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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 11:45

Dans la masse des films que j'ai pu voir jusqu'à présent, certains m'ont semblés être une bonne idée de visionnage. Casting intéressant, histoire ambitieuse ou atypique, de quoi titiller ma curiosité. Pour un final assez décevant ou au mieux mitigé. Si vous partagez mes goûts en matière de cinéma, voici une dizaine de métrages à éviter.

 

 

Superman IV The quest for peace

 

Superman IVSuperman IV est plus une parenthèse qu'un film véritable dans la saga de l'homme d'acier mais vaut le coup d'œil. Il faut quand même avoir une bonne paire de corones pour saborder ainsi le mythe américain par excellence. Le scénario de base était pourtant digne d'un bon comics : le méchant, sa némesis et le bad guy intermédiaire qui donne du fil à retordre. Las, pour ce genre de film, l'équipe de prod du moment a négligé un détail d'importance, le budget sfx ! Un film avec Superman qui ne possède qu'un seul et unique plan de vol du héros collant (idem d'ailleurs pour Nuclear Man) ne peut prétendre rameuter les foules. Il faut être un tantinet sérieux. Idem pour l'idée de reprise du secret dévoilé à Lois pour repêcher le plan drague au dessus de la ville du premier opus (mais ici lamentablement exécuté au point que les deux tourtereaux passent littéralement à travers un pont sans sourciller, merci l'incrustation) . Certaines situations frôlent même le ridicule. Que dire de Miss Hemingway dans les bras de Reeve au dessus de la stratosphère, sans masque ou autre pour survivre dans le froid spatial ? D'un autre côté, c'est justement cet aspect un peu cheap qui fait le charme rétro de cette adaptation. Pour ceux qui ont le coffret, le visionnage s'imposera de lui même. Je doute cependant que d'autres se hasardent à l'acheter en single édition. Mais bon, quand on aime les couleurs primaires …..

 

History of violence

 

History of ViolenceUn exemple parfait du film à la publicité et aux bandes annonces alléchantes et qui se révèle être un pétard mouillé. L'histoire de base, à savoir un ancien "pas bô" ayant fui sa vie première pour s'en construire une autre de toutes pièces, était intéressante mais le sujet a été extraordinairement mal traité : situations ridicules, vendetta absurde de Ed Harris qui n'a jamais autant cabotiné. Quelques scènes à sauver de ce naufrage : la confrontation avec Hurt et la scène du supermarché. Sinon, entre le fils timide qui s'assume lorsqu'il n'a plus le choix, la femme pénible à souhait qui se balade la nuit de manière gratuite et Mortensen qui sous joue comme pas possible, passez votre chemin.

 

 

 

  Wishmaster III

 

Wishmaster IIIWishmaster 1er du nom était parvenu à m’étonner. Il faut bien dire que Craven, en creusant l’idée d’un Boogeyman aux réels pouvoirs démoniaques avait fait fort. La mythologie était bien construite, les enjeux étaient simples et sujets à de nombreux plans gorement sympathiques. L’acteur principal choisi alors était de plus charismatique, avec ou sans maquillage, ce qui ne gâchait rien. La recette avait si bien fonctionné qu’une seconde couche fut passée avec sensiblement la même équipe artistique pour un résultat sympathique à défaut d’être efficace.
C’est donc le cœur en joie que l’amateur de série B qui sommeille en moi à décider de s’offrir le 3ème et le 4ème opus d’un seul coup. Las, bien que les éléments de base soient présents (la pétasse blonde ou brune bonne à rien et qui ne trouve qu’à la fin du film le courage par delà l’amuuuuuuuuur de tuer le méchant, la pierre de feu…..) mais extrêmement mal mis en scène faute à un budget suffisant. Ne nous leurrons pas , quand nous regardons un Wishmaster, c’est simplement parce que l’on souhaite (le vilain mot) assister à un véritable délire visuel au niveau des dits vœux. Le premier volume avait placé la barre assez haut dans le genre avec une fête virant à l’enfer et autres gardiens de musées pulvérisés sur place.
Ici, les vœux sont d’une banalité confondante et amenés de manières tarabiscotées (le fameux empale moi suite à un doigt d’honneur se transformera en joyeux porte manteau sur une tête de minotaure (en plastique, pas de quoi se relever la nuit) pour simplement atteindre le quota de base. Une seule idée toutefois surnage , et elle de taille. L’héroïne, au lieu de jouer les malignes avec un souhait mieux réfléchi que les précédents va faire appel à un allié inattendu pour obtenir un artefact digne de tuer le Djinn lui-même. Néanmoins, visuellement parlant, ce pauvre Michel (l’archange, excusez du peu) ne tient pas ses promesses, la faute peut être à un casting douteux. On reste malgré tout à des lieux du massacre des suites de Warlock et de Hurlements ….

 

Driven

 

DrivenFilm machiste pour enjeux risibles. Le film pourrait se résumer par l'affrontement de deux poulets dans une basse cour remplis de vieux coqs pour une poule qui n'en vaut pas la peine de toute manière, sur fond de domination de la gamelle à grains de blé.
Stallone fait ce qu'il peut pour sauver le film du naufrage et bourdonne à tout va, endossant un rôle reprenant un peu de Rocky et de toutes ses autres bonnes prestations et la fin moralisatrice en diable n'arrangera rien (tout le monde il est beau et les méchants, bah, ils ont un bon fond quand même!) Reste de belles courses et une poursuite de nuit vraiment magnifique. Dans la même veine, regardez Jours de Tonnerre, qui reste le polycop de base de référence... ou lisez un bon livre, genre l'Assassin royal.


Je suis une légende

 

Je suis une légendeLégende : (1)récit à caractère merveilleux où les faits historiques sont transformés par l'imagination populaire ou par l'invention poétique - (2)Histoire déformée et embellie par l'imagination.

Voilà la définition du Larousse . Partant de ce point de vue inhabituel , on ne peut qu'être d'accord sur le principe, l'histoire nous étant proposée finissant par rentrer dans les livres d'histoire. On laissera de côté l'imagination populaire (tout le monde ou presque est mort)et on s'en tiendra à la version "déformée de la réalité". Comment peut on concevoir une seule minute qu'un homme , qui perd ses repères imaginaires en trois jours (les mannequins disséminés un peu partout), son chien et seul référent / confident et une partie de sa motricité sans compter sa vie (ce n'est pas un scoop vu le titre)ait pu survivre trois ans dans une ville où les habitants sont bouffés par un virus mutagène et où végétation et animaux ont repris leurs droits ?Et puis, je regrette, tous ces lions et toutes ces gazelles, ils sortent d'où? Je veux bien que le zoo local se soit fait la belle , mais se reproduire à une telle vitesse... et les protections que Will Smith a installé sur sa maison ? Il est militaire de carrière , scientifique et McGyver aussi? Autant de casquette sur un seul homme.... Plus drôle encore, quand il menace le lion d'un fusil et que son chien aboie sur ce dernier, les lions ne bougent pas. Bien sûr...

Rajoutons à cela le fait que la jeune femme et son gosse débarquent comme ça à l'improviste et vienne sauver Will de la nuit alors qu'il est attaqué par une meute de mutants et que quelques minutes plus tard elle se cache sous la table quand un d'entre eux pénètre dans la maison .... C'est sûr que comme déformation de la réalité, ça s'impose là! Ce film , court qui plus est, bénéficie d'effets spéciaux bâclés (pour les chiens et les zombies, mieux vaut encore se tourner vers Resident Evil voire même Buffy!) et d'une mythologie extrêmement mal mise en place. La mise en scène est poussive à l'extrême et les rebondissements sont téléphonés à des km avec deux pots de yaourt et du fil. Une chose reste à sauver et augure du meilleur : la prestation de Smith qui joue avec une véritable palette d'émotion tout en suscitant énormément d'empathie lorsqu'il se retrouve avec son chien suite à l'attaque de nuit.

 

La voix des morts

 

La voix des mortsLe sujet de ce film avait vraiment de quoi réjouir même le plus réfractaires aux phénomènes paranormaux. Un tel sujet n'avait de plus guère été traité au cinéma (comparé aux fantômes, monstres et autres possessions, je défie quiconque de me sortir plus de 5 films sur ce sujet particulier).Le casting était astucieux. Keaton a été capable du meilleur (Batman, Beetlejuice, l'Enjeu) et du pire (Le retour de la Coccinelle, Jack Frost...)durant sa longue carrière et il possédait le potentiel voulu pour donner un épaisseur supplémentaire au film. La bande annonce et les affiche de l'époque étaient également très bien conçues : des panneaux de 3x2m avec une image neigeuse sur laquelle se dessine un visage avait tout de même un impact non négligeable. Malheureusement, le film malgré quelques points (très rares) positifs, n'en finit pas de s'embourber dans un univers mal défini aux bad guys franchement téléphonés et pas plus inquiétant que ma grand mère buvant un chocolat devant les feux de l'amour. (Non, elle ne fait pas peur, j'insiste). Keaton , une fois de plus, surjoue à outrance et la sous histoire d'amour à travers la moooooooooooort ne fait pas vibrer pour un sou.
Résultat, soit vous allez au bout du visionnage (car comme moi, même quand vous vous offrez un navet, vous ne voulez pas avoir perdu 3 euros pour rien), soit vous arrêtez au bout de 30mn.

 

 

Le kid de Cincinatti


KidL'histoire est simple au possible: des joueurs , un tournoi off, un gros enjeu et des acteurs qui donnent le minimum syndical. McQueen s'en sort bien (heureusement, c'est la tête d'affiche!) mais le gros problème reste que le métrage ressemble à une énorme introduction de 90mn.
C'est le temps interminable qu'il faut pour commencer à s'attacher un tant soit peu aux personnages et quand le clap de fin retentit, on ressent un frustration vraiment gênante.
Pour ma part ,j'aurais aimé que le film se prolonge un tout petit peu de façon à assister à la descente dans l'incrédulité de McQueen. Bien évidemment, le film, lorsqu'il est consacré aux scènes de cartes est tout à fait fréquentable et dans ce métrage aux hormones mâles, c'est l'essentiel. Mais McQueen est le parangon des stéréotypes de l'homme fatal de l'époque et on doit donc se taper deux sous intrigues amoureuses lourdes au possible! Le film est alors plombé et perd le peu de panache qu'il possédait. Evidemment, dans le genre, certains me ressortiront que si on met vraiment en avant les parties de poker, on se retrouve avec un fallot "Shade, les maîtres du jeu" ou pire encore avec le sur estimé "Les joueurs". Soit. Je leur répondrai qu'avec un soupçon de folie, on obtient un... Maverick. Don't act.
NB: le film datant d'avant la sortie de Star Wars, on se tape d'entrée un générique interminable qui vous met déjà dans l'ambiance: petits moutons sautant et bûches de bois autocoupantes...

 

Mortal Kombat II


Mk 2Mortal Kombat du nom était un excellent divertissement ayant légitimement (oui,oui) sa place à côté de Vampire vous avez dit Vampire ou bien encore La folle journée de Ferris Bueller. Bon pop corn movie, il permettait de passer une soirée sympa , sans prise de tête, dans de merveilleux décors et en réussissant la gageure d'adapter avec bonheur la version jeu vidéo (le combat avec Scorpion ou celui avec Sub Zero restent des modèles du genre face à de palots Super Mario ou Double Dragon live). La présence de Christophe Lambert ajoutait de surcroît un plus non négligeable.Vu le succès en salle, il était évident qu'un second opus verrait le jour. Evident, oui. Légitime ? ….Bah, pas vraiment.
Le premier opus nous laissait avec un Shao Kahn fou de rage (et rudement bien fait au passage) s'invitant sur Terre pour imposer sa loi. Plan final de rigueur avec tous les survivants (Sonya, Liu kang, Johnny Cage et Rayden) prêts à en découdre une nouvelle fois. On pouvait alors s'attendre à un combat épique, au lieu de quoi on se retrouve avec une image saturée , des monstres de pacotille (issus pour la grande majorité de Mortal Kombat 3 en jeu vidéo et non de Mortal Kombat II) et en caoutchouc mousse (Shiva et Kintaro), un Shao Kahn affreusement mal adaptés et des enjeux beaucoup trop brouillons :un Rayden de troisième zone qui sacrifie son immortalité, des dieux premiers ridicules, une Sindel neurasthénique ou bien encore des métamorphoses franchement foirées de Liu Kang (Robin Shou reste excellent)et de Kahn dans un final grotesque.
L'exemple parfait d'une suite morte née avec des défauts évidents : cast original entièrement remplacé, sfx indignes de Photoshop et une absence de moyens cruels. Un des autres défauts majeurs reste l'indigence du scénario qui se contente d'aligner les combats 1 contre 1 dans l'espoir de présenter à l'écran un maximum de perso de la franchise. De fait, Jax affronte on ne sait trop comment les cyborgs tueurs, Sub Zero est famélique, Cage se fait tuer en un
coup et les effets grotesques du type je-suis-humain-à-la-base ne passent vraiment pas.
Pour le coup, c'est le spectateur qui n'a pas le droit à une friendship. ,

 

Warlock III

 

warlock IIIWarlock  était un petit film fantastique de série B pas piqué des hannetons. Avec une histoire se suffisant à elle même , on passait 90 mn de presque bonheur total avec un scénario sympa, une mythologie qui tenait la route, des sfx très ketchup et un bad guy plutôt réussi. On eu même droit, succès oblige, à une séquelle assez bien foutue. Las, dollar is dollar et on se retrouve avec avec ce troisième opus qui est à la franchise ce que American Buffallo est à Dustin Hoffman : une grosse tâche. Bruce Payne, vous savez, l'ancien videur de poulpes venu du fin fond de la Bavière (attention,les poulpes sont nos amis, c'est leur faire offense de les faire se vider par Bruce Payne) qui joue les méchants dans toutes les séries tv un brin fantastique (Charmed et consort) et qui a autant de charisme qu'un barreau de chaise rongé par les mites et laissé en pleine Amazonie pendant toute la période des pluies (dixit son autre chef d'œuvre : donjons et dragons sic)) est fidèle à son personnage : effacé avec les sourcils froncés. Le reste du cast a pourtant du mérite : les uns comme les autres (la garce brune, la garce blonde, les post ados débiles avec un corps de tablette Milka bien sûr) font tout ce qu'ils peuvent pour égaler sa performance et y arrive assez souvent. Le scénario est confondant de débilité, véritable métempsycose d'Hurlements II dans le domaine et pour ce qui est du gore, vous avez droit a une brune (même pas jolie) à moitié nue accrochée sur des crocs de boucher. Quand à l'affrontement final, Bob l'éponge s'en saurait mieux sorti. On aurait rien compris quand même mais on moins, on aurait ri. Si avec tout ça, vous achetez ce jardin potager, c'est qu'il n'y a plus beaucoup d'espoir pour vous, déjà futur abonné aux films de Chuck Norris dans sa période post Walker Texas Ranger.

