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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 05:56

1972 - 0Dracula évoque généralement deux acteurs chez les fans de fantastique. Bela Lugosi ou Christopher Lee. Les deux interprètes ont d’ailleurs donné leur propre version du célèbre comte vampirique et ont su se démarquer parmi une pléthore d’adaptations plus ou moins réussies. La Hammer a permis en son temps de donner certains fleurons mais aussi des séries B plus discutables.

Je ne vais pas avoir la prétention de vous faire l’article sur l’ensemble des Dracula passés sur grand ou petit écran, mais je tenais à m’attarder sur ce Dracula un peu insolite.

Dracula 1972 par d’un pitch de départ assez malin. Plutôt que de nous remontrer un énième affrontement entre Van Helsing et Dracula en pleine Angleterre victorienne, pourquoi ne pas par une astuce scénaristique basique , déplacer le dit duel en pleine époque contemporaine. Les années 70 sentent bon le flower power, on pourrait s’attendre à une véritable boucherie de la part d’un vampire assoiffé et revanchard sur des jeunes femmes empreintes de paix et d’herbe peu recommandable ?

Le film commence assez bien, sur une scène d’action que je qualifierais de classique pour ce type de production. Cushing et Lee sont en plein affrontement sur le toit d’une voiture tandis Que. l’aube pointe à l’horizon. La musique est de circonstance, les yeux rouges, les mains cherchant le cou de l’adversaire, la présence magnétique des deux acteurs malgré des plans saccadés. Tout est déjà en place jusqu’au départ des chevaux qui prennent leur liberté , laissant la carriole percuter un arbre de plein fouet. Van Helsing est projeté, blessé tandis que le Comte se retrouve empalé sur une des roues brisées. Van Helsing achève le travail et le Comte meurt une nouvelle fois réduit en cendres. L’alpha ayant été terrassé, l’oméga meurt à son tour, privé de raison de vivre. Le tout aura pris quelques minutes, intenses et bien emmenées. Débouche alors un jeune homme à cheval qui aura suive de loin le duel et qui vient récupérer les cendres et la bague du vampire pour ensuite en enterrer une partie à proximité de la tombe de Van Helsing.

Fin de la période victorienne et début du supplice. On attaque directement dans les années 70 et on suit sans entrain aucun les dérives sociétales d’une bande de jeunes en manque de repères et de sensations qui passent leur temps à prendre la vie comme elle se présente, tapant l’incruste aux fêtes de la haute bourgeoisie et ne travaillant évidemment pas. Les jeunes acteurs n’ont rien pour eux, ni qualité de jeu, ni charisme et on souhaite intérieurement qu’ils se fassent tous dézinguer assez vite. Un seul sort du lot, celui qui se prénomme Alucard (comme le hasard fait bien les choses ! Et personne n’est capable de comprendre du premier coup d’œil qu’à défaut d’appartenir à la lignée sanglante, il ne peut en être que le serviteur !). Invité depuis peu dans ce groupe de glandeurs , il va peu à peu se démarquer par des accointances assez occultes qui vont se conclurent par une messe noire grand-guignolesque assez bien réalisée qui se terminera par le retour du Comte himself. La dite cérémonie ayant lieu dans une église désacralisée vouée à la destruction, celle là même qui est jouxtée par le cimetière où furent inhumés à leurs manières chacun des deux ennemis séculaires.

Nous en sommes à près de 40 minutes de métrage et on se dit qu’enfin les choses vont1972 - 2 bouger ! Christopher Lee est quand même en tête d’affiche, il faudrait qu’il se montre un peu ! Et le fait qu’il veuille absolument mettre la main sur la jeune blonde prénommée Jessica est de bonne augure. Ce n’est ni plus ni moins Que. l’arrière petite fille de Van Helsing qui vit chez son grand père, portrait craché du célèbre vampire hunter.

Les meurtres commis par Dracula et son nouveau disciple transformé en vampire sont très softs et insipides (3 en tout et pour tout dont deux seulement seront montrés à l’écran) et conduisent à une enquête policière surprenante de la part d’un Scotland Yard possédant en ses rangs un inspecteur bien avenant sur les théories occultes et qui laissera rapidement la main à Van Helsing Junior magnifiquement campé par un Cushing habit(u)é, même s’il apparaît clairement qu’il cachetonne quand même , tout comme son comparse. 

Le final se bouclera en quelques minutes, dans une ambiance gothique enfin retrouvée au sein même de l’église où tout se termina un siècle plus tôt, et Dracula sera de nouveau vaincu de manière assez maladroite.

La jeune Jessica, destinée à se marier avec Dracula (qui voulait ainsi mettre fin à la lignée des Van Helsing)  en sortira indemne, toujours pure, même si mentalement, je doute sérieusement qu’il en soit de même. Ses amis se sont fait massacrer, son petit ami devenu vampire a essayé de la tuer et j’en passe. Mais c’est secondaire, bien évidemment.   

