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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 01:34

http://oblikon.net/wp-content/uploads/espion_qui_m_aimait_affiche.jpgRoger Moore revient donc une nouvelle fois dans le rôle de Bond. Dans cette période de détente inter blocs, d'exploration spatiale (ou comment amorcer tranquillement Moonraker dans quelques temps) et de libération de la femme, 007 a t il encore sa place avec une Angleterre à l'égo hypertrophié, désireuse de se poser, une fois encore devant les Etats-Unis, comme juge et jury au niveau mondial ? Bond saura-t-il s'adapter ou restera-t-il un objet poussiéreux, encore trop ancré dans les valeurs passéistes des années 60 ?


Autant le dire de suite, cet " Espion qui m'aimait " est un excellent opus en regard de la catastrophe de " Vivre et laisser mourir " et se hisse sans peine au niveau d'Opération Tonnerre. Ici s'arrêtera la comparaison avec l'ère Connery , raisonnablement révolue. Le début du métrage donne en cela le ton, et ce dès l'apparition du fameux Barrel logo, via une réorchestration du célèbre thème beaucoup plus rapide et nerveux qu'auparavant. L'action commence aussitôt, sous l'égide de Lewis Guilbert (suite à la défection plus que bienheureuse d'Hamilton qui a toujours couru, à mon sens, après sa réussite artistique des premiers opus) via un clin d'œil à peine discret au scénario qu'il a précédemment mis en image.


Dans On ne vit que deux fois , le film s'ouvrait sur la captation d'une capsule spatiale par un énorme astronef , le bloc lésé étant tantôt russe, tantôt américain. Ici, rebelote, via cette fois deux sous marins nucléaires. La comparaison aurait pu se poursuivre avec un affrontement basique entre coco et capitalistes. Et c'est là que l'espion qui m'aimait innove totalement en démontrant que Bond est le parfait reflet de son époque, puisque cette fois, Angleterre et URSS vont collaborer, ralliant à leur mission les Etats Unis en cours de route, mais nous y reviendrons.


Suite à cette disparition de sous marins, ce qui au passage, pour l'époque représentait un élément cinématographique de menace nucléaire idéale, puisque source quasi obligée de décors exigus et exotiques avec de futures explosions quasi indispensables, on se retrouve donc devant une prise de contact avec xXx (hommage du film post Bond à son aîné ?), agent secret n° 1 du KGB, évidemment au lit avec une femme, magnifique qui plus est.

 

Le dialogue, riche de double sens, reste évocateur dans la bouche de ce parfait croisement http://1.bp.blogspot.com/-64pDSIpvCEs/UjMlhyfN7nI/AAAAAAAAEPs/p97ZpcjsPKw/s1600/film-l-espion-qui-m-aimait30.jpgentre Lazemby et Connery (désolé mais finalement, on y revient toujours !) et c'est avec surprise qu'on découvre que l'agent en question est la jolie sylphide !


Révolution en soi que cette décision car la JBG de ce film laisse augurer du meilleur. En effet, je ne vous ferais pas la gageure de revenir sur les filles des missions précédentes, mais à part Diana Rigg, elles occupaient le plus souvent des rôles de potiches (et par forcément inspirées en plus, Ursula Andress en tête qui à part gêner Bond dans l'intrigue avec Dr No ne sert vraiment à rien…. Si ce n'est à accentuer le côté viril de Connery).


Ici, l'avancée est considérable puisque le major Anya Amasoua ne représente rien d'autre que le parfait tenant de Bond : douée, froide, efficace, se donnant corps et âme à sa patrie et visiblement ayant un certain succès auprès de la gent masculine.

On laisse alors de côté Anya pour retrouver Bond dans une situation similaire, lui aussi étant appelé en mission. La scène qui s'en suit est alors classique mais efficace et nous ramène sur les traces d'OHMSS avec une poursuite sur les pistes enneigées du Mont Asgard (les mêmes décors auraient il été réutilisés pour Saint Seiya avec la saga éponyme ?) durant laquelle Moore tue le petit ami d’Anya, grâce à l'aide indirecte de Q.
Les acteurs skient, les balles fusent, les décors sont beaux et les méchants dégustent. On se dit que l'action est bien partie et qu'on peut se laisser aller à savourer (enfin !) son Bond sans arrière pensée.


Que nenni.


La cascade qui suit reste alors gratuite, spectaculaire et inattendue tout en étant magnifiquement filmée (quand on voit les bonus, on se dit que ce coup de pot est vraiment providentiel) : Bond saute en ski du haut du sommet pour dévoiler un magnifique parachute hommage à l'Union Jack, procédé que l'on retrouvera 30 ans plus tard dans Meurs un autre jour.


Le pré- générique commence seulement à s'annoncer mais le geek qui sommeille en chacun de nous est déjà sorti de son lit, prêt et fébrile, en attendant la suite.


On passera sur la présence de Moore au générique et sur les incompréhensibles sauts périlleux de ce dernier sur fond bleu pour s'attaquer directement aux qualités du film.


http://image.toutlecine.com/photos/e/s/p/espion-qui-m-aimait-77-07-g.jpgL’Espion qui m’aimait possède un autre avantage non négligeable dans son méchant de service : enfin un mégalomane, un vrai ! Terminé les délires stupides et tellement conventionnels de celui qui voulait devenir roi de la drogue, oubliées les revendications planétaires d’un Blofeld en mal de clones et bonjour à un méchant pas piqué des vers avec QG hors du commun et goût de luxe de rigueur.

 

D’ailleurs, même sa présentation est très soignée, entourée de tableaux de grands maîtres (c’est bien connu, tous les maîtres du monde en puissance sont de véritables esthètes , on se rappellera Dr No ou bien encore Blofeld et même Goldfinger qui érigeait l’or comme une œuvre à part entière), Stromberg reçoit deux scientifiques ayant travaillé pour lui, en compagnie de sa compagne, qu’il n’hésite pas à sacrifier devant eux, histoire de les mettre en garde du sort qui les attends en cas de trahison (ce qui nous laisse d’ailleurs un très bon passage en terme de suspense). Le fait que les deux gus se fassent exploser en hélicoptère reste bien évidemment accessoire.


