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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 08:00

 affiche.jpgWishmaster…. Encore un boogey man aux débuts plus qu’intéressants qui finira mal faute d’un producteur vraiment impliqué et d’un réalisateur vraiment performant.

Produit à l’origine par Wes Craven, ce Djinn s’est vu d’emblée proposer une mythologie propre et surtout crédible avec ses forces et ses faiblesses, mais aussi ses limites. Un Nemesis parfait fut aussi mis en place en la divinité d’Ahura Mazada qui se paye le luxe de ne jamais être présent lors de ces deux premiers opus si ce n’est sous la forme d’une statue renfermant l’opale de feu qui retient prisonnier notre méchant du jour (c’est toujours mieux que dans les épisodes 3 et 4 où intervient l’un des 4 archanges du christianisme pour aider l’héroïne).

.Suite au premier opus, le succès aidant, une grosse partie de l’équipe s’est mise d’accord pour tourner une suite. On retrouve donc Andrew Divoff dans ce qui reste assurément son meilleur rôle, tant il paraît se faire plaisir à jouer les démons (attention, il ne cabotine pas, ou si peu , mais de manière toujours convaincante face à son personnage : regards en dessous, peau grêlée, sourires carnassiers….), ce qui est une bonne chose tant il reste sous employé dans l’industrie actuelle de la tv et du cinéma (terroriste dans Air Force One, second couteau dans des soap style Highlander…..). Wes Craven n’est plus à la production mais le projet reste dans SA famillle de l’horreur puisque la réalisation est confiée à Jack Sholder (La revanche de Freddy entre autre). La blonde de service a cependant été remplacée par une brune (Holly Fields) qui est loin d’être une nunuche puisque tuant déjà un père de famille dans les cinq premières minutes. On en restera là pour les éléments principaux du casting afin de justement se concentrer sur le scénario.

Une chose est claire, rien ne vaudra le début tonitruant de Wishmaster 1er du nom. Eclairages , sfx et tension de l’histoire étaient exploitées d’office à leur paroxysme pour se retrouver en écho à la fin du métrage (et permettre à l’équipe maquillage de se lâcher sur les manifestations du pouvoir du Djinn : squelettes prenant leur indépendance, hommes serpents, statues vivantes et j’en passe tant leur imagination était débordante !).


1Ici, tout commence par un banal braquage de musée qui tourne mal (l’héroïne perd son petit ami qui a dessoudé trois vigiles et tue le dernier à son tour avant de prendre la fuite). On retrouve évidemment la statue chère à Robert Englund et se pose déjà une question : que fait elle ici , dans une salle apparemment dépourvue de thématique sur la perse antique ou sur les déités ? Vu l’affection que portait Englund à ses dieux oubliés , on est en droit de se poser la question… Ensuite, l’opale de feu sauve l’héroïne d’une mort certaine en arrêtant la balle qui lui était destinée. Néanmoins, celle-ci ne l’a jamais directement touché (port de gants entre autre). Dans le premier, la blonde avait au moins essayé de la nettoyer en soufflant dessus, renforçant l’idée de lampe magique sous jacente. Dans le tome 2, il faut croire que l’on a besoin de raccourci….

Et c’est malheureusement ce manque de cohérence (budget plus limité ?) qui va nuire à l’ensemble des deux films. Le Djinn, une fois libéré, doit réaliser plusieurs souhaits afin de se renforcer et d’augmenter son pouvoir mais pour prendre forme humaine, il doit arracher un visage sur une victime Or, ici, il apparaît sous la même forme que dans le premier film. Pourtant, tous les évènements du 1er opus se sont retrouvés annulés via un vœu assez sournois, donc le Djinn n’aurait jamais pu prendre le visage du cadavre à la morgue. Or, ici, pas de visages d’arrachés, Divoff est directement disponible (il faudra attendre le massacre du maton pour que cette histoire de mutilation soit de nouveau introduite). S’en suit , suite à l’obligation de récolter 1001 âmes (les Arabian Nights ne sont pas loin, sic), une partie intéressante en prison puis … à Las Vegas qui jure encore une fois furieusement avec les bases préétablies et les suites à venir .

 

Dans les trois autres films, une dizaine d’âmes suffisent en général pour que le Djinn soit en position de force face à 3l’éveilleur , là , force est de reconnaître qu’on s’ennuie souvent durant ces trois premiers quart d’heure…. qui restent indispensables pour que la brunette et son copain curé (cliché quand tu nous tient) puissent mener leur enquête et trouver dans un livre (d’apparence neuve) et sur in Internet alors balbutiant tout ce qu’il faut en prophéties et autres formules incantatoires pour se débarrasser d’un ennemi vieux comme le monde. On garde évidemment pendant ce temps les nombreux flashs télépathiques nécessaires pour relier le monstre à son ancrage mortel. La fin du Djinn, quand à elle, frise le ridicule avec le retour de la pureté de Fields suite à un de ses vœux (qui devrait donc la faire pencher encore plus sur la voie de la souillure, mais bon, ne mégotons pas) entraînant une porte de sortie pour les 1001 âmes et le cureton (les âmes réintègrent leurs corps et hop ! tout ce petit monde revient à la vie. Vu le massacre final à Las Vegas, certains ressuscités vont avoir du mal à retrouver une vie sociale….).

Passé les aberrations du scénario de base, il faut néanmoins reconnaître que les vœux en eux-mêmes sont toujours2 aussi jouissifs. Moins spectaculaires mais tout aussi tordus (voir plus) que dans le premier opus, on passe là un excellent moment, la prison n’étant pas avare de bons gags de ce côté. Ayant la correction de ne pas en dévoiler trop afin de garder la surprise intacte pour ceux qui seraient tentés, on citera juste la sodomie imposée à un avocat au moment où celui-ci explique à son client qu’il a trouvé un vice de procédure propre à le faire sortir légalement….

Le maquillage du Djinn a lui aussi été revu pour une plus grande réussite néanmoins. Plus organique, moins d’apparence plastique type méchant de Powers Rangers , il dégage encore plus de charisme et d’aura malfaisante que dans premier film. Le regard a aussi été très travaillé (ce qui entraînera certains problèmes pour son interprète qui ne supportait pas ces lentilles) et est beaucoup plus expressif.


 Au final, la vision de ce film bancal malgré tout reste source d’un certain plaisir pour les fans du premier opus et une piqûre de rappel indispensable suite à la vision désastreuse du volume 3 et 4.

Si au passage, quelqu’un peut m’explique pourquoi cette gourde se coupe le doigt dans sa quête de pureté ? Pour faire pénitence, il y a avait plus simple quand même…

 

 

 

 

Wishmaster II

 

1999

Réalisateur : Jack Sholder

Acteurs : Andrew Divoff, Holly Fields ....

genre : Fantastique / Horreur

 

Disponible (mais assez difficile à trouver) en dvd chez Film Office


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Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
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