 

 

Aime ton père

 

aime ton pèreVoir ensemble les deux Depardieu alors que le fils ne cessait à l'époque de casser du sucre sur le dos de son père , le tout appuyé par une actrice de qualité en la personne de Sylvie Testud , cela promettait un film logiquement intéressant. De plus, j'avais encore en mémoire l'excellente prestation de la belle dans Stupeur et Tremblements.
Las, après insertion et (douloureux) visionnage , je ressors un peu sceptique de cette entreprise. Le scénario en lui même, bien que basique, n'était pas trop casse tête (un fils kidnappe son père pour régler ses compte alors que ce dernier part recevoir un prix prestigieux de littérature…. La réalité n'est pas très éloignée), Les décors sont agréables, passant de grands complexes urbains à la simplicité d'une maison dans les bois. Le film est regardable jusqu'à la rencontre entre le père et le fils. Là , tout dérape et le spectateur commence à s'ennuyer ferme.
Le lien naturel existant entre les deux acteurs est sous exploité au possible et le film perd toute crédibilité. On se surprend rapidement à espérer qu'un poids lourd les percutent afin que Testud hérite du patrimoine et qu'on nous laisse enfin finir notre roupillon tranquille.
Je ne révélerai pas le retournement de situation final (si on peut l'appeler ainsi) qui sombre presque dans le grotesque. Evitez ce film. Pour pouvoir apprécier un drame familial (avec gamins abandonnés sur la route, œuvres paternelles détruites et autres enfances déçues) reportez vous sur , je ne sais pas , au hasard, sur l'adaptation manga de Rémi sans Famille. Au moins, il y a Vitalis et les chiens et Rémi n'est pas une tête à claques.

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 11:45

Il faut bien reconnaître, entre nous, que lorsque l’on prononce les mots « CINEMA » et « RING » devant un être normalement constitué, il ressort généralement trois métrages de références. Les plus âges penseront avec un bonheur certain à Raging Bull avec un hallucinant De Niro. Film classieux s’il en est sur l’ascension et la chute d’un boxeur de légende. Du moins cette dernière en est ressortie grandie après la projection sur grand écran, immortalisant en nous une époque révolue du noble art qui gardera à jamais une douce odeur surannée. Les plus jeunes se pencheront peut être vers Million Dollar Baby, mise en image par un Eastwood bénie par une Mnémosyne fidèle et laissant un arrière goût de sel au fond de la gorge. Le point commun et la force finalement de ces deux récits flamboyant réside dans une conception de la vie particulière qui utilise la boxe uniquement comme un support pour nous déballer deux destins (réels ou non, cela n’a guère d’importance aujourd’hui) et non pas comme un ressort dramatique à part entière. Le ring n’est alors qu’une allégorie de la vie où les succès se lient aux échecs dans une violence presque iconographique.

Néanmoins, sans se mentir et quelque soit la génération concernée (vu que la saga s’étende sur près de trente ans, il serait dur de faire autrement) , l’image qui nous frappera tous restera celle de Rocky Balboa luttant avec acharnement pour démontrer que sa vie à lui aussi mérite simplement d’être vécue et que personne au grand jamais ne peut dire de quelqu’un qu’il n’est rien. Tout un chacun a droit a sa chance, le tout c’est d’avoir la rage de la saisir et de prendre son destin en main. Les coups de Creed succèderont à ceux de Mister T ou de Dolph Lungren dans l’imaginaire collectif, la succès story de l’Etalon Italien devenant même un motif de propagande de paix à l’américaine un peu sommaire mais finalement sincère.

Tout cela pour toucher un mot de sujets connus de tous. Mais les films de boxe ou de ring ne peuvent se résumer à ces trois parangons du genre, la boxe ne pouvant se synthétiser par une salle de Las Vegas comportant deux lutteurs s’affrontant de manière chiche ou brutale devant un public composé en grande partie de gente masculine vivant à travers les coups donnés un exutoire à leurs propre frustrations testostéronées ou par un simple ring avec cordes et arbitre rayés de noir et blancs. Sur ce dossier, des centaines et des centaines d’exemples variants (ou déviants) au choix auraient pu être proposés , du space Super Nacho au plan séquence anthologique de Snake Eyes en passant par la série des Bloodsport et pourquoi pas dans une moindre mesure par les Street Fighter et autre Mortal Kombat ….

Car ce sport , bien qu’ayant permis l’émergence de ce qui sera qualifié (quand ce n’est déjà le cas) de chefs d’œuvres ou de pelloches cultes à également contribué à toute une production de séries B pas piquées des hannetons , sans compter les adaptations particulières dans le monde de l’animation (US, européenne et bien évidemment japonaise).

 

Mes scènes de ring reprendront donc la séquence finale d’Un seul deviendra Invincible mais s’attarderont aussi sur Naruto et Dragon Ball, mes estimés comparses ayant déjà pris soin de s’attarder sur d’autres extraits fameux.

 

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Un seul deviendra Invincible est un film au pitch assez basique : un champion du monde toutes catégories de boxe, Ving Rhames a dérapé avec une histoire secondaire de viol (tant sa place est minimaliste dans le scénario, il aurait tout aussi bien pu braquer une banque, cela aurait été du pareil au même) et est emprisonné dans un pénitentiaire qui comme par hasard organise deux fois par an une rencontre  de boxe entre pénitentiaires. Dans la dite prison se trouve Wesley Snipes , champion invaincu depuis dix ans.

 

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Tout le film n’est que prétexte à mener le spectateur à l’affrontement final qui reste lui aussi assez basique, bien que convenablement tourné par Walter Hill. Le premier prend l’avantage sur le second qui finit par trouver un second souffle jusqu’à un final assez prévisible. Néanmoins, l’intérêt de ce film et de sa scène de ring finale réside surtout dans les enjeux portés par les deux très bons acteurs. Au-delà de la victoire d’un moment, ce sont tous les deux leurs vies qu’ils mettent en jeu. Leur carrière sportive certes, mais surtout leurs motivations profondes. L’un est un champion incontesté sûr de lui, arrogant et n’ayant pas compris les conséquences de ses actes. L’autre est un champion oublié qui a eu le temps de méditer sur sa seule et unique erreur (il a tué l’amant de sa copine à coups de poings….) et arborant une philosophie particulière de la vie. Chaque coup échangé lors de ce combat demeure en fait l’affrontement de ces deux philosophies. Le résultat final, loin de laisser dubitatif permettra au spectateur de réfléchir un moment sur ce qu’est vraiment l’ « invincibilité », car en fait , qu’est ce qui compte vraiment ? 

 

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Le fait d’être universellement reconnu en tant que champion incontesté suite à de nombreux combats où seul le côté superficiel a de l’importance ou bien une victoire intimiste à un moment charnière de sa vie qui permet d’être en paix (enfin) avec soi-même, malgré une victoire qui aurait été reniée par tous un monde ? Faussement manichéen, ce duel au poing reste majeur dans sa manière de présenter la boxe qui n’est après tout qu’une remise en question permanente de soi, bien plus que dans tout autre sport, car ici, la moindre faiblesse se paye très chère, tant au niveau physique que psychologique. Un très bon moment donc, qui loin d’être un écho lointain de certains matchs à la Rocky en est en fait le parfait complément, celui de l’ombre.

  

Plus fun et moins métaphysique, j’aimerais aborder deux autres perles du genre. La première reste le manga Dragon Ball. Bien que ce soit surtout sa suite qui reste multi diffusée, la partie Zeta s’entend, il n’en demeure pas moins que San Goku a été un jeunot et pas seulement dans le dernier acte, the Grand Travel (GT).

 

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Avant de devenir un fourre tout intergalactique restant remarquablement cohérent, l’auteur rédigeant son œuvre au fur et à mesure, sans véritable plan, Dragon Ball a été avant tout un shonen parmi d’autre mettant en avant un garçon qui parviendra à maturité en traversant son lot d’épreuves et de rites initiatiques. Mais la plus grande innovation de Dragon Ball reste son aspect Budokaï, véritable articulation de la série permettant d’amener des personnages aussi fort que Piccolo Jr ou bien encore Ten Shin Han. Même DBZ reprendra ce canevas, que ce soit avec la mise en place des Malduchi et d’un Vegeta possédé  ou bien encore à travers le tournoi de l’autre monde et autre Cell Game. Mais ma préférence va néanmoins au tout premier de ces tournois, avec une affection particulière pour la finale opposant Goku à Tortue Géniale aka Jackie Choun. En une poignée d’épisodes, tout ce qu’il est humainement possible de faire faire à deux maîtres d’arts martiaux est abordé de manière comique (la technique de Drunken Master) ou dramatique (la métamorphose de Goku en Singe Géant pour la première fois, visuellement parlant, en public et qui paradoxalement ne posera pas de problème dans la suite des aventures de Goku and co , un enfant se transformant en singe étant perçu comme quelque chose de tout à fait normal par la populace locale !!). La force profonde ce match reste la puissance égale des deux adversaires qui vont rivaliser d’ingéniosité pour tenter de remporter l’avantage. Choun emploie une technique, Goku la copie aussitôt. Choun a recours a des subterfuges qu’un enfant de 10 ans ne peut connaître, Goku recours à la ruse tout en tournant son opposant en ridicule. Les coups pleuvent, les réparties fusent (la VO est irrésistible sur ce point) et lorsque tout semble perdu , un Kaméhaméha commun ne parvient pas à départager grand monde.

 

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Plus fort encore, le tout se prolonge jusqu’au soir et le retournement de situation précité entraîne la destruction partielle du ring et de la Lune accessoirement.  Dantesque, complètement fou (nous sommes dans les années 80 et tout ceci reste assez nouveau , au même titre que les affrontements multiples et variés de la périodes Gold Saint chez Saint Seiya, la meilleure à tout point de vue) et avec un final logique bien qu’imprévisible, Goku se battant même complètement nu, on ressort épuisé mais heureux d’une telle débauche d’idées qui seront encore magnifiées lors du tournoi suivant entre Goku et Ten Shin Han , l’innocence en moins , l’efficacité et l’expérience en plus. Un souvenir impérissable de scène de ring , assurément … qui trouvera sa relève avec le phénomène manga suivant, Naruto.

 

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Je ne ferais pas la gageure de présenter le bondissant blondinet à la vocation hockagienne aussi fortement implantée qu’un sapin dans un salon une veille de Noël, d’autant plus que ce n’est pas forcément lui qui m’intéresse, bien qu’à la réflexion, la première apparition maîtrisée de Kyuubi suite à la mort présumée de Sasuke aurait sa place ici. Après la démonstration de savoir faire de Dragon Ball, il aurait été difficile de reprendre le principe des tournois dans ce shonen. Qu’à cela ne tienne, le scénario est suffisamment solide dans les 150 premiers épisodes pour s’affranchir de cette limite afin de proposer des affrontements qui non seulement seront spectaculaires mais qui de plus se justifieront.  Evidemment, de tous ceux proposés, certains auraient bien vu l’affrontement entre l’Hockage et Orochimaru, ou bien celui entre Naruto et Neji et pourquoi pas celui permettant Kakashi de montrer pour la première toute la puissance de son Sharingan. Il est vrai que tous ces « matchs » d’adversaires à la puissance équivalente sont jubilatoires, mais restent néanmoins de simples combats.

 

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C’est pourquoi je clôturerais ma prose par la rencontre Gaara / Rock Lee. Sur le papier, on se retrouve avec d’un côté un personnage sans pitié, à la technique sableuse redoutable et aux techniques de combats uniques et maîtrisées à base de défense, d’attaque et de Chakra. Le must étant qu’il n’ait même pas besoin de se déplacer pour toucher son adversaire, le sable le faisant à sa place. De l’autre côté du tatami, on a l’inénarrable Rock Lee, drôle de gus au chara design un peu cheap mais bénéficiant d’un capital sympathie immense dès sa première apparition. Evidemment, ce dernier ne maîtrise pas les techniques ayant recours au chackra et ne peut se défendre qu’en combat rapproché. Autant dire que la balance pèse plus d’un côté que de l’autre.