On admirera au passage les tableaux qui remontent (parallèle avec Dr No pour les goûts artistiques), la piscine à requins perso (comme dans Opération Tonnerre), une fortune perso à disposition et une renommée dans son domaine (comme Goldfinger par exemple) … soit en fait un bad guy qui représente une véritable compilation de ce qui faisait le charme des autres mauvais garçons dans les derniers épisodes marquants. Il faut bien sûr rajouter à tout cela une touche de nouveauté, en en faisant un terroriste écologique. Le QG en lui-même est extrêmement marquant avec ce bâtiment futuriste qui est capable de s’immerger totalement et ce super tanker prodigieux capable de boulotter pas moins de 3 sous marins, équipage compris.


Il reste cependant dommage de clôturer ce portrait assez brillant par une fin plutôt bâclée, abattu froidement par Bond… une mort sans panache comparée à celle de Dr No ou de Goldfinger (je sais, on en revient toujours à eux, mais je n’y peux rien).


N’oublions pas Jaws. Ce cousin éloigné du kryptonien Non est une véritable trouvaille visuelle http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/cinema/news-cinema/le-compte-a-rebours-007-l-espion-qui-m-aimait-1437450/16333335-1-fre-FR/Le-compte-a-rebours-007-L-Espion-qui-m-aimait_portrait_w532.jpget graphique. Ces dents en acier sont une excellente façon de mettre à mort … bien qu’un peu dégueulasse quand même. De plus, le caractère increvable de ce titan (lors de l’explosion finale ou de la confrontation directe dans les pyramides contre un fourgon !) renforce l’aura mystérieuse qui l’entoure et la scène dans le train est elle aussi mémorable (encore une scène dans un espace clos, et qui plus est dans un train, à croire que cela va devenir un classique !)

 

Le fait qu’il soit silencieux le rend également beaucoup plus dangereux. Dommage que ce potentiel énorme soit gâché dans Moonraker.


Le film en lui-même est assez bien construit. On peut ainsi le diviser en 7 parties (oui, oui) que je vais aborder en filigrane.


La première partie est assez fraîche et nous permet d’assister à un véritable jeu du chat et de la souris entre agent russe et agent UK, à ceci près que les deux petites bêtes officient de concert avec les coups tordus que cela implique.

 

La course au microfilm se poursuit dans une seconde partie parmi les pyramides d’Egypte, entrecoupée de meurtres sauvages de la part de Jaws pour ensuite déboucher sur une entente « cordiale » entre services UK et soviétiques avec l’équivalent de M installé dans son propre bureau , en plein cœur d’une pyramide justement, ce qui, à défaut d’être crédible, a permis de montrer plusieurs plans très amusants dont un avec un Bond vraiment surpris de cette alliance.

 

Une troisième partie, plus succincte, confronte Anya et Bond, celle-ci découvrant que 007 est le meurtrier de son fiancé. La situation en elle-même était attendue mais cela apporte beaucoup plus de piquant à leur relation professionnelle … tout en amusant quelque peu Bond. Le film se poursuit avec la présentation véritable du méchant via une visite des deux agents à son quartier général amorçant de fait LA scène du film, avec la course poursuite en LOTUS.


http://oblikon.net/wp-content/uploads/Barbara-Bach_espion_qui_m_aimait.jpgAvec cette séquence, l’équipe des Bond a littéralement pété les plombs (avec le disjoncteur et l’usine EDF attenante). La voiture en elle-même, sorte de cousine éloignée de la Delorean chère à Marty McFly à déjà une gueule folle (on est en 1977 tout de même !) et sa présence sur la route pourrait s’apparenter à de la science fiction. La poursuite en elle-même commence de manière classique avec les deux agents en première position suivis de près par Jaws et ses copains (on pourra légitimement se demander comment ce dernier s’est débrouillé pour entrer dans la voiture, mais bon) qui finissent logiquement dans le décor. Bond pense alors s’en être tiré et c’est alors que surgit un hélicoptère qui reprend les hostilités avec à son bord une femme qui conduit à un plan incroyable , un échange d’œillade avec Bond qui de surcroît lui répond ! On se demande alors comment la petite Lotus va venir à bout de cet ennemi aérien, d’autant plus qu’elle se fait proprement mitrailler.


Là, il faut reconnaître que les scénaristes (et les techniciens) ont bien fait les choses. Habituellement, Q et consort se font un plaisir de nous expliquer par avance comment fonctionne les différents gadgets du film, mais pour fois, la surprise est totale ! Voir la Lotus défoncer volontairement le parapet pour couler à pic avant de se transformer en sous marin et pulvériser l’hélico avec un missile mer-air ! Bond reste avant tout un grand spectacle, et cette fois, il démontre cet état de fait avec brio. Et l’action ne s’arrête pas là car les plongeurs de feu le Spectre qui étaient au chômage depuis Opération Tonnerre reprennent du service et se font de nouveau jarcler par notre espion préféré.

Côté surenchère , le paquebot de Stromberg se fait un troisième sous marin , US cette fois, histoire d’avaler les trois grandes puissances .Mais si on regarde bien, deux sous marins seulement étaient nécessaires pour mener à bien son plan. Le troisième ne représente en fait qu’un rebondissement scénaristique uniquement présent pour amener le dit équipage US, parfait pendant à lui seul de l’habituel Felix Leiter.


Dans une 5ème et 6ème partie, Bond et Anya se font capturés (la belle affaire) , histoire de http://www.lesinrocks.com/wp-content/thumbnails/uploads/2013/01/espion-tt-width-604-height-436.jpgfaire jouer les antagonismes et d’avoir une confrontation Bond / Stromberg qui tourne court. S’en suit alors dans une dernière partie la prise générale du gros navire par les amerloques dans un remake assumé de la scène finale d’On ne vit que deux fois… remake assez réussi d’ailleurs, si ce n’est dans l’explosion finale de la porte en acier du QG avec une tête nucléaire récupérée avec beaucoup d’adresse.

