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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 04:41

100° article aujourd'hui! Merci de votre fidélité! ^^

 

parfum-affiche.jpgRéussir une adaptation en partant d’un matériau littéraire aussi riche n’était pas chose aisée et nombreux sont ceux qui prédestinaient ce film digne de l’échafaud du Hugo de Télérama.
Force est de constater que si le film sauve ses billes, il n’en est pas pour le moins bancal.

Visuellement, le réalisateur a réussi un tour de force majeur : les décors, les costumes, les ambiances et autres jeux de lumières sont maîtrisés à la perfection. De plus, loin de privilégier uniquement nos sens olfactifs de manière (presque) subjective, il réussi à nous offrir une déferlantes de couleurs (Grasse entre autre mais aussi la Provence et Paris) et de détails sonores qui facilitent l’immersion.

Grâce à lui, un film a su rendre en images une odeur, à l’image de la découverte du premier parfum de Grenouille par Dustin Hoffman , via une scène onirique de toute beauté (qui permet de justifier l’emploi des sfx pour autre chose que pour donner vie à une grosse bébête poilue ou à écailles).

Le Paris de l’époque est fidèlement retranscris et pourrait permettre d’illustrer de manière convaincante certains documents d’histoire (les anciens collègues de la fac se reconnaîtront). La naissance de Grenouille est le parfait reflet de cette époque malsaine, tout comme l’univers de la tannerie et de son affreux tenancier.

Le scénario en lui-même à défaut d’être innovant (dommage avec un tel livre au départ) retient à peu près l’attention pendant les 2h30 (!) de métrage. Et c’est bien cet « à peu près » qui pèche grandement dans la vision finale.

Le film en lui-même pourrait se découper en quatre grandes parties.

 

parfum 1
La première représentant la naissance et l’enfance de Grenouille, qui reste une introduction de grande qualité, intrigante et maîtrisée car on ne peut que s’attacher à cet être hors norme déjà détesté par les autres alors qu’il n’a que quelques heures.


La seconde partie renvoie à la rencontre avec Hoffman, qui reste pour moi le meilleur morceau avec ce parfumeur vieillissant qui apprend à Grenouille à s’accomplir et qui finit dans des circonstances lui aussi tragiques (mais heureux, c’est l’essentiel).

Le bas blesse avec l’introduction de Rickman, non pas que ce soit un piètre acteur, bien au contraire, mais tout ce pan de l’histoire s’éternise et en serait sorti grandi avec 40mn de moins.


La fin quant à elle, de la grande scène de l’exécution (je ne dévoile rein pour le coup, le spectateur sachant que Grenouille est condamné dès les premières images du film) à la disparition finale en passant par une orgie avec 3000 participants, Eglise incluse, sombre dans le grandguignolesque , incapable de retranscrire la poésie du matériau écrit. A l’écran, ça ne passe pas et c’est bien dommage.

Au final, un film à voir mais de là à investir dedans….

Mention spéciale, pour finir, à l’acteur principal, dont l’allure dégingandée et le regard trouble serve à merveille le personnage de Grenouille.

 

 

Le parfum, histoire d'un meurtrier (Das Parfum : Die Geschichte eines Mörders)(Metropolitan)
Un film de Tom Tykwer
Avec Dustin Hoffman, Alan Rickman...
Drame
Dispo en dvd et coffret collector

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Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
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