 

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Reste qu’il faut tout de même garder à l’esprit qu’il s’agit d’un shonen et que Naruto bien que principal protagoniste n’est pas le seul a devoir faire ses preuves. Ce combat reste dans un premier temps un échauffement permettant de pouvoir enfin cerner convenablement les deux antagonistes pour ensuite attaquer une partie où le spectateur va être agréablement surpris par les résultats de l’entraînement de Lee qui ne sont d’ailleurs pas sans rappeler celui d’un certain Tortue Géniale. Commence alors le véritable match, où le plus fort cède du terrain sur celui qui était à priori le plus faible, le tout avant de reprendre l’avantage. Momentanément. Car par un retour de situation imprévisible et extraordinaire, le tout magnifié par un background musical euphorisant, c’est la forêt complète que va dévoiler ce qui n’était en apparence qu’un simple arbuste. Le ton change, le rythme devient effréné, les révélations sont lâchées avec une célérité insatiable par tous les héros du show et on retrouve un état d’excitation et de curiosité triomphante qui n’avait plus été éprouvée depuis la première vision de Star Wars IV, V et VI. Tout concorde ici à dépasser la condition première d’un simple constat de perdant et de vainqueur tant les enjeux deviennent brutalement vitaux pour Lee qui n’hésite pas à sacrifier son physique pour que son Nindo triomphe aux yeux de tous. Mieux encore, face à son nemesis intime de toujours, Neji, il dévoile ses secrets pour pouvoir imposer cette façon particulière de voir les choses, avec l’approbation de son mentor (alors que celui-ci doit affronter de son côté le jugement hâtif de Kakashi) . Le final est à la fois assez triste émotionnellement  pour les investissements de Lee qui paiera le tout au prix fort mais aussi extrêmement puissant pour tous ceux qui au-delà de ces quelques épisodes ont suivi l’aventure depuis le début. On en ressort aussi mélancolique qu’extatique et c’est là un aspect indéniable de ces quelques minutes qui donnent toutes leurs saveurs à cette chronique de ring.

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 11:15

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Cette série est un coup de foudre. J’ai profité d’une offre spéciale de la Warner sur ses séries phares pour acquérir le premier coffret. J’ai acheté les 4 autres en moins de 3 semaines et ai compulsé le tout en moins d’un mois et demi. C’est dire la qualité et le côté prenant du programme (bien que je ne me pose pas en indicateur de bon show)(et puis si après tout). Bien sûr, une intrigue reposant sur un scénario d’anticipation est chose courante. Citons évidemment le dinosaure qu’est Star trek et ses nombreux dérivés en la matière, dont le segment Deep Space Nine était diffusé en même temps que Babylon 5. Mais Babylon 5 revêt un caractère unique, son histoire a été écrite pour durer cinq ans et été déjà rédigée avant le premier coup de manivelle. Intégralement, dans ses moindres détails, ce qui donne une cohésion unique à l’ensemble que ne possède malheureusement pas son aînée. La nouvelle génération , Voyager, Classic et Deep Space Nine  possède leurs lots d’épisodes fascinants et bien foutus mais qui ne se suivent malheureusement pas dans leur continuité. Bien sûr, Roddenberry a conçu un univers cohérent que ses successeurs ont eu a cœur d’étoffer et de faire grandir, un peu comme le monde des comics Marvel où il n’est pas impossible que Wolwerine croise Daredevil (Strange n°188).

b6 6Mais il n’y a pas véritablement d’enjeu dramatique. En gros Kirk et Picard visite la galaxie en rencontrant des gentils et des méchants, les guerres trouvant une échappatoire dans des zones neutres et des différends diplomatiques. On peut penser à la guerre civile klingonne qui s’étale sur plusieurs saisons (où Denise Crosby réinvente la manière de jouer plusieurs rôles avec le même visage. On la retrouvera plus tard dans la série Lois et Clark en tant qu’infirmière de Luthor ou dans une adaptation de Stephen King, Simetierre il me semble) ou le combat fratricide en Data et Lore. Néanmoins, toutes ces intrigues ne touchent que deux ou trois épisodes et pas toujours à la suite. Rares sont aussi les évènements apportant des éléments tellement solides qu’il faille plusieurs scénarii consécutifs pour les traiter (à part les cliffhanger de fin de saison et un double épisode peu mémorable avec Spock ou encore un autre vraiment prenant cette fois ci avec David Warner en cardassien torturant Picard). Les tatillons objecteront que certains enjeux nécessitent sept saisons pour être résolus, vis-à-vis du procès de l’humanité mis en place par Q qui débute et termine à la fois cette saga télévisuelle. Star trek (que j’adore) permet de s’attacher aux personnages dans un sens positif (Data et sa quête d’humanité, la relation Picard-Crusher ou Riker-Troy, le besoin de Worf de s’intégrer dans un monde qui lui est propre, tâche difficile pour le transfuge involontaire qu’il représente, on citera aussi les fantasques guest stars que sont Lwaxanna (interprétée par Mme Roddenberry), Q (qui habitué à être Dieu se retrouve en fondateur dans Charmed sous le nom d’Odin, quitte à cumuler, autant le faire bien !) et les deux empereurs Klingons) ou négatif (rejoignez le comité anti Wesley Crusher , l’adresse est la même que celle des anti Jar Jar) et présente des scènes spatiales soignées à grand renfort de maquettes auxquelles on s’habitue.

Babylon 5 reprend tout ça , et en beaucoup mieux. Les SFX peuvent paraître désuets de nos jours face à des Star Warsb3 sans âmes (et qu’on en me parle pas du troisième opus ! Anakin est joué par un débile, Dark Vador est un playmobil non articulé, le grand Moff est un affreux copié collé faisant passer Cushing pour un mort vivant à peine sorti de son bidon de formol, les enjeux sont ridicules et l’hécatombe des Jedis est très ou trop convenue. Idem pour l’affreuse transformation en Morgan le Brulé de l’empereur, la mort insultante de Christopher Lee qui réussi l’exploit d’être encore plus bête que sur son scooter des sables dans le second opus, l’accouchement de Padmé est con à en pleurer, dénué de toute magie, de toute poésie et Vador se mettant en colère et bousillant les installations médicales me fait encore taper sur la cuisse tellement c’est mal fait. On passera sur la présence absurde malgré une idée de départ originale, d’un général droïd maniant les sabres lasers comme des pâles d’hélicoptère… j’arrête là car je dois m’en tenir à Babylon 5 mais tout le monde comprendra que je déteste cette nouvelle trilogie et je me fiche complètement que cela déplaise!) mais on s’y fait remarquablement vite, vu la densité de l’histoire et des combats.

L’aspect le plus fort de ce chef d’œuvre tient aussi dans ses personnages. Chacun passant au départ pour ce qu’il n’est pas et se transformant tout au long des 30 rondelles atteignant des sommets dramatiques et inattendus. Le coffret 1 pose les bases sous le titre de Symboles et présages (le titre lui-même de chaque coffret , présenté comme une intro pour la saison 1, le développement pour les saisons 2,3 et 4 et enfin la conclusion pour l’ultime coffret n°5 démontre si besoin est l’intégrité et la construction ordonnée d’une saga dont il ne faut manquer aucun épisodes) et accroche le spectateur lambda en moins d’une dizaines d’épisodes.

C’est alors parti pour assimiler un monde nouveau constitué de minbarris, de narns, de centauri, d’humains, de pacmaras et de tant d’autres !
Les héros comme Sinclair sont soumis à rude épreuve pour assumer leur destin (retournement de situation incroyable pour lui qui ne nous sera dévoilé que deux saisons plus tard, c’est dire la consistance de la chose !), les adjuvants comme Garibaldi, Delenn, Lennier, Cotto, Franklin, Na’Toth prenent prennent peu à peu toute leur ampleur pour les saisons à venir.
b5 5La haine viscérale entre Londo et G’kar va représenter à elle seule l’un des fils directeurs majeurs en parallèle avec la présence d’un ennemi séculaire Les ombres. Enfin citons Bester qui apporte avec lui un autre morceau du puzzle avec le mystérieux corps Psy, véritable caste humaine honnie par les humains par peur de la différence et de la violation de leur vie via télépathie (on est loin de la tolérance de xavier dans les X Men)

Ces 22 épisodes parfois un peu lent, force est de l’admettre, sont indispensables pour comprendre la suite des évènements, surtout que certains points à peine abordés trouveront leur finalité dans la saison 5 et pas avant.

On notera au passage la présence d’une bonne partie du cast de Star Trek toutes séries confondues dans cette série : Koening en tête, acteur particulièrement doué pour doner le change dans le sadisme et la vilenie démontrant que Chekov n’est pas tout dans sa vie, mais aussi Majel Barret-Roddenberry qui interprète une pierre de plus dans le parcours chaotique de Lando, Dwight Shultz , mémorable Brocoli de La Nouvelle Génération ou encore le doubleur français de Riker qui se retrouve à prendre la parole d’un des persos majeurs de la saison 3et 4, Marcus . On peut aussi signaler dans un épisode le valet de la Famille Addams qui dans STTNG et DS9 jouait les larbins (décidemment) de Lwaxanna Troi.
De toutes façons, tous les interprètes sont justes et donnent corps au récit, qu’ils soient inconnus ou presque (la majeure partie du cast) ou qu’ils soient Guest Stars comme Michael York en Arthur, David Warner en quête du Graal (et qui jouera aussi un gradé terrien dans Star Trek 5), Robert Englund et bien d’autres !

b5 2Les 3 saisons suivantes (La venue des Ombres, Point de Non retour et Ni reddition, ni retraite) sont un modèle de ce que devrait être une série TV de son début à sa fin (une bonne partie de la saison 4 a du être remaniée pour intégrer en catastrophe les éléments clefs de la saison 5 pour cause de faillite de diffuseur), loin d’être le massacre malheureux d’X-files ou même de Buffy (qui ne valait le coup d’œil que pour ses trois premières saisons, l’initiative et Adam étant assez pénibles tout comme le coup de la sœur clonée et du ton parodique des 44 derniers épisodes) et restent captivantes nous montrant en vrac les véritables raisons de l’ingérence des Ombres et du mystère des Vorlons (les plus sadiques ne sont pas ceux que l’on croit) , la naissance et la fin d’une guerre entre Narns et Centauris (Peter Jurasik et Andreas Katsulas aurait du recevoir chacun suffisamment d’emmy awards pour construire une maison avec, tant leur jeu est dense et représentatif des races dont ils sont issus ! G’Kar qui a dix fois plus de maquillage sur la gueule et le corps que Darth Maul est mille fois plus expressif que n’importe quel bellâtre US d’aujourd’hui !) et le déroulement d’une guerre civile pour la Terre. Le tout remarquablement agencée et s’enchaînant sans fausse note, avec une fluidité vertigineuse quand on y repense.
Le corps psy prend de plus en plus d’importance mettant déjà en place la saison 5 et les personnages se révèlent tels qu’ils doivent être, (ah, Valen !)
A saison 5, la spirale infernale, se voit dotée d’un nouveau capitaine, jouée par une Cat échappée de Lois et Clark saison 1 (cette série est géniale, je vous le dis, elle est citée de la bouche même de Valen en plus !) et démontrant qu’elle peut faire autre chose que les belles plantes. Tristesse devant ces 6 dernières galettes puisqu’on sait que chaque épisode nous rapproche inéluctablement de la fin d’un conte grandiose sur la foi, l’héroïsme l’ambition et les rêves.

Oubliez les quiproquos familiaux de Star wars, laissez tomber les sempiternelles dissensions romulano-klingons de Star trek et le côté dépassé de Cosmos 1999 et jetez vous sans attendre sur la plus grande saga tv de science fiction de tous les temps (oui, m’dame, rien que ça !). En plus, le plaisir se retrouve prolongé par des tvfilms estampilés Babylon 5 qui seront eux aussi les derniers puisque Richard Biggs est mort en 2004 et Andreas Katsulas en 2006.

 

b5 1

 

 

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 11:45

 

tl 1

 

J’avais gardé un souvenir assez fort de Tron des années 8O. Une image peu banale, des sfx avant gardistes et une histoire à la fois simple et complexe mais suffisamment bien menée pour être intéressante. Le charisme et la fraîcheur des deux acteurs principaux y était sûrement pour beaucoup, Bruce Boxleitner (bien connu des fans de Babylon 5 entre autre) et Jeff Briges qu’on ne présente plus (allez, pour ces dernières années, en vrac, True Grit, Crazy Heart, Iron Man ….) étant assez convaincant, ce qui n’était pas une mince affaire vu les costumes et l’environnement dans lequel ils jouaient. David Warner en bad guy était comme à son habitude impeccable.

 

Le souci, c’est que l’histoire, justement, si elle était assez riche de potentiel, pouvait se suffire à elle-même. Quel besoin de porter une suite à l’écran ?  Fallait il reprendre les mêmes acteurs et surtout que raconter, car si la tentation d’en mettre plein les mirettes avec les moyens actuels était forte, il fallait quand même intéresser deux familles de spectateurs : celle des fans de la première version évidemment, mais aussi toute une nouvelle tripotée de jeunes geeks élevés depuis à la sauce Matrix et Star Wars prélogie !

 

J’avais sincèrement eu peur qu’ils optent un moment pour un simple remake, ce qui aurait été désastreux, car le charme de la première version réside en partie dans l’utilisation surannée de moyens du bord des eighties.

 

Finalement, le ressort classique du fils abandonné par son père et malgré ce dernier qui part à sa recherche sans trop d’espoir de le retrouver a été choisi.

 

Pourquoi pas. Au final, cela donne un film au fil rouge simple et comportant un impressionnant lot de scènes d’action toutes à la fois inédites et hommage au premier Tron !

Je ne révèlerais pas les deux ou trois twists archi prévisibles du film (suffit de lire le casting pour comprendre de quoi je parle ^^) mais on peut considérer le contrat du pop corn movie technologique parfaitement rempli. C’est un  plaisir de retrouver Tron, même pour quelques minutes, de savourer la perfidie manichéenne de Clu et l’acteur jouant Flynn Junior, même s’il n’est pas prêt de remporter l’oscar de la meilleure interprétation ne s’en sort pas trop mal, compte tenu du fait qu’il doit jouer un fils crédible pour Bridges.

 

Si on s’arrête là, on a déjà un bon produit, un peu formaté, certes mais efficace.

 

tl 2C’est la deuxième lecture possible qui est passionnante à mon sens. Il y a en effet toute une portée religieuse qui densifie de manière exponentielle le double rôle de Clu/Flynn pour Bridges.

Le film apparaît sous un jour soudainement plus emprunt de christianité. Je m’explique. Les concepteurs sont considérés comme des dieux pour les programmes. A ce jour, cette notion dans le monde de Tron est connue au pluriel mais seul un concepteur semble s’être aventuré sur ces contrées : Flynn. On passe directement à une version monothéiste du concept de concepteur.