 

En effet, Bond doit la retirer sans toucher les extrémités métalliques de la tête qui s’amuse avec un champ magnétique. Tout le monde retient son souffle bien sûr et 007 s’en tire sans mal. Le fait qu’on soit sur un bateau et que cela tiraille de toutes part et dans tous les coins, tout le monde s’en fout bien évidemment…. Quant aux retombées radioactives à long terme après exposition dans un espace clôt, pourquoi s’en soucier ?


Cela mis à part, ce Bond, et je pense que je l’aurais démontré, reste un excellent moment de la saga et après tout, ces quelques invraisemblances ne pèsent pas bien lourd devant un bon cru de 007 (il était temps, soit dit entre nous !).

 

 

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 04:48

Double programme aujourd'hui avec deux actioners bein ficelées. Enjoy!

 

15 minutes

 

15minutesFilm sorti à l'orée des tv réalités en France et concordant avec une apogée certaine de Niro au cinéma, ce " 15 minutes " représente en soi un bon divertissement bien qu'un poil caricatural avec ses méchants sortis de l'Est et sa tv vraiment trop accro au sensationnel. Mais il reste suffisamment d'action et de suspense dans ce métrage pour ne pas se surprendre à regarder sa montre.


De Niro pour une fois joue juste et ne cabotine pas dans son rôle de flic aguerri tandis que Burns parvient à tirer son épingle du jeu, surtout après le rebondissement inattendu en milieu de métrage (pour ceux qui n'auraient pas vu le film, je préfère ne pas tout gâcher évidemment).


Le final reste néanmoins un peu convenu dans son attitude : " je-ne-suis-pas-le-méchant-de-l'histoire-c'est-les médias-qui-m'ont-rendu-comme-ça " et son côté chemin initiatique pour Burns qui parvient enfin à maturité avant le générique de fin.


Il ne s'agit sûrement pas DU film à retenir côté policier pour ces dix dernières années mais il serait vraiment dommage de passer à côté (un peu comme Dark Blue avec Kurt Russel en somme).

 

 

 

 

 

 

5O° Fahrenheit

 

18603-50-degres-fahrenheit-150x200-1Film d'action sans prétention, 50° farenheit renoue avec les codes des films d'aventures à la Commando et autre Delta Force. Le binôme WASP / BLACK fonctionne encore et on suit sans ennuis les aventures de ce duo improbable. La scène d'ouverture reste marquante et l'affrontement final avec le bad guy tient ses promesses. Le but était de passer 90mn sans se prendre la tête. La mission est accomplie sans encombre.

Un bon divertissement rythmé et parsemé d'humour tenu par des acteurs jeunes mais convaincants.

 

 

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 00:11

http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20070703130652/memoryalpha/fr/images/d/dc/Deep_space_9_vortex.jpgEn pleine réussite télévisuelle avec la nouvelle génération, Braga and co se décident à lancer une nouvelle série pour les trekkies affamés. Le concept d'équipage lancé " vers l'inconnu, l'ultime frontière " fonctionne plutôt bien mais reste une idée éculée, fortement usitée dans The Original Serie (TOS) via 3 saisons (avec des épisodes fondateurs dans l'ensemble cohérents et intéressants) puis The Next Generation (TNG) se terminant malheureusement par un final riche en émotions .... dans le plan final (le final véritable aura lieu avec Nemesis
TNG vole donc tranquillement vers son épilogue final (qui reste malgré tout titanesque, ne serait ce que pour la coopération de trois Enterprise à différents points du temps dont un magnifique avec trois nacelles de distorsion) plutôt bien pensé et révélateur de l'extraordinaire cohérence de l'univers crée par Gene Roddenberry, alors que germe l'idée d'une nouvelle série.


Star Trek va alors réussir un tour de force en recyclant d'une part les meilleures idées des deux premières séries tout en prenant un contre-pied total avec le principe de vaisseau voguant dans les étoiles.


Des deux précédentes séries, on récupère un mélange de la fougue de Kirk et de la réflexion posée de Picard pour obtenir Ben Sisko. 1er capitaine black de la série (bien que Uhura était déjà en soi une avance considérable en son temps, source de surcroît du premier baiser interracial de l'histoire de la télévision).


Benjamin Sisko part d'office avec un background plutôt chargé en comparaison de seshttp://s.tf1.fr/mmdia/i/84/2/3935842tzxgz.jpg?v=1 illustres prédécesseurs. En effet, Picard et Kirk se sont dévoilés petit à petit au fur et à mesure des séries tv et des adaptations cinés (un passé français, des vignobles et un cœur artificiel doublé d'un clone pour l'un, un passé de tombeur mais aussi de rat de bibliothèque pour l'autre entraînant de fait un parfait négatif, Kirk et Picard étant opposés de caractère à la fois dans leur jeunesse et dans leur vie de commandement).


Sisko débute lui sa carrière de Commander dans le sang via la fameuse bataille de Wolf 359 déjà abordée dans TNG avec l'assimilation de Picard par le collectif Borg (si les non initiés ont laissé tombé à partir de ces lignes, je ne peux que trop leur conseiller de commencer leur baptême de Starfleet par le visionnage de l'excellent First Contact), bataille dans laquelle il perd sa femme et manque de perdre son fils.


On appréciera dans ce pilote la mise en évidence de moyens certains et d'une liberté de mise en scène, nous faisant vivre pour la seule et unique fois la destruction d'un bâtiment de Starfleet vu d'une capsule d'évacuation et par les yeux d'un rescapé ayant quasiment tout perdu. Mais l'intérêt de Sisko ne réside pas seulement dans ce bref historique. En effet, la prise de service de ce dernier en tant que Commander est fortement remise en question d'un côté par la présence de Picard sur DS9 (permettant accessoirement un passage de relais entre TNG et DS9 qui avait de toute manière été initiée dans la dernière saison de l'Enterprise avec une intervention non négligeable de Quark - Ce même Quark qui effectuera à son tour la transition avec la mésestimée Voyager dans un pilote peu passionnant pour une série qui se cherchera jusqu'à l'arrivée de Seven of Nine) et d'un autre côté par un rôle inédit , celui d'émissaire. L'aspect religieux est en effet une des pierres angulaires de ce nouveau pendant de Star Trek.


