique de l’adolescence. La puberté n’est pas une chose aisée mais quand on y ajoute une maîtrise de pouvoirs à assumer, plus rien ne va. L’histoire se déroulant avec des jeunes en proie aux affrrrrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeeeeeeesssssss de l’amûr , cela entraîne d’excellentes scènes pleine d’humour et d’action.

Les pouvoirs en eux-mêmes, personnages à part entière du film sont très bien rendus à l’écran et avec une certaine originalité encore peu vue jusqu’à présent. On a ainsi un terminale assez corpulent doué de super vitesse, un gringalet qui en remontrerait à Ben Grimm ou bien encore une élève capable de se transformer en ballon de plage….


Les acteurs sont également très bien choisis avec un cast de jeunes (plus ou moins) débutants assez cohérents et parfaitement juste dans le jeu de leurs personnages tandis que les adultes (qui sont en fait les gamins immatures de l’histoire) sont très bien représentés par des acteurs aguerris qui s’amusent réellement dans une interprétation volontairement clichée. Kurt Russel et parfait dans son rôle de Superman local (Dennis Quaid aurait été très bien aussi quand on y pense) alternant un œil juvénile toujours pétillant avec des répliques tellement énormes qu’on ne peut que sourire. Kelly Preston est également très fun (à 1000 lieues de son rôle dans Jerry McGuire) et elle aussi complètement décalée. Et pépite des pépites, Lynda Carter dans son rôle de directrice est tout simplement (bien que trop rare) magnifique.


Mais tout ceci n’est rien (bien que déjà très bien) comparé à la seconde lecture qu’on peut faire de cette aventure. Tout d’abord dans le nom des personnages. Juste pour appâter, la famille de héros s’appelle « Stronghold » , ce qui signifie « bastion » et qui n’est autre que le blason de la famille (une tour) . L’ado rebelle du film s’appelle Warren Peace, soit War and Peace , ce qui résume assez bien le personnage et son évolution. La directrice s’appelle Powers, et cela se passe de commentaires….


Les références pour geek sont également légion avec une Lynda Carter levant les yeux au ciel en s’écriant : « je ne peux pas tout faire, je ne suis pas Wonder Woman non plus » ou bien encore Kurt Russel dans un scène coupée déblatérant sur la recherche d’un nouveau faux job car celui de reporter ne lui convient plus. On citera aussi la ligne téléphonique privée du maire au Commandant rappelant furieusement celle liant Gordon à Batman dans la série des années 60….


Les aléas de la vie d’un super héros sont aussi tournés en dérision, via la fameuse scène (entre autre) où Russel, énervé, explose le téléphone de la maison… avant d’en prendre un autre dans le tiroir de la cuisine ou bien encore le QG secret où le billard et le flipper tiennent plus de place que le centre de recherches en propre.

Les clichés sont légions dans ce film mais vont être démontés un à un au nom de la tolérance ecole fantastique 1et de l’esprit d’équipe. Les hommes sont machistes au possible , reléguant les femmes au second pan jusqu’au retournement final avec le super méchant (totalement imprévisible pendant la première moitié du film), les sidekicks injustement déclassés par le très drôle Bruce Campbell vont se révéler essentiels, le scénario poussant le vice à leur faire sauver la vie au couple majeur du film (magnifique et complètement loufoque, l’ex assistant (acolyte dans la version québécoise ; ce qui sonnait plus juste à mon goût) du Commandant….


Je ne citerais pas tout ici car je ne veux surtout pas gâcher le plaisir des futurs spectateurs. J’ajouterais seulement que le final dure près de 20mn et qu’il est bien supérieur à ceux de très grosses prods comme Spiderman 3, bien plus riche en humour et retournements de situation et que les scènes d’action sont très bien filmées et très dynamiques. Les dialogues sont riches de double voir triple sens et le tout est une excellente satyre du monde lycéen américain.

Que demander de plus ? On s’amuse, on rie, on est sollicité sur notre connaissance geekesque et les gamins se régaleront autant que les parents !

 

 

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Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
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