Plus intéressant encore, Flynn dans le personnage de Tron se crée un disciple protecteur, le gardien du temple , qui se battra encore et toujours pour les concepteurs, au péril d’une élimination pure et simple. Poussons encore le bouchon, L’accès entre les deux mondes est possible grâce à un tunnel de lumière. Si nous partons du principe que la Terre, la nôtre est le paradis, le monde des programmes est au pire l’enfer, au mieuxc un monde intermédiaire et quand cet accès à été coupé alors que Flynn était encore sur les terres de Tron, on peut facilement effectuer une analogie avec la chute de Lucifer, chassé du paradis par Dieu lui-même. On se retrouve donc avec Dieu, descendu parmi ses créations. Dont une en particulier, Clu , qu’il a faite à son image et qui s’est rebeller, pour incarner ses côtes les plus obscurs, les plus jusqu’au boutistes dans une quête insensée de perfection le poussant à sacrifier le jardin d’Eden au nom du contrôle absolu.

 

La scène est posée, avec d’un côté Lucifer/Clu qui va régenter la terre des progra       mmes (le côté obscur, habillé en noir orangé) et de l’autre Flynn/le concepteur qui va s’isoler jusqu’à devenir une véritable légende (côté clair, habit blancs et lumière).

L’opposition s’accentue même dans leur apparence, l’un étant jeune, et l’autre vieillissant. Leurs facultés elles-mêmes peuvent trouver un expédiant facile, l’un étant capable de détourner la création première de l’autre pour servir ses intérêts.

 

La suite reste logique, le statu quo étant installé et la terre des programmes ayant besoin de retrouver ses origines via une grande purge, via un élément perturbateur (le déluge ? vu le final, ce n’est pas aussi insensé de le croire), le fils du créateur est appelé par un moyen détourné à venir rejoindre son père.

 

Ai-je vraiment besoin de pousser le raisonnement plus loin ?

 

Ce qui est intéressant par contre, dans la vision des scénaristes, c’est l’évolution de la considération de Flynn (père et fils d’ailleurs) envers eux-mêmes. Cette aventure va boucler la quête initiatique de Jr entamée lors d’un des nombreux comptes qu’il entendait enfant et lui permettre de s’accepter lui comme l’héritage de son père de manière adulte, mature et responsable.

Et elle va permettre à Flynn Sr d’entrevoir la vacuité de sa mission de départ.

Le final, se toujours à proximité de la fameuse source de lumière, va voir le sacrifice ultime de l’un au bénéfice de l’autre, jusqu’à en remanier complètement le monde électronique pour lui redonner sa pureté de départ.

 

Je n’en dis guère plus pour ne pas dévoiler la fin , si ce n’est que si l’incursion d’un être humain a pu conduire à de telles dérives, que va-t-il en être maintenant que la situation est inversée ?

 

tl 3D’après les bonus du Bluray, il semble qu’une série animée soit en préparation et pouvant directement faire suite au film. Et un personnage charnière de ce qui va devenir une trilogie scénaristique sera bien présent et pourrait changer complètement la donne ! Espérons que le résultat sera aussi intéressant que l’a été cette suite, injustement mésestimée lors de sa sortie.

 

Je finirais en ajoutant que le bluray à l’instar d’un Dark Knight regorge de scènes tournées en Imax, que la définition et la gestion des contrastes sont excellentes, tout comme la définition et la colorimétrie d’une chaleur réconfortante malgré de nombreuses tonalités assez froides. Et la piste sonore est une vraie tuerie qui devrait vous fâcher encore un peu plus avec le voisinage en supposant qu’ils n’aient pas tous déménagé vers des contrées plus calmes depuis le temps que vous écoutez de bonnes grosses pistes sonores ! Le travail des Daft Punk ne gâche rien à l'affaire et apporte même un supplément d'identité à ce titre.

 

Un must have.

 

Je ne peux que vous conseiller de l’essayer, que vous connaissiez ou non le Tron premier du nom, vous ne devriez pas être déçus.    

 

 

 

 

Tron Legacy

 

2010 – Disney / Buena Vista

Réalisateur : Joseph Kosinski

Acteurs : Jeff Bridges, Bruce Boxleitner, Garrett Hedlund,
Genre : Fantastique

Disponible en dvd simple et en dvd coffret Bilogie

Disponible en blu ray deux disques, coffret bluray bilogie  et bluray 3D 

 

 

 

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 00:00

 

Après Tarascon le 24 septembre, je me suis donc rendu sur Beaucaire le lendemain, le porte monnaie vide mais l'espoir au ventre de dénicher malgré tout la bonne affaire. Avec le temps, il faut néanmoins faire un constat, les brocantes d'il y a dix ans sont belles et biens finies. On ne trouve plus maintenant que des quantités industrielles de jouets type action man, de peluches et de magazines pour enfants incomplets, les pages volantes criant à qui veut les entendre de les agrapher, voire même de les scotcher avant qu'elles ne s'envolent poutr terminer leur vie sous les pieds crottés d'un client de passage qui ne les regardera même pas. 

 

Je ne dis pas qu'on ne peut plus faire de bonnes affaires mais quand un vendeur céde un stock de dvd à 2€ pièce et que vous trouvez un titre comme Le concert en coffret collector , que vous le prenez confiant et qu'il vous en demande 4, sous prétexte qu'il y a deux rondelles , puisqu'il un disque de bonus .... vous êtes partagés devant sa mine effarée entre deux sentiments : lui balancer le coffret dans le museau tel un javelot manié par le personnage des Douze Travaux d'Astérix ou le poser sans jeter un seul regard envers ce marchand qui préfère louper une vente mais avoir raison.

 

Malgré cet épisode malheureux, j'ai quand même fait quelques trouvailles que voici :

 

Akira tomes 12 à 15 Akira tomes 3 à 7 Akira tomes 8 à 11

 

Akira vient de sortir en bluray et dans un nouveau coffret dvd collector. Mes premiers souvenirs sur cette saga remontent à la première diffusion du film sur Canal + (ça ne nous rajeunit pas tout ça!). Cela ne m'avait pas beaucoup accorché malheuresement. Une incompréhension dûe à mon jeune âge assurément. Il y a quelques années , j'avais acheté le coffret digipack de chez Pathé, mais il est toujours sur une étagère, non déballé.

L'achat de ces trois volumes va être une bonne occasion de réparer cette erreur ^^.

Les trois albums comportent 13 numéros en grand format , intégralement en couleur et dans une excellente qualité d'impression. Je n'ai plus qu'à mettre la main sur les autres tomes 1,2,3 et 16 à 31... pas gagné mais il faut bien débuter par quelquechose. L'état est impeccable pour ces produits d'occasion dénichés noyés sous une pile de Picsou Magazine (??) et ils me sont revenus à 1€ pièce.

 

King Stephen - Sac d'os Meyer Stéphanie - Hésitation Meyer Stéphanie - Révélation Meyer Stéphanie - Tentation

 

Chez deux vendeurs différents, j'ai eu beaucoup de chance! Pour 0.75€ , j'ai pu mettre la main sur un King que je ne connaissais pas (il y avait sur un autre stand Les yeux du Dragon Rouge il me semble, mais beaucoup trop cher >-<) et sur les trois derniers tomes de la saga Twilight en grand modèle (2€ pièce). J'aime bien cette saga vampirique, du moins les films m'ont paru assez réussis (même s'il ne s'y passe pas grand chose avec le recul sauf les interactions entre canines et crocs qui m'a gagné à la cause de Meyer) et m'ont donné l'envie de me plonger dans la version papier. j'espère ne pas être trop déçu.

 

Thorgal 02 L'île des mers gelées Rantanplan - Le fugitif Gaston AE Lagaffe nous gâte 08

 

On poursuit avec trois albums de bandes dessinées qui n'ont pas grand chose à voir entre eux, c'est sûr. Pour Lagaffe, très heureux d'avoir mis la main sur ce tome qui était présent à plusieurs reprises mais dont le prix passait du simple au quintuple ! Il est dans un état impeccable et je ne l'avais jamais lu (alors que j'ai pourtant siphonné les différentes éditions plus jeune ^^). Le Rantanplan me permet de commencer la série des Lucky Luke de manière détournée, quant au Thorgal, ils ne courent pas les rues et cette série découverte en 4° m'avait beaucoup impressionné par le côté réaliste des histoires et des dessins (qui tranchaient littérallement avec les productions de Roba et de Peyo ...) . Je l'ai déjà feuilleter avec un plaisir renouvelé et je me le garde de côté précieusement pour une après midi de déprime pluvieuse pour pouvoir en profiter pleinement.

 

Et voilà le gros coup de la matinée ! Je me suis habitué à acheter la majeure partie de mes mangas d'occasion. C'est jusqu'à 6 fois moins cher (car on n'a pas toujours 6.50 euros en moyenne à claquer dans un poche qui sera lu en 30 mn) et en faisant attention, l'état des bouquins est souvent proche du neuf et identique à celui après lequel vous laisseriez votre héros du moment après une première lecture.

 

Fruits Basket 03 Fruits Basket 04 Fruits Basket 05 Fruits Basket 12 Fruits Basket 13

Fruits Basket 14 Fruits Basket 16 Fruits Basket 17 Fruits Basket 18 Fruits Basket 19

Fruits Basket 20 Fruits Basket 22 Fruits Basket 23

 

La série gagnante du jour est donc Fruits Basket que j'ai découvert via la série animée qui est disponible dans un superbe coffret dvd . L'histoire m'a accrochée de suite et j'avais déjà décidé après la première rondelle de me procuer la version papier. Je les achète comme des images panini, quand j'en trouve et je finis par reconstituer la collection avec le temps (13 ans pour Dragon Ball quand même, c'est parfois très long !). 1.41€ le tome ! je ne pouvais pas passer à côté. Les dessins sont savoureux, l'humour de la série est bien présent (voire même beaucoup plus ^^) .

De quoi finir le weekend de farfouillage de belle manière, non?

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:45

Depuis que j'habite sur Tarascon, il semblerait qu'une brocante soit organisée chaque dimanche en centre ville. De petite taille , il m'arrive d'y trouver une bricole de temps à autre... avec un peu de chance. Mais une ou deux fois dans l'année, Beaucaire et ma ville d'adoption doivent s'entendre car est organisée sur le week-end une double brocante vide-grenier (le samedi sur Tarascon, le dimanche sur Beaucaire).

Et c'est en ce moment. Malgré une vacation de douze heures, je ne me suis pas effondré en rentrant ce matin et j'ai tenu pour me faire la première (en attendant celle de Beaucaire).

 

Pas grand chose à signaler malheureusement. Des piles de jeux xbox, de dvd labellisés DVDY et autres sempiternels jeux de foot sur ps1.

 

C'est au détour d'un stand mal rangé mais tenu par un sympathique vendeur que je me suis fait quelques trésors ^^

 

Pour à peine 4€, je suis reparti avec :

 

Gaston AE 13 Lagaffe mérite des baffes Gaston AE R4 En direct de la Gaffe Nova n°16 Superman Poche n°09 Superman Poche n°37

Tolkien JRR - Le seigneur des anneaux intégrale

Très content pour les Gaston Lagaffe, qui est un personnage que j'aime beaucoup et que j'avais découvert à l'époque où je pillais la bibliothèque de Romorantin Lanthenay étant gosse.

 

Les deux Superman sont un coup de bol car si en France il est encore facile de trouver des publications LUG/SEMIC/Panini version Marvel, les Sagéditions se font extrêmement rare. Le Superman 37 est en bon état (encore plus rare) mais le n° 9 a deux pages découpées par un gamin qui voulait sûrement coller Sup sur un cahier. Vu le prix, ce n'est pas grave, je ne l'avais jamais trouvé avant, et je n'ai pas laissé passer ma chance.

 

Enfin, après avoir dévoré les versions courtes au cinéma puis avoir acheté les versions longues dans les superbes coffrets dvd avec figurine (Est ce que l'un d'entre vous a aussi cru qu'il allait exploser la boite des Deux Tours avec une tronçonneuse modèle Paul Bunyan pour arriver à retirer avec précautions le Gollum de son socle en mousse?) , je me suis dit qu'il était peut être temps de la lire cette épopée, non? L'édition est impeccable, pas de pages cornées ou stabilotées et cerise sur le gâteau , les illustrations sont nombreuses et fort belles, pour un confort de lecture optimum! J'ai souvent lu que Jackson avait du faire de sérieuses coupes malgré la longueur de ses métrages pour pouvoir porter la trilogie à l'écran, je suis donc infiniment curieux de pouvoir enfin consulter la version à l'origine de tout (en espérant que cela sera un peu moins ennuyeux à compulser que Narnia, sur lequel j'ai baillé de nombreuses fois, malgré moi).

 

Tarascon hier, Beaucaire aujourd'hui ! J'espère encore pouvoir faire d'autres bonnes affaires ^^

 

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 11:45

affiche.jpgZone 2 / WE PROD – M6 Video / 2007 / Western

 

Format 2.35 - 16/9 compatible 4/3 - Double couche

 

Langages : - Français DD 5.1 - Français 2.0 / Anglais DD 5.1 - Anglais 2.0

 

Sous-titres : Français

 

Réalisateur: Takashi Miike

 

Acteurs : Hideaki Ito, Koishi Soto, Kaori Momoi, Yusuke Iseya , Quentin Tarantino

 

Durée : 91 minutes


Suppléments :


Entretien avec Quentin Tarantino, Making Of (51mn) , Bandes annonces (Sukiyaki VO / VF – Battle of Wits – Love Death) , Séquence effets spéciaux


Date de sortie DVD : 26 novembre 2008

 

 

Critique Image  : 9/10

 

Le point de fort de cette édition réside dans l’image particulière du métrage pour laquelle l’édition SD a su rendre justice. La compression est quasi maîtrisée de bout en bout (si ce n’est quelques fourmillements épars de ci de là en arrière plan, en particulier durant la scène d’ouverture avec Tarantino, la faute peut-être à l’utilisation d’un décor en studio volontairement apparent). Les couleurs sont chaudes et parfaitement maîtrisées … pendant le déroulement normal du film, participant d’ailleurs à la cohérence de cet univers visuel assez particulier.