Jusqu'à maintenant, pour TOS, on relèvera bien évidemment les nombreuses allusions aux différentes pratiques vulcaines … à ceci près qu'il s'agissait autant de rites religieux que de rites initiatiques, voir biochimiques (le fameux Pon Farr).


http://images1.wikia.nocookie.net/__cb20060920143433/memoryalpha/en/images/6/64/DS9CrewSeason1.jpgPour TNG, tout l'aspect religieux reposera sur les épaules de Worf mais la foi klingonne ayant de fâcheuses tendances à se mêler de trop près à la politique , voire à de la forfanterie (cf. les épisodes basés sur le clone de Khalès), on ne pourra à proprement parler d'élément fort à part entière.


Pour DS9, ces éléments diffèrent quelque peu puisque Sisko va revêtir une valeur d'Emissaire, puis de prophète pour finir sous la dénomination d'élu et de sauveur. Les Prophètes eux mêmes , nonobstant la lutte de pouvoir à venir avec le Dominion, vont être le pilier scénaristique de bon nombre d'épisodes. Pour cette première saison d'initiation néanmoins, il n'en sera guère question, les différents arcs se concentrant sur la mise en place des différentes intrigues et relations entre personnages (le Dominion n'est même pas évoqué et les implications de la directive première vis à vis de l'implication de Sisko en tant que potentiel mentor religieux ne sont pas encore exploitées).


L'autre point positif de cette nouvelle série consiste à créer d'autres races tout à fait crédibles (les Fondateurs / Métamorphes en étant le meilleur exemple) tout en en faisant coexister d'anciennes créations déjà présentées dans TNG (les deux dernières saisons étant parfois uniquement tournées vers l'introduction de DS9) telles les Cardassiens (mémorable épisode double avec un Picard pris en otage par un David Warner en cardassien convaincant), les Bajorans (progressivement amenés via l'enseigne Ro Laren qui trahira magistralement la confiance de Picard pour un des finals d'épisodes de TNG les plus marquants) et les inénarrables Ferengis eux aussi initiés dans TNG (le premier Ferengi de l'histoire étant d'ailleurs lui aussi joué par Armin Shimerman, c'est-à-dire Quark mais aussi le Proviseur Snyder de Buffy contre les vampires et accessoirement un sorcier dans un épisode plutôt ennuyeux de Charmed) (si l'on excepte la digression d'Enterprise avec Archer) qui trouve ici une série où leur potentiel sera exploité au quasi maximum (évoluant entre comique assumé avec les épisodes mettant en scène la mère de Quark ou le Grand Nagus et le drame avec les implications à répétition de Quark dans le conflit inter-racial qui se profile pour les quatre dernières saisons).


http://www.mondesetranges.fr/IMG/jpg/Star_Trek_deep_space_nine_1.jpgLe bar de Quark étant un des points névralgiques de la station, on ne pourra qu'apprécier ses joutes avec Odo et son chemin initiatique vers une morale plus digne de Starfleet au fur et à mesure des saisons.


Une autre race bien connue du Commander Riker et du Dr Crusher fait elle aussi son come-back, il s'agit bien évidemment des Thrills via Jadzia Dax. Le personnage possède un riche passif (une demi douzaine de vies au bas mot) qui sera lui aussi source de nombreux épisodes marquants.


Reste évidemment les personnages isolés que sont le dr Bashir, à priori (à priori seulement) parangon de maladresse diplomatique avec ses collègues, le chef O'Brien qui représente le chaînon entre TNG et DS9 mais qui s'accomplira totalement dans cette série (il n'apparaît dans aucune des adaptations ciné, sûrement étouffé par l'aura d'un Laforge autrement aussi (voir plus) efficace que lui dans bien des situations).


Dans TNG, il jouait les persos occasionnels, toujours à l'affût d'un téléporteur en panne, puis il s'est étoffé avec une femme, puis une fille pour finalement faire partie intégrante de l'équipage.


Dans DS9, malgré un statut hiérarchique réduit (il suffit de regarder son grade) il appartient aux cercle des officiers supérieurs et il faut bien reconnaître que sans lui, la station serait sûrement tombée en miettes.


N'oublions pas bien sûr Odo, seul représentant de son espèce…en tant que métamorphe. Si l'on excepte celle de Star Trek VI - Terre Inconnue.


Pour le moment, un seul épisode sur ses origines, plutôt troubles. Nous reviendrons sur lui dans les saisons suivantes.


Ce premier chapitre (constitué seulement de 19 épisodes) installe donc les bases de la station, son passif cardassien et la récupération par Bajor sur fond de guerre. S'en suit une salve d'épisodes plus ou moins bien fichus via lesquels ressort quelque chose jusque là encore inexistant pour une jeune série : la cohésion entre les personnages existe dès le pilote. Pas besoin de chercher ses personnages principaux comme dans les premiers opus de TOS (où McCoy n'existait même pas) ou d'établir de force une connivence avec des persos crispants (TNG et son maudit Wesley Crusher ou comment un gosse mal fini parvient à sauver l'Enterprise de situations inextricables là où des pontes de la technologie fédérationniste comme Laforge ou data perdent leur latin).


DS9 possède un cercle d'une dizaine de visages principaux au passé parfaitement établihttp://www.dvdpascher.net/screen/dvd/6/6482_image2_big.jpg (même si couvert de zones d'ombres pour le moment), dont les relations vont tranquillement s'étoffer au fil du temps (Odo et le Major Kira (sur qui nous reviendrons dans la prochaine saison) , O'Brien et Bashir….) pour finir par exploser dans la fondation d'une grande famille. Le contexte géo-politique est lui aussi solide dans le triangle Fédération - Bajor - Cardassia et pour une fois, il ne sera nul besoin de faire appel aux borgs pour redoper l'audience (voir TNG et Enterprise voir même First Contact) ni même à Q (un seul épisode sur sept saisons !) puisque s'ajouteront le Dominion et Kronos en sis des Fondateurs (d'un autre côté , visuellement parlant, une alliance borg - klingons - fédération aurait eu une classe folle dans les nombreux affrontements spatiaux… dommage). C'est tout le quadrant alpha (via ses races majeures) qui sera représenté (à l'exception des Vulcains toutefois).