1972 - 1Ce type de scénario déboucherait aujourd’hui sur des meurtres assez graphiques certes, mais sans plus et on aurait droit à un étron. Que dire de cette version, sentant malheureusement la fin de la célèbre firme britannique ? Pas grand chose. Le film se suit sans intérêt, Cushing portant clairement le tout sur ses frêles épaules. Dans le même style, on ne peut que penser à l’excellent Time after Time de Nicholas Meyer (le gars qui avait réinventé Star Trek au cinéma bien avant Abrams avec les superbes Wrath of Kahn et Terre Inconnue) qui permettait à Jack l’Eventreur de se retrouver à l’époque contemporaine grâce à la machine à voyager dans le temps d’H.G. Wells. Les meurtres étaient souvent suggérés mais l’histoire était solide et riche en suspense.

Côté ambiance, on regrettera que le thème musical principal ne soit d’ailleurs le seul  entendu dans tout le métrage à l’exception du petit morceau sans âme entendu lors de la fête au tout début (et encore, il faut voir la place que cela prend dans la mauvaise bande annonce). 

Au final, un sentiment de gâchis incontestable face à la mauvaise exploitation de tels personnages. Une volonté de manifeste de remplir le tiroir caisse avec quelques noms célèbres sur l’affiche.

 

 

 


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Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 03:55

Les mois se suivent et se ressemblent et les achats connaissent une baisse significative. Besoin de passer à autre chose? manque de temps? Ou d'argent ?  Ou simplement plus l'envie, allez savoir... Le fait d'avoir à peu près tout ce que j'ai toujours voulu avoir en films en stock est peut être une explication plus plausible...

 

Trêve de palabres, entrons directement dans le vif du sujet!

 

Influence asiatique

 

City Hunter (Nicky Larson) - Intégrale (non censurée) - PBioman - Intégrale - Edition Collector (9 DVD + Livret)Chaw [Blu-ray]Fatal fury Intégrale

 

Girl's high school IntégraleSharivan (X-Or 2) - Intégrale - Edition Collector (9 DVD +X-Or - Intégrale - Edition Collector (9 DVD + Livret)Sugarmilk [Broché]

 

La licence City Hunter / Nicky Larson a été récupérée récemment par Kaze, suite à la fermeture de Beez. Qui dit Kaze dit morcellement de la série en une foultitude de coffrets à des prix prohibitifs. Il suffit de repenser aux Mystérieuses cités d'or dont l'intégrale était dispo à 4.99€ chez Cdiscount dans une édition tout à fait convenable et qui a connu une inflation certaine en passant chez Kaze à 49.99€  voir 90€ pour l'édition bluray à venir! Déclic possède encore quelques intégrales de Beez et je ne peux que vous encourager à vous la procurer tant que vous le pouvez encore. Les dvd sont uncut et possèdent la vf anthologique du Club Dorothée ainsi que la vostfr... Du coup, comme j'avais eu l'ensemble des films City Hunter dans le cadre de la collection Gold, j'ai maintenant la totalité de la série.

 

J'ai profité de cette commande pour bénéficier d'une excellente promotion sur des Sentaï de l'enfance de mon aîné (David , si tu passes par là!) afin de pouvoir les découvrir à mon tour. J'ai quelques souvenirs épars de Bioman (je me souviens surtout des jouets en fer qui étaient magnifiques et de la chanson de Bernard Minet!) mais d'après ce que j'ai pu lire à droite et à gauche, l'histoire est bien plus mature que dans les actuels Powers Rangers (tout reste bon à jeter une fois que l'équipe originelle est remplacée de toute manière pour cette adaptation US). Plus vieux encore, X-Or et sa suite directe Sharivan. Là, je vais évoluer en terre inconnue, je ne connais que le générique de l'un et l'autre n'a eu qu'une diffusion quasi confidentielle en France.

 

Comme il n'y a pas que Street Fighter dans la vie, j'ai aussi récupéré l'ensemble des OAV et films de Fatal Fury afin de pouvoir découvrir un peu plus cet univers que je ne connais qu'à travers les crossovers vidéoludiques de Capcom.

 

Chaw était en vente à 1.95€ et me suppliait littérallement de le prendre. Ce que j'ai fais, bien évidemment ! Il s'agirait de l'équivalent de notre Razorback... oui, toujours avec un sanglier sous amphet.... Le sujet à l'air bien barré et assumé, je suis impatient de voir le résultat !