Les parties flashback ont quand à elle recourt à un éclairage différent et légèrement sur-saturé qui trouve un épanouissement bienvenu sur le dvd. Pour ces moments particuliers, on approcherait le dvd de démo.

La précision et la définition restent exemplaires, en particulier lors des quelques scènes d’action qui se démarquent par une très belle fluidité.

 

Critique Son : 8/10

 

swj1.jpgCette édition propose une double piste française et anglaise, toutes deux en 5.1 ou 2.0 au choix. Les pistes 5.1 mettront souvent votre installation à rude épreuve, en particulier lors des scènes de fusillade, durant lesquelles vous devriez vous fâcher avec le voisinage. On n’atteint pas la puissance sonore de la scène du débarquement d’Il faut sauver le soldat Ryan mais on en prend quand même plein les oreilles. Les dialogues ne sont pas en reste et ressortent de manière claire et précise, le dvd ayant réussi à harmoniser les deux sources pour une juxtaposition toute en finesse, le background musical restant présent sans pour autant s’imposer sur les échanges entre personnages.

Une belle immersion donc, relayée également par le 2.0 qui bien que bénéficiant d’un souffle épique moindre saura convenir à la perfection à des installations classiques, voir même à un bon casque audio. Ceux d’entre vous qui ne bénéficient pas forcément d’une salle ou d’une installation dédiée y trouveront en tout cas leur compte, pour un confort d’écoute parfois surprenant.

Le doublage français est de bonne facture, même si certain moments perdent la fraîcheur, voir le grain de folie de la version originale. 

 

Un regret néanmoins, l’absence du doublage japonais que ‘on voit pourtant en phase d’enregistrement dans le making-of. La présence d’une telle piste, au moins en 2.0 aurait été appréciable.  

 

Interactivité : 4/10

 

swj3.jpgL’interactivité est assez laconique. Malgré un menu appétissant, force est de reconnaître que les desserts ont plus un goût d’aspartam que de sucre véritable.  Après avoir vu le film, on se dirigera naturellement vers l’interview de Quentin Tarantino, en se délectant à l’avance d’un entretien avisé et de questions judicieusement posées autour du film et sur ses impressions de réalisateur. Las, la déception est grande. On a seulement droit à un extrait de conférence de presse d’à peine trois minutes pendant lesquelles le brave homme indique ce qu’il pense avec bienveillance de la méthode Miike et revient sur le fait qu’il faut avoir une grande maîtrise dans son travail pour réussir à tourner plusieurs plans assez difficile en une seule prise et un seul essai de dialogue. N’oublions pas bien sûr la question tout à fait foireuse consistant à savoir s’il était heureux de jouer avec sa partenaire. Bonus lamentable et révélateur d’une pratique commerciale mensongère qui peut parfois entraîner de grandes désillusions chez le geek occidental.

 

Le making of d’une cinquantaine de minutes revient bien évidemment sur les coulisses du tournage (cqfd). Et à la vision du métrage, il y avait malgré tout matière à s’exprimer, ne serait ce que sur certaines chorégraphies ou bien encore sur quelques scènes recourant massivement à la pyrotechnie. Malheureusement, on doit se résigner à affronter un ennui insondable tant tout est artificiel et commercial. Alors, comme d’habitude, les acteurs se sont beaucoup entraînés dans la manipulation des armes, des scènes ont été répétés plus de trente fois pour coller à la vision du réalisateur ( qui savait ce qu’il voulait, mais combiner une action au sabre à une action au pistolet, le tout d’un air gracieux, semblait assez compliqué), la fin du tournage a été difficile suite à des conditions climatiques désastreuses (pluie, froid et neige) etc, etc…. On apprend toutefois pourquoi le film a été tourné directement en langue anglaise (peu familière pour une grande partie du casting) pour ensuite être doublé en japonais , sans oublier que l’acteur interprétant Gunman est un fan de Western et que le chapeau et les bottes sont les siennes …..

 

Si l’on excepte les traditionnelles bandes annonces  des autres sorties maison, il ne reste plus qu’un court module dénommé Fx qui est en fait un retour d’une dizaine de minutes sur les effets spéciaux qui sont disséminés dans le film. Paradoxalement, il s’agit là du bons le moins approfondi et porutant le plus intéressant. Cette visite guidée de poste informatique en poste informatique permet de se rendre compte que la moindre blessure, le moindre coup d’arme à feu a été travaillé en infographie, y compris l’utilisation de la fameuse « sulfateuse » pour laquelle chaque déflagration mais aussi la fumée et l’incidence du vent sur cette dernière ont été retravaillées. La couleur particulière du film doit aussi beaucoup à cette équipe. Une explication agréable, un poil didactique mais suffisante pour avoir envie de voir à nouveau le film , histoire de simplement se concentrer sur tous ces petits détails. 


Critique artistique: 4/10

 

Résumé : Deux clans s’affrontent , les Genjis, le clan blanc dirigé par Yoshistune et les Heike, le clan rouge de Kiyomori, pour la possession d’un trésor caché dans un village de montagne isolé. Un jour, un tueur solitaire et habile débarque dans la ville….

 

swj4.jpgSukiyaki Western Django : un western à la sauce japonaise. Voici l’accroche commerciale du film. La jaquette plutôt bien conçue  laisse même un espace à Tarantino qui renoue avec le jeu d’acteur, lui que l’on avait pu voir autrefois dans des rôles plus ou moins à l’Ouest dans ses propres œuvres dixit Reservoir Dogs ou dans celle des copains via Une nuit en Enfer. Le sujet lui-même, bien qu’assez classique, laisse entrevoir de belles scènes d’action, habitées par des personnages déjantés si l’on se fie à la bande annonce redoutablement efficace. Le fil rouge du film réside dans l’existence d’un trésor, source de toutes les convoitises et dans la venue d’un homme mystérieux, sans nom ou presque avec lequel on pourrait effectuer un parallèle avec l’univers d’Esatwood. En se basant sur un tel vivier d’espérances cinéphiliques, on ne peut que se réjouir à l’avance du spectacle.

 

Hélas, la chute est d’autant plus rude. Passée la courte introduction volontairement kitch avec à la volée un serpent, un œuf, deux poules, une légende locale, Tarantino qui dézingue à tout va malgré un poncho envahissant et un bol dans une main dans un décor en carton pâte faisant passer certains épisodes de Star Trek TOS pour des chefs d’œuvre de perfection niveau paysages,  on sombre rapidement dans une succession d’historiettes mal montées. Les principaux éléments scénaristiques énoncés plus haut s’estompent rapidement durant les trois quarts du film pour ne ressurgir que durant le final qui s’exécutera dans une célérité frisant le ridicule, malgré un plan assez impressionnant mais insuffisant à lui seul pour racheter toutes les faiblesses du film.

Le Gunman débarque de nulle part et présente ses arguments de Yojimbo (pour citer le personnage) qui attise de suite la convoitise de part et d’autre de cette ville dichotomique. Cet enjeu provisoire s’effacera rapidement pour laisser place à un autre arc un tantinet plus fouillé, vasé sur une histoire d’amour maudite qui parviendra à établir des ramifications sur l’ensemble des personnages. Il aurait d’ailleurs été plus productif de se recentrer uniquement sur cette dernière, tant les possibilités étaient multiple d’aboutir à un produit fini digne d’être regardé. Au lieu de cela, tout est prétexte à démontrer que le clan rouge s’oppose au clan blanc dans un Intervilles anachronique où l’attrait exercé par une arme spéciale capable de donner la supériorité à l’un ou l’autre des partis remplace la coupe de la victoire.

Le tout se trame sur fond de trahisons passagères et d’intérêts personnels, les différents rôles étant faiblards au possible (mention spéciale au shérif et à la bande de sous fifres de l’un et l’autre des leaders colorés). Un autre arc découlant de la love story du jour permet d’établir une passerelle mémorielle entre le Gunman et un enfant (issu d’une mère blanche et d’un père rouge, censé symboliser une ère nouvelle)  dont le pater a été assassiné devant ses yeux.

Tous ces éléments sont donc censés s’imbriquer jusqu’à l’affrontement final qui reste aussi bref qu’attendu, enrobé d’une morale dégoulinante de guimauve à laquelle on a du mal à croire tant elle reste convenue.

 

Nombreux sont les films à l’image de Versus ou de Battlefield Baseball qui réussissent à marquer (l’espace d’un court swj2moment) le spectateur potentiel tout en accumulant des critiques dithyrambiques. Néanmoins, ce n’est pas pour autant que l’on se retrouve face à un chef d’œuvre. Sukiyaki appartient à cette catégorie. Les acteurs bien que connus et étant capable de jouer dans d’autres registres, à l’image de Iseya dont la prestation dans Casshern était tout de même d’un autre niveau, se contentent ici de grimacer et d’être de simples caricatures de seconds couteaux de mangas shonen, l’intrigue en elle-même, bien que basique est réduite à peau de chagrin et réussit la gageure de disparaître en cours de route, les situations censées faire avancer l’histoire sont toutes plus grotesques les uns que les autres et comble du comble, seul le gamin traumatisé qui n’arrive plus à exprimer la moindre émotion parvient à retenir un tant soi peu l’attention (d’accord, les scénaristes ne lui ont rien épargné, mais ce n’est pas une excuse). L’élimination successive des têtes d’affiches peu charismatique se déroule dans un ennui sans nom et le seul bon moment reste finalement le générique de fin. Une mention spéciale malgré tout aux effets spéciaux qui sont légions bien qu’extrêmement discrets et aux décors qui sortent de l’ordinaire et parviennent à créer une ambiance à la limite du bucolique et du malaise. On appréciera d’ailleurs la détérioration de celui-ci au fur et à mesure que les personnages se perdent dans leur égotisme.   

 

Que reste il finalement de la vision de ce nanar de luxe ? Une sensation d’avoir perdu son temps et surtout un arrière goût d’un immense gâchis tant le potentiel était énorme. Dommage.       

 

 

 

 

 

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 11:45

sttos-II-0.jpgStar Trek le film est donc sorti sur les écrans... et les réactions ont été sommes toutes assez mitigées , bien que le métrage en lui même ait réussi à rentabiliser sa mise de fond.

            Car bien que très réussi quand on le considère avec un certain recul, force est de constater que ce film se démarque très nettement ; voire peut être trop du matériel original.
            Changement trop radical de ton dans les rapports entre les personnages , dans le rythme et l'action, Star Trek le film est un bon cru , si on le considère comme un simple film de science fiction à l'égal d'un 2001 ou d'un Guerre des Mondes . En effet, on retrouve le message philosophique à portée universelle, le dépassement de soi et l'acceptation voire la compréhension d’une entité qui le dépasse . Néanmoins, considéré dans l'ensemble de l'univers Star Trek, il ne peut être que mis de côté et considéré comme une dérive uchronique , comme s'il s'agissait d'une aventure vécue par les résidents du fameux univers miroir , non par les habituels Nemesis mais par une troisième voie possible , habitée par des Utopistes.
            Pourtant, bien que cette mission ne soit rapportée nulle part dans les séries à venir, au contraire des évènements se déroulant dès le second film et ce, jusqu'à Star Trek Nemesis, bien que le nom de V'Ger n'apparaisse qu'ici , alors qu'il aurait pu être mentionné dans le programme Voyager dans Enterprise ne serait ce qu'en clin d'œil anachronique à destination des fans, on relèvera un apport non négligeable mais peut être moins visible au premier plan. Ce Star Trek , sorte de  métaphore de l'adolescence tant les personnages semblent se chercher , tant la figure paternelle quasi divine reste présente, nonobstant un côté assez rebelle de la progéniture qu'est V'Ger , va pourtant redéfinir partiellement le futur du Show, futur qui s'accomplira totalement avec la Colère de Kahn. Je ne reviendrais que rapidement dessus puisque le détail est disponible dans ma première partie de ce dossier.
            L'ensemble de l'univers Klingon , du monde Vulcain, des infrastructures de la Fédération et des innovations technologiques de l'Enterprise vont être développées puis maintenues de manière exponentielle pour les 20 ans à venir.
            Voici alors que Wise un peu amer quand au traitement du premier film vu le peu de différences quand on regarde la director's cut, on se dit que ce n'était pas la peine d'hurler partout que ses idées avaient été trahies , mais bon; on aura au moins gagné une version française encore plus horrible que celle de Superman ou de Il est Revenu (ce qui était une gageure!). Wise cède ici la place à Nicholas Meyer , auteur du très bon mais très méconnu C'était Demain (ou comment réinterpréter la légende de Jack L'éventreur avec une verve certaine et des moyens réduits) et qui est un néophyte de son propre aveu dans le monde des Trekkies.

            Pourtant , Meyer va s'emparer de ce monde étrange , reléguer Roddenberry à la production exécutive et à un rôle de consultant pour ne pas dire officiellement nettoyeur de banc de touche, et transformer l'essai en menant Kirk et sa bande vers leur maturité , vers l'âge adulte qui manquait tant jusqu'alors, allant jusqu'à en faire l'un des arcs scénaristiques majeurs de ce nouvel opus.
            Et comme pour les Batman, Robocop et autre Superman d'aujourd'hui, Star Trek va connaître une refonte et une renaissance complète , conservant les bons éléments (et quelques plans notables des premiers films) et apportant son lot de nouveautés , des costumes au traitement des personnages qui resteront gravés dans le marbre, le tout en réussissant le pari à priori impossible de faire oublier presque complètement  le film précédent tout en effectuant un pont titanesque avec la série originale, en osant reprendre un des personnages les plus charismatiques mais aussi, à fortiori, l'un des plus complets , complexes et intouchables (le seul autre de cet acabit étant un ancêtre éloigné du Q Continuum) de la science fiction de ces 40 dernières années , un égal oserais je même du charismatique Vador  : Kahn.
            Déjà phénoménal dans son interprétation et pourtant amoindri par son rôle dans l'Ile Fantastique, Montalban va nous offrir une prestation totalement hallucinée qui va transformer ce Star Trek d'un épisode de luxe marquant en un affrontement culte qui donnera en plus ses lettres de noblesse à Kirk et qui magnifiera Spock au delà de toute espérance.
            Installez vous confortablement, savourez votre racktagino dans votre mug Starfleet et partons ensemble vers la plus grande réussite de Star Trek TOS : la Colère de Kahn (qui aurait du s'intituler le Retour de Kahn mais un Jedi égoïste ne vis pas ça d'un bon œil à l'époque).
            Engage !
 