Prenez donc le temps d'une douche sonique, enfilez votre uniforme et préparez vous un Raktajino bien chaud avant de vous installer pour déguster l'entrée de ce qui révèlera être la série la plus mature de tout l'Univers Star trek.

 

 

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 05:02

Comme le cinéma, ce n'est pas que du squattage de salle (qu'elle soit publique ou avec plein de gens ou chez soi dans une chaleur feutrée et douillette) à grand renfort de blu ray et autres rondelles, je suis heureux de pouvoir vous signaler une manifestation plutôt sympathique et qui pemret d'élargir un petit peu ses propres horizons !

 

Banniere-fifma

 

2014 représente une année charnière pour le Festival du Film et Métiers d'Art puisqu'il étend pour la première fois son champ d’expression à l’ensemble des métiers d’art. Créé en 1998 par Ateliers d’Art de France, sous l’impulsion du céramiste Loul Combres, il célébrait l’argile puis le verre en images.

 

L’objectif de ce festival unique est de contribuer à développer la création et la diffusion de films issus du monde entier. Il stimule ainsi les échanges culturels et sensibilise le grand public à l’univers des métiers d’art.

 

Oh Willy

 

Oh Willy...©Beast Animation / Polaris / Il Luster / Vivement Lundi !  

 

Rebaptisé Festival International du Film Métiers d’Art, il propose pour sa neuvième édition une programmation riche d’une trentaine de films.

 

Huit thématiques interpellantes seront traitées : la transmission, la création contemporaine, les savoir-faire traditionnels dans le monde, les portraits d’artisans, les femmes dans les métiers d’art, l’histoire de l’art, le patrimoine et la politique. Autant de sujets qui, sous le sceau de la création, laisseront entrevoir la réalité des métiers d’art en France et à l’étranger. Car ce sont aussi plusieurs visions du monde qui viendront enrichir le propos.

 

Huit pays présenteront leur regard sur les métiers d’art : Belgique, Biélorussie, Canada, Corée, Etats-Unis, France, Inde et Pays-Bas.

 

C’est aussi la diversité des matières qui sera célébrée : verre, céramique, textile, papier, métal, cuir et bois .

 

Fibre et papier

Fibre et papier© Gérard Audias

 

La diversité des genres cinématographiques vient clôturer ce tryptique : des documentaires principalement mais aussi des fictions, des films expérimentaux ou encore des films d’animation prouveront l’intérêt des réalisateurs pour les métiers d’art et la création.

 

Cette année, Denis Chevalier, Directeur adjoint du MUCEM, Docteur en ethnologie et Conservateur en chef du patrimoine sera le Président du jury. Il récompensera au terme des 2 jours et demi de compétition, la créativité et l’originalité des œuvres cinématographiques qui lui seront proposées.

 

Ce festival se déroulera du 7 au 9 mars 2014 au Corum de Montpellier. Si vous êtes du coin, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

 

 

Et pour les plus intéressés, le lien sur lequel il faut cliquer : http://www.fifma.com/


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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 07:06

http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.legorafi.fr/wp-content/uploads/2012/09/Jurassic_park.jpg&sa=X&ei=NQYsUuvSNsaa1AWpvYHoDQ&ved=0CAkQ8wc&usg=AFQjCNFV858KEcSmMv2KnDDEBaBuqfgO0AEncore un exemple de livre adapté au cinéma, mais comparé au Da Vinci Code, la réussite était au rendez vous cette fois. Ce Jurassic Park reste une de mes meilleures expériences de cinéma. C’est par ce film que j’ai découvert Spielberg. Rigueur de mise en scène, capacité à instaurer une ambiance et à édulcorer les aléas scientifiques les plus rédhibitoires de manière à capter l’intention du public et suffisamment de scènes chocs pour marquer à jamais le spectateur.


Le plus incroyable dans ce film qui a ouvert les portes du 7ème art au effets spéciaux numériques à grande échelle (positif ou non, il faut admettre que le résultat est ici fantastique) reste que pour une durée de 120 minutes, on ne voit en tout et pour tout qu’un tout petit quart d’heure avec les dinosaures à l’écran.


Ce qui fait de ce film une expérience mémorable pour un gosse de 13 ans , c’est cette capacité à suggérer plus qu’à ne montrer (qui avait déjà fonctionné à plein avec Les dents de la Mer) et à surprendre. 

 

Passé le choc visuel du T-Rex et du Tricératops, on reste encore pris dans le métrage et onhttp://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://www.fanfootage.fr/wp-content/uploads/2013/04/Jurassic-Park-3D-critique-review-Steven-Spielberg.jpg&sa=X&ei=eAYsUrqaMejz0gXXk4DYAw&ved=0CAkQ8wc4HA&usg=AFQjCNFWeWcU_hq1nfgU0ZaI77P78glcUw sursaute lorsque le Raptor expire (je ne sais si le terme est juste) derrière le hublot de la porte de cuisine dans un silence de mort, et ce n’est qu’une scène prise au hasard. Jurassic Park appartient à cette famille des blockbusters qui ont dépassé leur condition première pour devenir des films à grands spectacles familiaux avec une fin certes heureuse mais qui réserve une part de réflexion. Du grand spectacle pour un film qui réussit à manier avec bonheur de nombreux genres et devenant un parangon de ce que l’on est en droit d’attendre lorsqu’on se rend dans une salle obscure.    

 

 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 02:33

affiche9ème opus des aventures de l’espion britannique, cet Homme au pistolet d’or peut se prévaloir de nombreux atouts en la personne de Christopher Lee, avec la prestation inspirée de Roger Moore ou bien encore via un superbe QG de bad guy sortant un peu de l’ordinaire, nonobstant bien évidemment la carcasse du Queen Elisabeth.


Il souffre néanmoins de nombreux défauts comme des JBG toujours inutiles, le retour de l’infâme shérif Pepper (le pire vilain de la franchise) , d’un scénario prétexte et peu crédible (malgré un contexte économique international touché de plein fouet par les crises pétrolières) et j’en passe.