-> Générique

 

 sttos-II-4.jpg  Le film commence sur une partition musicale reprenant à la fois des thèmes de la série mais aussi de l'opus précédent tout en offrant une représentativité sonore particulière, à la fois nostalgique et pourtant nouvelle, redéfinie, permettant à la franchise de s'affranchir d'un passé assez proche pour voguer vers un nouvel avenir.

            Le thème oublie quelque peu les cuivres pompeux et les envolées militaires à consonance allemande et s'installe dans une partition agréable parfois douce mais nous promettant dans l'ensemble de vivre une véritable aventure, L'emphase a laissé place avec joie à l'émotion latente de quelque chose de bien supérieur à la quête d'une nouvelle identité. Horner succède donc à Goldsmith avec un bonheur certain (même si les deux hommes travailleront souvent sur la franchise).
            On sent nettement s'installer une atmosphère différente de celle instaurée d'entrée par la menace V'Ger.
            La présentation du casting retrouve quant à elle une organisation logique mais attendue. De fait , apparaissent sur fond étoilé les noms du trio fondateur voire quasi miraculeux de TOS : Shatner, Nimoy et Kelley, suivi par l'équipage présenté en tant que co-starring (Takei, Nichols, Doohan et Koening)  laissant intrinsèquement augurer d'une participation d'autant plus importante et valorisante qu'elle était figurative dans the Motion Picture. 
            S'en suit le reste du casting sous la mention « also starring » (Besh, Butrick, Winfield) et enfin le « introducing » présentant une première apparition à l'écran, celle de Kirstie Alley (qui ne reviendra pas dans le 3ème opus pour des raisons bassement matérielles).  La présentation des acteurs qui devrait alors être achevée se termine finalement par l'apparition en lettres aussi grosses que celle de Shatner sous la mention « and Starring » avec Ricardo Montalban . La messe est dite.
            Je choisis de m'attarder pour la première et dernière fois sur la présentation du générique et du casting car bien qu'en apparence bénigne, cette introduction durant laquelle on finit de s'installer ou du moins pour laquelle le spectateur lambda à autant d'attention qu'une mouche regardant passer un avion dans un continent voisin , reste révélatrice de moults détails importants et sûrement plus intéressants que des rumeurs de cachets.
            Elle donne des informations de premier ordre sur l'importance (supposée) des rôles et représente en soi un art à part entière. Graphiquement , outre son thème d'ouverture, un film peut aussi se révéler marquant par son générique en propre, Celui des James Bond est entré dans la légende du 7ème art , mais on pourrait aussi mentionner pour l'exemple l'annonce du titre des Goonies (gros plan sur une orbite puis sur un crâne puis enfin sur le titre) qui donne très clairement la tonalité du film, mais aussi celui de Ice Age ou des films de Superman... Je laisse soin aux plus acharnés d'entre vous de proposer leurs exemples dans la partie post.
            Le film commence alors avec un simple « Nous sommes au 23ème siècle » , phrase efficace qui indique un futur pas si éloigné que cela et qui a le mérite d'implanter de manière définitive l'unité de temps.
 
-> Le test du Kobayashi Maru
 
 sttos-II-6.jpgCette courte séquence de cinq minutes ouvre le film et instaure un véritable climax. Nous savons grâce aux graphiques que nous sommes sur l'Enterprise , avec de surcroît la quasi totalité de l'équipage original ... sous les ordres d'un nouveau capitaine, vulcain et femme de surcroît, son apparence juvénile n'est pas une gêne en soi , ces derniers étant réputés pour leur longévité. L'Enterprise se trouve à proximité d'une zone neutre , terme qui n'avait plus été utilisé depuis TOS  et qui sera remis au goût du jour ensuite avec TNG et les romuliens.
            Un vaisseau ami signale qu'il connaît des difficultés en pleine zone neutre comme de bien entendu.
            Le nouveau capitaine réagit logiquement à la situation et contre toute attente (de son équipage) , elle pénètre la dite zone avant de tomber dans un  piège klingon. On admirera au passage les trois croiseurs dans un plan réchappé de The Motion Picture pour des raisons de budget (celui-ci ayant coûté une véritable fortune menant la franchise à la doctrine suivante : un max de rentabilité pour un minimum d'investissements. Cette maxime a d'ailleurs connu son paroxysme avec l'épisode IV qui contient le plus grand nombre de plans sur un vaisseau pour la bonne raison qu'il est invisible!).
            On assiste ensuite à la mort de Sulu, Uhura, McCoy  en quelques secondes , ce qui provoque un véritable choc en retour émotionnel pour tout fan qui se respecte et qui ne connaît pas à l'époque l'essor que va connaître Star Trek. La situation de crise s'arrête alors brutalement avec l'entrée en scène de Kirk dans un halo de lumière . Plus messianique, ce n'est guère possible.
            Cet exercice n'est pas anodin. Il se déroule à Starfleet Academy et permet pour la première fois de constater la formation des cadets à une époque où les holosuites n'existaient pas. Ce point de détail n'avait jamais été montré voir même abordé , le spectateur devant toujours faire face à des officiers aguerris, Autre détail d'importance, Spock est passé capitaine. Enfin, outre la pression psychologique de ce test réputé impossible (mais réussi uniquement par Kirk) on constatera que dans ce corps militaire, les officiers les plus gradés ou du moins les plus reconnus peuvent donner de leur temps pour enseigner les ficelles du métier à de simples novices, leur enlevant de fait leur auréole de surhommes intouchables.
            Spock, défendant ici sa protégée (tout comme dans Terre Inconnue du même réalisateur, mais avec une finalité bien différente) semble plus stable , plus complet et plus sûr de lui moralement que dans le premier opus.  McCoy paraît être resté actif tandis que les autres auraient pris du galon. On remarquera aussi des décors à dimension humaine , moins froids et beaucoup plus chaleureux  , avec un étalage bienvenu de consoles et d'espaces aux couleurs primaires et non plus seulement blanchâtres et sans vie.
            Les uniformes sont aussi beaucoup plus agréables visuellement , plus fonctionnels aussi et beaucoup plus lisibles pour ce qui est des grades.. Les lignes de forces de ces derniers parviennent en plus à allonger la silhouette. Ce test reviendra à plusieurs reprises dans les séries, en particulier dans TNG avec Deanna Troi et l'enseigne Crusher.

         

            On assiste là à un des éléments fondateurs de la formation des officiers de Star Trek, rien de moins. On constate aussi avec plaisir qu'une femme, même si elle reste appelée « Monsieur » peut occuper un poste à responsabilité et de haut rang, ce qui dans le contexte machiste des années 80 est un exploit peu édité au cinéma. Le dernier bon exemple existant pour une franchise aux codes préétablis reste Diana Rigg dans Au service secret de sa majesté qui était une véritable égale de Bond avant que 007 n'affronte une Jill St John plus anecdotique qu'une tapisserie rongée par les mites.
            Star Trek confirme ici un côté autant humain qu'égalitaire et avant gardiste. N'oublions pas non plus que dans l'épisode pilote « The Cage », le rôle du 1er officier étant aussi détenu par une femme , Majel Roddenberry, inénarrable Dr Chapel et inoubliable Lwaxanna Troi par la suite (et accessoirement la voix des computers de StarFleet dans toutes les licences à l'exception d'Enterprise).
            L'arrivée de Kirk expliquant le but de ce test sans issue à Saavik ,le capitaine intérimaire (c'est un test de caractère en fait) permet aussi quelques échanges avec Spock (notons que Saavik et Spock partagent la même première et dernière lettre, bien que cela soit sûrement  anecdotique, quoique...) et McCoy qui démontrent de suite un continuité directe avec TOS dans les rapports les liant et faisant fi du nouveau rapport qui s'était instauré au début de The  Motion Picture. On notera enfin que le fameux trio est d'ores et déjà réuni alors qu'il avait auparavant fallu plus d'une heure pour parvenir à ce résultat. 
            Avant de passer au chapitre suivant, on relèvera le dialogue suivant de Kirk à Saavik : « Faire face à la mort est aussi important que de faire face à la vie, non? » Cette simple punchline résume à elle seule toutes les inquiétudes morales et le coup d'éclat final de Star Trek II , à savoir les considérations liées à l'âge mais aussi une sévère introspection sur la vie elle même qui sera stigmatisée par Genesis également source de mort.
            Cet arc scénaristique majeur plus important encore qu'une quelconque fil rouge commence déjà à se construire remarquablement. En moins de dix minutes, on sent que ce Star Trek va être différent , moins fou, plus posé , plus en adéquation avec nos attentes. Et c'est une bonne chose.
            Tout ce sentiment est d'ailleurs renforcé par l'allusion de McCoy sur le fait que l'Enterprise va être dirigé par un équipage en grande partie novice, ce à quoi Kirk répond que galoper dans le cosmos est une activité de jeunes. Le personnage, en totale opposition au film de Wise où il s'était battu pour obtenir de nouveau l'Enterprise, a acquis une maturité que l'on pouvait alors jusqu'ici lui croire inaccessible.
            Cette impression est renforcée par l'entretien qui suivra avec McCoy et la triste célébration de l'anniversaire de Kirk (qui au vu de ses quartiers se complait véritablement dans le passé, à grand renfort de maquettes de trois mâts et de vielles pétoires accrochées sur les murs) qui le renvoie sans aucune pitié à son âge et à son inactivité forcée (puisque Spock lui a pris bien malgré lui son commandement).
 
-> Le Reliant
 
 sttos II 2Enfin! Un autre vaisseau de Starfleet à l'écran! Terminé le monopole quasi exclusif de l'Enterprise. Depuis TOS, à part un épisode avec deux navires du même modèle, jamais nous n'avions pu voir autre chose que la célèbre soucoupe avec ses deux nacelles de distorsion. Starfleet signifie «flotte stellaire ». Il était temps de démontrer que celle ci existait. Le Reliant est donc un autre navire d'exploration rattaché à la station Regula One qui visuellement parlant reste tout simplement un modèle d'Enterprise ... monté à l'envers! Ce qui en fait un véritable négatif de l'original et vu qu'il sera récupéré par le plus grand ennemi personnel de Kirk, on ne peut qu'apprécier le parallélisme.
            La mission du Reliant va permettre d'aborder la torpille « Genesis ». Arme fameuse qui va nous occuper sur plus de deux films et demi, elle est en fait une source de vie qui a la capacité de faire d'une planète morte et sans vie un oasis interstellaire à l'image de la Terre . Le problème, c'est que mal utilisée, elle détruira toute la vie d'une planète pour en recréer une autre . L'allusion à la Génèse est facile d'un point de vue biblique mais Génèse ne recèle t il pas en soi la fin de quelque chose pour établir un renouveau ?
            Artefact parfait pour une épopée de science fiction, elle permet aussi dans un contexte géopolitique particulier de se muer en pamphlet sur le détournement militaire de la recherche scientifique , via l'arrivée  des armes bactériologiques , qui seront aussi , si je puis dire, à l'honneur de l'Espion qui m'aimait , dont le badguy souhaite détruire le monde pour le bénéfice d'espèces marines. On citera aussi Moonraker , dont la finalité demeure cependant un soupçon moins noble . Pour revenir à Star Trek, notons que l'équipe scientifique à la tête du projet est menée par une ex de Kirk (dont on a jamais entendu parler, mais bon, vu la réputation de celui ci dans TOS, on ne peut pas en douter) et par son fils.
            Trouvaille scénaristique merveilleuse, le fait que Kirk possède un fils le déchoit de son icône de héros pour le ramener à un niveau humain et donc faillible. Kirk est devenu père, ce qui contribue à le vieillir et va devoir affronter un fils haineux et rebelle quoiqu'il en soit et détestant l'univers militaire. La confrontation s'annonce mémorable.
            La mission Genesis permet aussi de démontrer que la Fédération, à ne pas confondre finalement avec Starfleet, puisque la première est un  conglomérat de diverses puissances, la seconde n'étant que la force  militaire terrestre, est réellement une puissance recherchant à s'accomplir dans l'exploration , d'autant plus que cette dernière peut encore s'accomplir dans un laboratoire.
            Le Reliant, dans sa quête de planète vierge, va finir par dégoter un planétoïde dénommé Ceti Alpha 6 (CA6) . Désertique, avec des conditions climatiques déplorables, elle semble sans vie si ce n'est une courbe énergétique intrigante qui va conduire le pauvre Chekov à rencontrer Kahn de nouveau.
            On comprend alors l'absence de Chekov jusqu'ici car pour des raisons de crédibilité, il fallait garder un élément connu de TOS pour effectuer un bref rappel historique pour les néophytes potentiels.  Chekov reconnaît Kahn et inversement bien sûr. L'aura de ce dernier apparaît à travers le nom de son vaisseau échoué qui tétanise Chekov : le Botany Bay ; ce qui démontre l'influence et la peur qui se dégage de Kahn. Ce dernier apparaît ensuite dans un nuage de sable entièrement drapé de frusques pour se protéger. Théâtral, charismatique, le regard marqué par la folie, une carrure physique impressionnante et une emphase verbale unique, voilà ce qui caractérise les premières secondes à l'écran de ce parangon de perversité qui ne demandait pourtant au départ qu'une planète isolée pour y vivre avec les siens. Kirk avait donné suite à sa requête, mais des aléas cosmiques ont décidé de s'en mêler , transformant l'ancien prince de la Terre  en fauve blessé, acculé , affabulant et nourrissant depuis lors une haine sans nom à l'égard de Kirk.
            Ces présentations basculent ensuite sur un terrain horrifique pourtant peu pratiqué par Star Trek jusqu'alors. Généralement, jusqu'à présent, pour figurer l'horreur d'une torture, les réalisateurs optaient plutôt pour la suggestion. Ici, pour introduire le parasite qui va tranquillement s'occuper du cerveau des deux officiers comme un gosse gâté d'un Kinder surprise ; on ne nous épargne rien. De la capture de la bestiole répugnante à son intégration forcée via un casque dans l'oreille de Chekov , tout est montré à l'écran constituant à créer une tension palpable tout en renforçant la démesure de Kahn, qui n'a foi que dans les siens. Et tout basculera quand celui ci découvrira l'existence de Genesis, parfait moyen de détruire Kirk tout en créant le monde qu'il a tant désiré durant ces quinze dernières années.
            Kahn possède maintenant un leitmotiv, doublé d'un vaisseau de la Fédération. Tout est en place pour prendre sa revanche dans un véritable duel sidéral faisant évoluer la notion de Western au delà des étoiles.
 