Vous savez donc la couleur. Fan de cette mission passez votre chemin (ou prenez en plein le pif, c’est au choix).


Le film s’ouvre donc, une fois n’est pas coutume, non pas sur la dernière action surhumaine de Bond mais dans l’ambiance feutrée du QG de Scaramanga. Parti pris scénaristique intéressant en soi, puisque nous permettant de nous familiariser d’emblée avec le vilain de l’épisode et sur ses infrastructures (du moins en partie, toute la partie Sol –X restant à venir) ainsi que sur sa motivation première, une confrontation avec Bond. Notons au passage que pour un agent réputé secret, Bond est plutôt bien connu de tous, qu’il s’agisse de la police de Louisiane, de la CIA, ou bien encore des super vilains de la franchise. Scaramanga possède ni plus ni moins qu’un double de cire de l’agent 007 ! Le générique s’ouvre alors sur une ultime démonstration de l’habileté meurtrière de ce tueur à gage si particulier. Car Scaramanga n’a absolument rien à voir avec les précédents méchants. Dr No, Blofeld et consort appartenaient au Spectre tandis que Goldfinger et Stromberg n’étaient rien d’autre que des mégalos ayant quelques rêves de portée mondiale pour satisfaire leurs envies ou leurs ego.


Scaramanga n’est rien de tout cela, puisque proposant ses services au plus offrant, en tant que simple exécutant, le tout avec un certain raffinement. A priori, rien de bien excitant dans ce bref portrait. Et pourtant.

 

golden 1


Physiquement tout d’abord, Scaramanga tient la dragée haute à 007 : élancé et de grande taille, il est aussi très précieux dans ses déplacements. La manière de s’exprimer reste également bien élaborée, nonobstant un côté british lui aussi en parallèle avec 007. De plus, il est redoutablement efficace. Du personnage fade du roman, Christopher Lee a su donner une interprétation haute en couleur dans laquelle réside un des points forts de cette mission. Avec tous ces attributs, Scaramanga aurait pu devenir un espion redoutable. Ayant choisi les chemins de traverse, il va se révéler un véritable pendant maléfique de Bond, son âme damnée. Dans toutes les grandes franchises télévisuelles ou cinématographiques, le héros possède toujours une Némésis aux pouvoirs similaires.


On a pour l’exemple des opposés célèbres : Superman / Bizarro , Flash / Dr Zoom, Rocky / Appollo, Victor Newman / Jack Abbott, le grand Schtroumph / Gargamel, Starfleet / le collectif Borg  …..


Il n’y avait donc aucune raison qu’un Némésis de Bond ne soit porté à l’écran, d’autant plus que le MI :6 avait eu longuement droit au sien avec le Spectre.


golden 2Moore pour sa part s’en sort avec flegme et assurance et une fois encore, démontre qu’il possédait bien toutes les aptitudes à assumer le rôle de Bond. La VO est d’ailleurs à ce point de vue surprenante, apportant une couche supplémentaire de psychologie au personnage, le raffinement côtoyant avec bonheur la force tranquille du personnage et un humour pince sans rire sans cesse développé depuis Dr No. Excellent dans sa position envers les femmes, nécessairement froid lorsqu’il s’agit de leur soutirer des informations, ce qui peut à priori choquer venant de Moore, en particulier quand il passe à tabac (méthodiquement) Maud Adams pour savoir où se trouve Scaramanga. Profitez bien de ces quelques plans, car il a  été décidé par la suite de le montrer beaucoup moins violent dans ces situations, dixit les bonus de l’espion qui m’aimait .


Le personnage de Nick Nack est également une bonne trouvaille car on ne sait jamais s’il est réellement attaché à Scaramanga durant le film, semblant n’attendre qu’une chose, sa mort pour pouvoir hériter du complexe de ce dernier. Même lors de l’affrontement final sur la jonque, on ne sait s’il essaie de  tuer Bond pour venger son défunt maître ou parce qu’i a tout perdu dans l’explosion du QG. Ce moment précis mis à part, force est de reconnaître que ses interventions sont toujours savoureuses, apportant un peu de sel à l’action, en particulier lors de l’exécution du pré-générique. Ce sidekick est d’autant plus méritant qu’il est toujours de bon conseil et qu’il permet des ressorts scénaristiques intéressants comme lors du match de kickboxing.


golden 3Les JBG, malheureusement ternissent l’ensemble de ce casting choisi. Bonne Nuit est confondante de banalité et aurait plutôt tendance  à crisper le spectateur qui se croirait pour un peu revenu au temps des Diamants sont éternels avec cette cousine cachée de Jill St John. On peut au passage se demander quels sont les critères d’évaluation d’entrée au MI :6…. Maladresse, manque d’à propos, étourderie, un autre Némésis parfait de Bond …. Dans la crétinerie. Et ce n’est pas Maud Adams, JBG du vilain, histoire que l’opposition Lee / Moore soit complète, qui relèvera le niveau. Qu’il s’agisse des scènes avec Scaramanga (à dominance fortement phallique avec le golden gun, ce qui est en soi assez osé quand à la considération de ce dernier sur les femmes, nous ramenant directement à Dr No sur le sujet et faisant fi des avancées considérables amorcées avec Pussy Galore et Tracy) ou avec Moore (le pistolet sous la douche, mais bien sûr) , elle échoue sur toute la ligne et le spectateur lambda ne l’appréciera à sa juste valeur que dans une scène unique, celle de sa mort.


Tout Bond qui se respecte doit se démarquer avec une cascade ou une scène mémorable. L’Espion qui m’aimait avait la scène du parachute, Dr No avait Ursula Andress (jouer une jolie potiche n’est pas aussi évident que ça quand on y réfléchit bien) , Bons Baisers de Russie avait la scène du train ou bien encore la mort de son faux Bond, Goldfinger était en soi mémorable, Opération Tonnerre avec le Disco Volente répondait aussi à l’appel et Ohmss avec la mort de Mme Bond avait placé la barre très haut (d’ailleurs, annonce pour tous pour les réactions un peu plus bas, quelle est votre scène préférée des 10 premiers Bond de la franchise ? Une seule réponse et une seule scène par participants, svp !).