-> L'Enterprise
 
 sttos II 3Laissons Kahn quelques instants et poursuivons nos pérégrinations sur le film du point de vue de la Fédération . L'un des défauts majeurs du premier film (qui reste pourtant un bon cru du cinéma fantastique) résidait dans la présentation interminable du vaisseau phare de Star Trek sur près de quinze minutes et qui conduisait inévitablement à une mémorable cassure de rythme. Myers ne s'en formalise pas . Il récupère des séquences entières de ce dernier et les réimplantent pour une nouvelle présentation où Kirk à peine attentif est plongé, lunettes sur le nez, dans son livre anniversaire offert par Spock (« C’était la meilleure des époques. C'était la pire des époques »). Une fois de plus, qu'il s'agisse de la très courte visite d'inspection, de l'arrimage de la navette amirale ou du départ de l'Enterprise , le fil rouge reste les introspections sur l'âge et la mort. Les répliques partent dans ce sens avec « Nous avons connu la mort ensemble », « Ces jeunes ne connaissent rien ...».
            Il reste amusant de signaler aussi que dans ce métrage, de nombreux personnages principaux ont leur propre sidekick de 30 ans leur cadet. Scotty et son plus jeune neveu, Spock et Saavik, Kirk et son fils, Kahn et Joachim... Tout concourt à établir une comparaison permanente entre la fougue et l’expérience, la jeunesse et la vieillesse, l'ancienne et la nouvelle génération qui a de plus une fâcheuse propension à mourir dans des circonstances tragiques (seule Saavik survit à la fin de la série des films classiques...).
            L'Enterprise prend donc  son envol, en route vers la station orbitale Regula One pour sauver ou du moins comprendre les nouvelles directives sur le projet Genesis.
            Pour ce faire, nous assistons à une scène à la chaleur humaine incomparable (ayant de plus à l'origine le personnage qui refoule le plus son humanité alors qu'un individu comme Kahn qui se veut la perfection même de la nature humaine ne parviendra jamais à ce stade de  compréhension de l'autre qui demande tant d'abnégation) , témoins d'une amitié qui a résisté à bien des épreuves dans la passation de pouvoir que Spock exécute en faveur de Kirk, évitant ainsi les luttes intestines de pouvoir , réminiscences de The Motion Picture, et démontrant la logique sans faille du Vulcain, qui bien que soulignant son côté alien reste le seul personnage des franchises TOS à avoir aussi bien cerné les vicissitudes des émotions et des travers humains . Kirk récupère son commandement, il est de nouveau une entité entière, à la barre de son vaisseau. L'aventure commence (enfin, diront certains).
 
-> Genesis
 
            Pour tout ceux qui n'ont pas vu le film 20 fois, contrairement à votre serviteur, le métrage va enfin prendre le temps de s'attarder sur Genesis en propre, projet qui résume à lui seul les enjeux du film avec cette phrase du Dr Marcus : « Genesis, c'est la vie naissant de la mort ». Toutes les possibilités vont être exposées à travers un film d'animation qui bien que pouvant paraître extrêmement novateur pour l'époque a su conserver le remarquable mérite d'avoir très bien vieilli . Normal quand on sait qu'il s'agit ici d'une des premières animations des studios Pixar pour le grand écran.  
            Et par delà la portée militaire symbolisée par Kirk ou scientifique symbolisée par Spock , c'est toute la déviance morale qui va être soulignée par McCoy reformant ainsi le triptyque initial(pour plus de détails , un clic sur The Motion Picture finira de vous éclairer sur ce point).
            L'homme a quitté la planète Terre puis l'Espace l'entourant. Il désire maintenant s'approcher aussi près que possible de Dieu et va tenter de maîtriser le processus de création. A force de vouloir s'élever constamment , ce dernier ne va t il pas dépasser certaines limites?  Comment ne pas souligner alors l'échec de la précédente tentative ayant conduit à la création de Kahn mais aussi aux guerres eugéniques de la fin du 20ème siècle que Chekov a mentionné plus tôt avec tant de clairvoyance ? Sans l'intervention de McCoy qui, via une citation détournée de la Bible  ,précise que l'homme peut créer la Terre en 6mn là où il avait fallu 6 jours à Dieu , aurait on vraiment réfléchi à cet aspect de Genesis? J'en doute fortement, après 45mn de film où le problème d'éthique n'est même pas esquissé. Le procédé de Terraformage,déjà peu respectueux de la planète où il est effectué disparaît alors au profit d'un nouveau moyen d'annexion pour une humanité qui bien que se croyant évoluée , n'hésite pourtant pas à remodeler des mondes selon ses besoins et à son image . Starfleet viole donc du même coup sa fameuse directive première en s'ingérant dans le développement naturel d'une planète   et en provoquant une pollution technologique d'envergure la modification à jamais. L'homme respecte le développement des peuples mais pas celui de la Nature. L'infaillibilité morale de la Fédération n'est plus. C'est une structure conquérante, assimilable aux Klingons et même aux Borgs.
 
-> Duel(s)
 
 sttos II 5La première  confrontation entre Kirk et Kahn (qui partagent eux aussi la même initiale d'ailleurs , tous deux pour un nom de quatre lettres ce qui démontre une antinomie sévère , accidentelle à priori, mais réelle) va aussi être épique qu'intensive , l'intellect supérieur de l'un se heurtant à l'expérience de l'autre . Kirk va essuyer le premier tir au prix d'une erreur de débutant , soulignée avant le premier assaut par un officier encore novice, La confiance en soi et en l'autre va conduire l'Enterprise a subir le premier assaut sérieux de son histoire (si l'on excepte les destructions successives encaissées dans la série éponyme par les Xindis , dixit les quelques lignes à paraître prochainement sur la saison 3), n'hésitant pas  à exhiber de belles balafres sur sa coque extérieure. L'Enterprise n'est plus alors le vaisseau invincible que l'on a connu et au même titre que son capitaine qui sort d'on ne sait où ses lunettes en pleines négociations, il montre lui aussi des signes de faiblesse et de fragilité.
            On poursuivra sur la réaction de l'équipage. Malgré les explosions, les plus anciens restent à leur poste tandis que les plus jeunes se carapatent dans tous les sens, salle des machines en tête.          

            Mais ce qui est le plus probant, c'est l'apparition jubilatoire de Kahn à Kirk et le fait que celui ci , dépassé par son orgueil démesuré et le désir de vengeance qui l'habite , passe d'une victoire évidente à une défaite inattendue du à un ennemi blessé et acculé. Et qu'y a t il de pire qu'une bête blessée et poussée dans ses retranchements? Néanmoins, la victoire passagère a un coût énorme. Kirk n'accepte pas le fait qu'il ait remporté la victoire là où il n'y avait même pas du y avoir de combat souligné par un accès de rage où il se maudit de ne pas avoir respecté le règlement. De plus, le nouvel Enterprise comptabilise ses premières pertes au cinéma , Ilia et Decker dans the Motion Picture étant partis de leur propre initiative... ou presque ; mais vivant toujours sous une forme ou une autre.
            Ici, l'infirmerie est remplie de blessés graves et de cadavres, y compris celui du neveu de Scotty qui professionnel jusqu'au bout voudra savoir si son sacrifice n'aura pas été vain pour le salut du plus grand nombre, notion qui revient pour la seconde fois après une première allusion entre Kirk et Spock précédemment.
            L'avantage est donc à Kirk pour le moment. Mais cela va être de courte durée en attendant un second duel qui va conduire nos deux vaisseaux sur Regula One où l'équipage va trouver une équipe scientifique massacrée par un émule de Predator. En passant, on notera que c'est la première fois qu'un proche d'un des membres principaux d'équipage est touché depuis les débuts de TOS.

            Kirk se rend donc sur Regula One ou après avoir détaché les différents corps sans vie de l’équipe scientifique, il découvre ce qui pourrait être les données et la torpille Genesis. Avant de se téléporter sur place, il retrouve aussi les deux officiers complètement groggy.

            Tout ce petit monde regagne donc l’intérieur de la planète et Kahn qui a gardé une emprise sur Chekov et Ferrel parvient encore une fois à tirer avantage de la situation en laissant Kirk livré à lui même enterré vivant tout en s’emparant de Genesis (Scène onirique superbe d’un plan sur une planète morte dominée par les cris de désespoir de Kirk).

sttos II 1Cette scène, qui s’intègre parfaitement à la volonté d’action du film (alors que Kirk et Kahn ne sont jamais physiquement ensemble à l’écran) permet de voir un aperçu de la puissance et du potentiel du projet du Dr Marcus , via la courte séquence de repos devant l’Oasis Genesis. Elle permet aussi de savourer l’expérience d’officier de Kirk, qualité qui manque à Kahn bien qu’il soit supérieurement intelligent, et de profiter de la manipulation dont ce dernier est la victime.  La situation commence à changer. Les rapports de force s’inverse progressivement et c’est avec toutes les cartes en main que Kirk va conduire Kahn à sa perte ; ce même Kahn qui aurait pu au mieux partir à la conquête de l’espace avec une puissance quasi divine à portée de main (piste de nouveau explorée avec Christopher lloyd en Klingon dans l’opus suivant) , au pire de créer sa propre planète et y régner en maître.

            Au lieu de cela, son orgueil le pousse à vouloir une victoire totale, quitte à contrevenir à l’accord tacite passé avec l’amiral en charge de l’Enterprise. Il veut la coque du vaisseau comme trophée de chasse.       Ce qui va nous conduire à un véritable festival de la part de Meyer . Fort d’avoir deux vaisseaux de disponible en plus du superbe décor que représente la nébuleuse Mutara , le spectateur va se retrouver devant un jeu de piste stellaire avec multiplication de plan séquences assez jouissifs (il faudra attendre Nemesis pour connaître de nouveau l’excitation d’un combat spatial d’une telle intensité) . Tout va être essayé : superposition des navires, affrontements latéraux, faciaux, esquives de dernière minute…. Pour terminer sur l’annihilation du Reliant, remarquablement et minutieusement mise en image (pensez donc, un vaisseau de Starfleet qu’on moralement démantibuler sans arrière pensée, l’occasion était trop belle !) tandis que Kahn reste seul aux commandes, mutilé et enfin conscient de la chance qui lui était offert, chance qu’il a gâché, toujours au nom de la vengeance. Il n’hésite d’ailleurs pas à en tenir Kirk responsable, « vomissant sur lui son dernier souffle ».

            Les deux vaisseaux étant immobilisés, il décide alors de chercher Genesis, afin d’emporter Kirk avec lui dans la tombe. De là à dire qu’avec ce personnage, Star Trek lorgne du côté de Shakespeare …   

            On sait alors qu’une planète va être crée, on sait que l’Enterprise va réussir à se sauver in extremis et on attend l’Happy End de rigueur…. Sauf que pour une fois, le film prend tout le monde à contre-pied et sacrifie son personnage le plus emblématique dans une ultime scène (vu l’âge du film, d’aucun sauront me pardonner ce spolier) extraordinaire du justesse et d’émotion. Spock se suicide pour sauver l’équipage sous le prétexte logique qu’un seul doit pouvoir s’effacer au profit de la collectivité. Et pendant que la vie trouve son chemin, celle de Spock s’éteint sous les yeux impuissants de Kirk avec une petite idée judicieuse dans l’emploi de parois transparentes séparant les deux protagonistes. Le parallèle établi par Spock avec le test du Kobayashi Maru est évident, souligné par ce dernier, avant qu’il ne s’éteigne sur un ultime « ayez une vie longue et prospère ». le plan s’arrête sur les deux acteurs dos à dos effondré (Spock ayant été digne jusqu’au bout et ne rendant son dernier souffle que face au spectateur silencieux).

 

            Je n’en dirais pas plus pour laisser au néophyte le plaisir de savourer ce moment culotté et unique dans l’histoire des franchises et je vous donne rendez vous pour le troisième opus sobrement intitulé « The search for Spock » .

 

 

 

 

 

Star Trek II La colère de Kahn (Star Trek II The Wrath of Kahn)


1982 – Paramount Pictures

Réalisateur : Nicholas Meyer
Acteurs : William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley, James Doohan......

 

Disponible en dvd simple et collector (avec version director's cut)  et en blu ray (le blu ray US est free zone avec VFF et vostfr) 

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 20:31

st-1.jpgCe film esthétiquement très réussi possède quelques qualités mais de trop nombreux défauts . Navet pour les uns métrage réussi pour les autres, je me place entre les deux et le considère bancal.