L’homme au pistolet d’Or se démarque par sa scène de cascade en voiture. Réalisée en une seule prise par un cascadeur n’ayant jamais effectué une telle prouesse et avec l’assistance d’ordinateurs, on ne peut que rester pantois devant tant de maestria. Las, Hamilton n’a rien trouvé de mieux que d’y apporter un bruitage totalement grotesque, mettant à mal le risque qui a été pris. L’écoeurement est alors total. Il aurait été grandement judicieux de laisser une bande son vierge avant de redémarrer aussitôt avec la composition de Barry (aux commandes qui plus est lors de cet épisode).


golden 4Les décors sont assez marquants dans cet opus. Le QG de Scaramanga en tête bien sûr, véritable amalgame (réussi) de tout ce qu’on avait vu avant. Les clins d’œil aux autres opus sont évidents et je ne vous ferais pas la gageure de les énumérer ici sous peine d’être taxé de longueurs interminables et de référencement multiple . Le Queen Elisabeth est de son côté tout aussi remarquable comme QG temporaire du Mi :6. On appréciera les angles particuliers de la caméra pour donner un semblant de normalité à ce décor aux lignes de forces tout en diagonale. Assez déroutant de prime abord, il permet d’apprécier l’énorme machinerie  se trouvant à tout moment derrière 007.


Le seul gros point noir de ce film , car il en faut un, vient de son scénario. Sous prétexte d’une crise économico-énergétique (Bond ayant toujours collé au contexte géo-politique de son époque), le spectateur est embrigadé dans la recherche d’un élément mystérieux, le Sol-X, capable de maîtriser l’énergie solaire. On y croit pas une seconde, d’autant qu’au final, ce « grand héritage » local (les fans des cités d’or apprécieront) est relégué aux oubliettes, disparaissant même complètement des préoccupations finales de Bond (qui pense quand même à le mettre dans sa chemise avant de se carapater sur la jonque avec sa copine du jour).

 

Pour mettre en place un affrontement basique entre le bon et le truand (l’olmec Nick Nack pouvant officier dans le rôle de la brute….), il existait sans doute des moyens moins tarabiscotés. Ce qui laisse une impression générale de vacuité. Que retenir de ce Bond à la fin de la séance ? De jolies filles ? Certes, mais sans cervelle. Un enjeu planétaire ? Possible, mais avec le temps, on l’oublie vite. Des gadgets mémorables ? Je ne vois pas lesquels (ce qui tend à démontrer que l’utilisation outrancière des ces derniers, tant décriée, n’est pas encore de mise). Un bad guy d’exception ? Las, Lee a fait fort.


L’homme au pistolet d’Or aurait pu être un grand Bond. Ce n’est pas pour autant un Bond mineur, à la rigueur un Bond de Transition entre l’horrible Vivre et laisser Mourir et l’excellent Espion qui m’aimait. On appréciera d’autant plus qu’Hamilton passe le relais la fois suivante, car sincèrement, vous imaginez, vous, le sheriff Pepper sauvant le monde en détruisant les trois sous marins de Stromberg ?      

 

 

                      
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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 04:38

Espion amateur

 

http://img.bd-sanctuary.com/cis/big/espion-amateur-film-2500.jpgCe film de Jackie Chan commençait plutôt mal. Rarement scène d’exposition dans l’un de ses films aura été aussi peu intéressante et surtout aussi confuse.

 

D’habitude, on s’attache tout de suite aux personnages de cet acteur cartoonesque et on part avec lui dans des aventures un peu folles.


Las, ici, après 45mn de film, on est toujours entre deux eaux avec trafic de drogue, la jeune perdue à sauver, un méchant stéréotypé, le tout sur fond d’héritage tordu.

Néanmoins, passé ce cap, accrochez vous car l’intrigue se justifie alors en une poignée de secondes et on part dans un final d’une demi-heure explosive sans effets spéciaux et tourné à l’ancienne. L’action est si dense qu’elle équivaut à elle seule à celle d’un métrage américain de type Destination finale 3 dans son entier.

Le bouquet explosif de la citerne en feu justifie à lui seul l’achat de ce dvd.

Une seule question demeure toutefois : qui sont les gens qui ont posé avec Jackie sur la jaquette ? On ne les voit pas dans le film ! Les avions de chasse non plus d’ailleurs…

 

 

 

 

 

 

Le grand défi

 

http://i2.cdscdn.com/pdt2/9/9/0/1/700x700/8717438132990/rw/dvd-le-grand-defi.jpgUne histoire de sport universitaire agréable sur fond de bluette et de découverte de soi. Mélange intéressant mais qui sans Dennis Hopper et Gene Hackman n'aurait même pas eu les honneurs d'une sortie dvd.


Les acteurs sont donc convaincants, ce qui reste une force face à une histoire prévisible en diable basée sur le style "la victoire de ceux qu'on attendait pas". De quoi passer un moment agréable pour se vider la tête qui justement ne gardera pas beaucoup de souvenir de la projection.

Dommage.

D'un autre côté, en faveur du film, le sujet a tellement été adapté en série Tv et autre tvfilms de m6 en milieu d'après midi qu'on ne peut que réfréner un ou deux bâillements...

 

 

 

 

 


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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 09:17

J’ai été tagué ... Je ne pensais pas que j'y aurais droit un jour mais tout arrive! Je ne sais pas si je dois remercier Balmung pour ça mais la vengeance pourrait bien être terrible ! Mais à force d'intervenir dans ces pages, j'aurais dû m'y attendre.

La loi du tag étant ce qu'elle est , et même si je n'affectionne pas le principe des chaînes, je vais suivre pour une fois. Mais une fois fois n'est pas coutume, loin de là!   