L’histoire est sympathique, bien que vu mille fois. A savoir, en bref , deux frères amoureux de la même femme. Ils s’affrontent pour elle devant leur « père » un tantinet castrateur et elle meurt. Chacun part de son côté puis vengeance puis union pour tuer père castrateur. Le tout à renfort de combats (parfois alambiqués) sympa laissant présager du bon fighting bourrin à l’orée d’un DBZ chez la Fox. (En espérant que les coupes de cheveux ne suivront pas) .
Sonny Chiba en méchant était au départ une bonne idée mais, comme pour Cary-Hiroyuki Tagawa dans Mortal Kombat, il en fait beaucoup trop (mauvaise habitude dans le monde du jeu vidéo, dixit Résident Evil, Mortal Kombat II et autre Doom ou c’est The Rock, aussi expressif qu’un barreau de chaise rongé par un chien en rut, qui remporte la plame), comme tout ce petit monde d’ailleurs. Shu Qui, par contre, est sévèrement casse-couilles (sa prestation dans le 1er Transporteur ou dans The Eye 2 ne m’a pas plus convaincu) A la fin, on se surprend à se demander ce que cela aurait donné en jeu vidéo, vu la qualité de cette cinématique de 2h.
Pourtant, malgré l’amourette un peu idiote avec cette paumée qui aime les cailloux (comme quoi les choses st-2.jpgsimples…) et le sur jeu général, on réussit à trouver de bons (petits passages) au milieu de (grandes) longueurs (Ah, le plan drague à la superman au milieu des lucioles…), les meilleurs moments restant l’affrontement (trop court) entre frère et le combat final contre Dominateur. En fait, la demi heure que l’on peut retirer du film à ce niveau là, (le dragon de feu étant vraiment trop laid et n’étant pas excusable, le film datant de 1998 alors que les brachiosaures de Jurassic Park (1993) qui n’étaient même pas animés par ordinateurs étaient mille fois plus réussis) rend le tout à peu près acceptable. On en ressort avec quelques images en têtes … Sympa donc, malgré l’impression de pétard mouillé.

 

 

 

 

 

The Stormriders (Feng yun xiong ba tian xia)

1998 – Metropolitan Filmexport

Réalisateur : Andrew Lau

Acteurs : Aaron Kwok, Sonny Chiba

Genre : Fantastique

Disponible en dvd simple édition limitée chez HK

Une suite est sortie l'année dernière en Bluray , The Storm Warriors

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 09:53

Hier fut une excellente journée côté réception. J'ai en effet passé une commande sur le bon coin il y a peu de temps (un super site de petites annonces entre particuliers, gratuit, relativement fiable du moment qu'on reste prudent et et que la communication avec le vendeur potentiel se passe bien, élément indispensable à mon sens pour jauger du niveau de crédibilité de la bonne affaire, surtout si ce dernier est assez patient pour accepter de négocier et de répondre à vos questions, en live de préférence, ce qui a été le cas ici.)

 

Sans compter un petit tour au cash du coin....

 

De quoi recharger les batteries du lecteur assidu que je suis en tous cas. Et comme il n'y a pas que les rondelles dans la vie ^^....

 

Petit tour d'horizon des derniers achats!

 

on commencera par les dvd:

The-Master.jpg  Jacky-Chan-Doc.jpg

 

Car oui, je pars du principe que si le blu ray atteint parfois des critères d'excellence, le dvd n'en est pas mort pour autant. Beaucoup de films n'existeront pour longtemps encore que sur ce format et certains ne verront jamais le jour du côté bleu car leur intérêt commercial est proche du néant , tout comme un remastering efficace qui ne serait jamais amorti. Le documentaire d'une heure sur la vie de Jacky Chan retrace sa carrière depuis ses débuts jusqu'à Rush Hour à peu de choses près. le doc est bien construit, assez riche compte tenu de la carrière foisonnante de l'artiste qui a su évoluer avec le temps que ce soit dans ses rôles de pentomine de sa jeunesse à une quantité industrielle de bons films d'action et d'aventure ensuite pour finalement bifurquer sur sa carrière américaine un peu moins heureuse à mon sens. Autant Le Smoking ou les deux premiers Rush Hour étaient frais et sympas, autant Kung Fu Nanny ou bien encore le trop faible Médaillon (Billet à venir sur ce film d'ailleurs dans un avenir proche ^^) étaient dispensables ou largement perfectibles. Heureusement qu'entre temps , on a eu droit à des perles comme New Police Story (tourné à domicile et que je ne peux que vivement conseiller tant le métrage est excellent, tant au niveau personnage qu'au niveau intrigue et action) et même le remake de Karaté Kid qui réussi à se différencier suffisamment de l'original pour acquérir sa propre identité. Le documentaire pour en revenir à lui ne coûtait qu'un euro pendant une promotion de courte durée chez Auchan. Cela aurait été bête de se priver d'autant que les dvd et BR de l'acteur occupent quasiment une étagère à la maison ^^.

 

The Master m'est par contre totalement inédit. Acheté d'occasion sur un forum (merci Kenshiro) , je n'ai même pas un résumé pour me faire une idée du pitch de base. Il appartient à cette collection particulière de New Line éditée en format italien et qui s'apparente de loin à un livre.L'intérêt de cette collection ne réside évidemment pas dans ce format certes classe mais peu pratique pour nos éditions françaises mais dans le fait que les films sont remasterisés et pressés avec leur VO et une piste vostfr, ce qui permet souvent de les redécouvrir. Ceux qui auront vu pour ne citer qu'eux Opération Condor ou La hyène intrépide dans leur langue originale comprendront aisément où je veux en venir. je n'ai rien contre les doublages français en général (la série Scrubs pour moi doit beaucoup à ce dernier) mais des films asiatiques se doivent d'être vus en VO tant les vf sont souvent surjouées ou éloignées du message original.

 

Curiosité donc pour ce film de Tsui Hark avec Jet Li (deux gages d'un bon moment en perspective logiquement) mais dont lesretours positifs de çi de là me conforte dans la perspective deune soirée sympa.

 

Côté BR, c'est un poil plus chargé :

 

Ghost-Rider-BR.jpg http://ecx.images-amazon.com/images/I/41EAAIEmo7L._SL500_AA300_.jpg Succer-Punck-steelbook-BR.jpg Terminator-III-Blu-Ray.jpg Tron-l-heritage-BR.jpg

 

Merci tout d'abord à blurayenfrançais pour le bon plan. De plus, cela m'a permis d'avoir deux steelbooks (boitiers acier) avec Largo et Succer ^^. J'aime beaucoup ce format, ma bluraythèque, mois, mais on s'en fiche de son avis. Cela donne un cachet certain au film nonobstant un cachet collection indéniable. Quand je peux avoir le choix, à prix égal entre un boitier amaray (plastique) et acier, je n'hésite pas longtemps. Maintenant, si dans une commande de ce type, j'en récupère aussi, c'est la cerise sur le gateau, dans le cas contraire, vu que c'est quand même le film qui m'intéresse le plus....

 

Vu que Ghost Rider 2 est bientôt prévu au cinéma :

 

 

 

 

... et que c'est un de mes personnages de comics Marvel préféré (au point de me faire différer l'achat de Marvel vs Capcom 3 sur XBOX 360 pour attendre la sortie de la version Ultimate en décembre justement parce qu'il est dedans avec Doc Strange et Iron Fist) , je me suis dit que l'occasion était trop belle pour ne pas le reprendre en BR (je possède déjà le steelbook DVD et le dvd Z1 avec la version longue, et oui....) pour me faire une soirée popcorn en HD. Certes, le film ne décolle pas côté scénario à l'instar d'un Batman à la sauce Nolan, ni même en action version X Men ou autre mais je trouve le métrage sympa et les effets assez réussis pour replonger encore une fois mon museau dans le vent laissé par la moto du Rider! Les goûts et les couleurs... ^^

 

Terminator III était plutôt sympa et je voulais le rédécouvrir en BR depuis un petit moment, d'autant que le 2 (édition skynet, pas l'autre, immonde, ils ont quand même réussi à nous refaire le coup du dvd avec un nombre incalculable d'éditions, plutôt que de nous en sortir directement une comme il faut) et le 4 se demandaient où était leur petit frère. Le transfert SD à l'époque sur écran CRT m'avait bluffé, j'espère de nouveau être surpris avec le passage à la HD, d'autant que le métrage en lui même possède son lot de bonnes scènes (poursuite avec camion de chantier et j'en passe, y compris la scène du cimetière).

 

Enfin, car cette commande a été faite pour ces trois titres finalement, obtenus à un prix sympa qu'Amazon ne proposera pas avant un très long moment, Succer Punch, Largo Winch II et Tron l'héritage.

 

Succer Punch m'avait simplement marqué avec sa bande annonce à l'époque de sa sortie, et comme Snyder est derrière la caméra , je ne pense pas être déçu....

 

J'avais énormément apprécié Largo premier du nom, positivement surpris par la qualité de la réalisation et par le jeu de Sisley qui s'est littéralement approprié le personnage, ce qui n'était pas gagné tant son physique était éloigné des canons de la BD. Le fait que je n'ai jamais mis le nez dans un album de Van Hamme participe peut être à l'appréciation globale de la version en chair et en os , qui sait? J'espère que la suite sera à la hauteur de son aînée.

 

Le Tron des années 80 posséde un charme surrané et une patine plastique unique dans les annales du cinéma. Beaucoup d'ingéniosité pour une histoire avant gardiste m'avait laissé une très bon

ne impression quand j'ai vu les pérégrinations des héros électroniques de Disney pour la première fois il y a un an environ.

 

J'étais un peu sceptique quant à l'idée d'une suite impliquant encore une fois un rejeton sorti d'on ne sait où partir à la recherche de son père disparu. C'est une idée tellement recyclée qu'elle en est d'une banalité confondante. Et pourtant, malgré les critiques assez négatives, j'ai tenté le coup hier soir et ..... je vous idrais ce que j'en pense dans un billet à venir lui aussi ^^. il ne faut pas tout lâcher le même jour !

 

Côtés mangas :

 

Bleach-01.jpg Hikaru-No-go-03.jpg Kenshin-26.jpg Kenshin-27.jpg La-fille-des-enfers-01.jpg

 

J'ai pris Bleach car l'occasion de se plonger dans cette histoire au succès envahissant (moins qu'un Naruto, ok, mais quand même) commençait à me titiller depuis un moment. Pour 1.60€ le tome dans cette fournée, je ne risquais pas grand chose. Las, si jamais j'accroche, j'ai vu qu'ils  en étaient au 52° tome .... va me falloir une chambre de plus si je les prends tous ^^. J'aime les shonen, et celui ci est visiblement l'un des étalons références....

 

J'avais beaucoup aimé l'animé Hikaru No Go que j'avais avalé en intégralité en mois d'un mois (six épisodes à chaque fois que je rentrais du boulot!) et grâce auquel j'ai découvert le jeu de Go (jeu pour lequel je n'ai absolument aucune logique, et grâce à qui j'ai pû prendre des tollées de la part de gamin de dix ans d'âge sur Internet. Surtout un gosse US ... d'un autre côté il avait un tel humour pour son âge, que je jouait à la fin juste pour discuter avec lui !). Le n° 3 traînant derrière une pile de bouquins de poche et je me suis dit que je ne pouvais le laisser là, à prendre la poussière. je l'ai lu rapidement hier soir, visiblement, le manga est encore mieux que l'animé. Il ne me reste qu'à trouver la vingtaine de titres qui me manque, mais ce n'est pas grave, j'aime bien boucher les trous au fur et à mesure, c'est ma façon moderne de jouer aux albums panini, avec des images qui se regardent et qui se lisent.

 

Les deux Kenshin me permette de compléter la série en cours, faudrait juste que je trouve le temps de les lire aussi et de voir l'animé reçu dans le cadre de la collection GOLD.

 

La fille des enfers pour terminer, histoire de découvrir ce titre dont j'ai aussi entendu parler depuis un moment.

 

Et côté livres (mais quand vais je pouvoir me plonger dedans avec tout ce que j'ai à faire ??):

 

Du Grisham car primo j'adore les romans judiciaires et secundo je suis fandu style et des intrigues de l'auteur (en ce moment, histoire de m'aérer l'esprit, je compulse L'ordre Noir de Descosse qui n'est pas mal non plus dans le genre, même si le côté prétoire est plus un prétexte à l'intrigue qu'autre chose, mais bon, c'est divertissant et c'est bien là l'essentiel!) , du King car je n'avais pas encore lu Marche ou Crève et que mon Misery version poche à les pages qui se barrent à force d'avoir été lu!

 

Grisham-John---Le-contrat.jpg King-Stephen---Marche-ou-creve.jpg King-Stephen---Misery-GM.jpg Kube-Mc-Dowell-Michael-P.---Star-Wars---La-crise-de-la-flot.jpg Kube-Mc-Dowell-Michael-P.---Star-Wars---La-crise-d-copie-1.jpg

Luceno---Star-Wars---Vent-de-trahison.jpg McBride-Allen-Roger---Star-Wars---La-trilogie-corellienne--.jpg McBride-Allen-Roger---Star-Wars---La-trilogie-core-copie-1.jpg McIntyre-Vonda-N.---Star-Wars---L-etoile-de-Cristal.jpg Zahn-Timothy---Star-Wars---La-main-de-Thrawn---01---Le-spec.jpg Zahn-Timothy---Star-Wars---La-main-de-Thrawn---02---Vision-.jpg

 

La fournée de Star Wars... à 0.50€ pièce, pourquoi se priver? Je lisais ces romans de gare quand j'étais au lycée. Trêve à Bakura avit été mon premier roman hors canon et il était excellent, tout comme Les Ombres de l'empire ou la première trilogie de Zahn "La croisade noire du Jedi fou"! Donc voir des Zahn que je ne connaissais pas dispo avec les deux premiers tomes de la trilogie Corélienne (j'ai déjà celle de han Solo qui était très agréable à parcourir) et quelques titres one-shot qui peuvent se révéler de bonnes surprises... Y avait plus qu'à!

 

 

 

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