 

 

Les règles sont assez simples. Elles sont résumées ainsi :

Voici les règles auxquelles tu devras te plier :
1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné, te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce Tag sur ton blog tu feras ... 
-> Surpris j'ai été, c'est certain. Vu que j'ai l'élégance du héron boiteux sur une livre deu beurre qaund j'esquisse un pas de marche, on dira que j'ai squizzé le pas de gigue, hein? Pour ce qui est du logo, j'ai sacrifié à la tradition. 
2. Pour remercier celui qui t’a désigné, un petit texte tu rédigeras.
-> done. 
3. Puis, les 10 internautes les plus bavards sur ton blog tu nommeras.
-> Dur pour le coup, je n'ai hélas pas tant d'audience! 
5. Les prévenir (sur leur blog) de ton méfait tu devras. 
-> c'est que ça devient pénible leur truc là! 
6. Faire ce tag UNE SEULE FOIS tu pourras.
-> Je suis condamné pour le coup là! 

Quand je regarde l'historique des commentaires de ce blog, je dois bien reconnaître qu'il n'y a pas grand monde à part les quelques fidèles du départ que je remercie chaleureusement. Faut croire que je n'attire pas grand monde (Un bien ? Un mal? Allez savoir!) ou il faut que me remette en question.... Et que je n'hésite pas à tailler dans le gras de certains films surestimés comme le font Cerberus et l'Odieux Connard

Je vais y réfléchir en tous cas. J'ai déjà stoppé la rubrique "Mes derniers achats" car après réflexion, je trouvais cela assez narcissique (et faire l'inventaire de ce que l'on achète , c'est pas très futé vis à vis de certaines personnes mal intentionnées ....) 

 

La règle étant que l'on ne peut retager son taggeur, Balmung, je ne peux pas repasser sur ton mur, pour les autres ils découvriront bien assez vite les dégâts sur leurs murs , niark niark! 

 

Allez, bonne semaine à tous! 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 05:47

http://fr.web.img6.acsta.net/r_160_240/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/35/19/79/18373133.jpg

Ce film est un cas vraiment spécial. Fan de paradoxes temporels (si on peut parler ainsi de ses voyages dans le temps, puisqu’en fait, Ashton Kutcher, semble surtout revenir dans la passé par l’esprit, pour prendre possession de son moi enfant, le corps restant lui ancré dans la réalité du moment) son scénario alambiqué m’a d’abord perdu avant de me séduire pour de bon. Tant de pérégrinations basées sur le thème du « Et si… » cher à Marvel Comics fut un temps lointain ont mis mes méninges à rude épreuve, ne serait ce que pour faire la corrélation entre tous les passés, présents et futurs du personnage principal. L’histoire se tient de bout en bout et il reste incroyable de voir à quel point une simple phrase peut être lourde de conséquence (pour l’exemple, le passage dans la cave avec le père pédophile). Ce qui reste formidable, c’est que le moindre détail du film à son importance et que le tout s’imbrique au final parfaitement. Ne serait ce que les problèmes évoqués par son institutrice au début du film qui trouvent une explication environ ¾ d’heure plus tard.


Dans sa quête d’Amy Smart, le héros passe par toutes les étapes possibles (et elle aussi, dehttp://www.quebecwarez.com/upload_dvd/237/effet-papillon-2004-04-g.jpg bonne élève à pute, en fait, il n’y a qu’un pas ; de plus, les acteurs sont tous excellents dans leurs multiples interprétations de leurs personnages.) : son bonheur au détriment de celui de la fille, le bonheur de la fille au détriment du sien, une tentative de faire de son frère quelqu’un de bien ou au contraire de la laisser tomber totalement et le voilà avec les bras en moins, ou bien encore interné dans une prison avec cellule sur vue de militants nazis. Au final, nous sommes crevés de le suivre et lui en sort grandi en faisant la seule chose qui lui reste à faire, la sacrifier pour que chacun puisse mener à bien sa propre vie.


Un superbe voyage initiatique pour aller au bout de ses limites (du moins, celles d’Ashton), sans temps mort et l’esprit flottant sur sa propre condition et sur certains choix que l’on pourrait regretter lorsqu’apparaît le mot fin. Le premier film du classement à voir pour ce qu’il est réellement : un putain de bon moment avec ce qui ne gâche rien, des effets spéciaux pour une fois réduit au minimum syndical (excepté pour les transitions de réalité, il n’y en a pas d’autre).

 

 

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 05:41

http://swesub.tv/uploads/images/81260.pngPaul Anderson est un tâcheron qui pourrit tout ce qu’il touche dans le monde du je-transpose-à-l’écran-un-jeu-culte-qui-devient-une-bouse. Je sais. Mais j’adore son Mortal Kombat. L’adaptation est fidèle au premiers opus consoles et même sans cela, le film se laisse voir sans aucun problème du moment qu’on le considère au second degré.


Christophe Lambert en Highlander sur le retour (immortalité et éclair plein les yeux sont son lot quotidien) qui rigole à des vannes débiles, des « méchants ninjas» identiques à une couleur près et un enjeu débile qui convient mieux à un Sangoku en mal de Dr Géro. N’oublions pas un empereur omnipotent depuis x générations qu’on ne voit que 15 secondes (vu ce que le deuxième volet a donné, c’est pas un mal finalement) et un reptile numérique qui rendrait le T-rex de Toy Story 1 digne d’essayer le casting du 1er Jurassic Park et la boucle est bouclée. D’un autre côté, on a quand même un Goro rudement bien fait et sans ordinateur, des combats plaisants à voir et rappelant furieusement les fatalités de leurs collègues Midway (ce serait le comble quand même !) et certains acteurs qui sont les copies conformes de leurs personnages de jeu (Liu kang-Robin Shou mais aussi Johnny Cage, Sonya Blade et Kano).


Pour ne rien gâter, Cary-Hiroyuki Tagawa cabotine au possible dans le rôle du sorcier superfort qui meurt connement à la fin (et qu’on ne reverra plus ensuite, dommage). Le film idéal en fait quand on rentre le soir et qu’on ne veut pas se prendre la tête. Nanar, oui , mais qui s’assume (Mortal Kombat II se la jouait trop sérieux avec un Brian Thompson sous ou sur employé, au choix) .


De plus, écouter le générique en 5.1 à plein régime, ça redonne toujours un coup de fouet (et ça emmerde le voisinage, ce qui n’est pas plus mal par moments.

 

 

 

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