 

Un article reste à part dans cet arrivage, c'est Sugarmilk. Le genre Yaoï n'est pas aussi connu ou apprécié que le traditionnel Shonen voir Seinen dans nos contrées. Il s'agit d'un genre de type romance mais entre garçons. Les histoires sont simples, sont voyeurisme et le trait de l'auteure est très fin, très agréable tandis que le livre en lui-même est de qualité supérieure. Une découverte plus qu'intéressante et prouvant que le monde du manga peut recéler beaucoup de tact et de douceur dans sa relation à l'humain.

 

Girl's High School était offert avec ma commande sur le site de Black Bones. Une petite historiette basée sur des filles qui découvrent le collège... à la sauce japonaise. Fan service à gogo à mon avis mais je verrais bien ce que cela donne.

 

Influence Occidentale

 

Air Force One [Blu-ray]AppalloosaBattleship - Combo Blu-ray + DVD + Copie digitale - BoîtieDoctor Who Series 2 - Volume 1 [DVD] [2005]

 

En Cloque Mode D'Emploi (Blu-Ray) [Blu-ray]Ferris Bueller's Day Off (Bueller...Bueller...Edition) [BluLes Trois Mousquetaires (Blu-ray 3D active + Blu-ray + DVD)Iron sky [Blu-ray]

 

Saw 3D [Blu-ray]Scrubs - The complete boxset -Season 1-9 [Import anglais]The Artist (Oscar® et César 2012 du Meilleur Film et du MThe Outsiders (1983)

 

War of the Worlds rem [Blu-ray]Your Highness [Blu-ray] (2010)

 

Du lourd, du très très lourd avec Air Force One et La Guerre des Mondes. Au visionnage de ce dernier, mon subwoofer a failli tomber de son meuble tant la bande son est monstrueuse ! Et je n'étais qu'à mi volume. Moi qui n'avais pas aimé le film en dvd, je dois dire qu'avec la bonne ambiance sonore, je me suis régalé !

 

Le dvd du Doctor Who est un cas à part. Lors de sa commercialisation en France, l'éditeur France Télévisions a vraiment fait n'importe quoi. Première saison recadrée, troisième saison recadreée aussi et sans vo en plus et j'en passe avec des boitiers à la qualité lamentable. Un partenariat avec la Fnac a permis de résoudre beaucoup de problèmes même si nous n'avons toujours pas droit aux bonus de la BBC (les coffrets anglais vomissent littéralement de programmes complémentaires !) Las, les droits de certains épisodes sont passés à la trappe et nous ne les avons jamais eu en dvd par chez nous. C'est le cas de Christmas Invasion qui est pourtant la première aventure de David Tennant (quand même , excusez du peu!) et qui possède certains éléments clefs qui auront leur importance dans la saison 3 et 4 du Docteur mais aussi dans Torchwood! Pour ceux qui sont intéressés par cet épisode manquant donc et qui ne veulent pas racheter l'intégralité du coffret Uk de la saison2, il est aussi disponible dans le dvd unitaire n° 1 de cette même saison. Et il n'est pas cher, je l'ai eu à 0.09£ ! La vo est toujours aussi agréable à suivre et le sous titrage est accessible en anglais de niveau scolaire type lycée. Donc pas de problèmes majeurs de compréhension.

 

Iron sky est l'un de mes derniers envois du Club Fantastique. J'aimais beaucoup son principe mais leur site vraiment pas à la page a eu raison de ma patience. Trop de problèmes de connexion et des films qui finissent souvent un an plus tard dans des offres amazon. J'ai arrêté les frais mais je salue la sympathie et la volonté de bien faire de son responsable Patrick Violaine. Pour en revenir à Iron Sky, le pitch est tellement improbable et la presse si unanime à son propos que je ne pouvais que tenter le coup. Des nazis planqués depuis la seconde guerre mondiale décident de passe rà l'offensive de nos jours... Que dire de plus ?

 

Saw 7 n'est certes pas la meilleure fin possible pour la saga mais je l'ai eu pour presque rien et je complète ainsi cette série atypique qui aura su relance le torture porn avec de sacrés rebondissements!

 

Les trois mousquetaires version Anderson (le papa des Resident Evil version ciné) est un film popcorn qui dénature complètement le scénario de base pompé sur Alexandre Dumas. D'un autre côté, si vous faites abstraction de toute l'histoire littéraire et cinématographique de ce monument, vous parviendrez alors à passer un moment décérébré certes, mais assez sympa. Les acteurs surjouent au possible, Richelieu est loupé (et pourtant j'aime beaucoup Christopher Waltz), Rochefort et mauvais à souhait (et Mads Mikkelsen prend visiblement beaucoup de plaisir à l'interpréter) alors que Milady nous refait son Alice et que D'Artagnan est beaucoup trop jeune (je sais que dans le bouquin il est censé avoir 18 ans, mais là, on croirait qu'il vient d'entrer au lycée! ). L'intrigue est idiote au possible et parvient à noyer le principe des ferrets sous une avalanche de scènes d'action sans queue ni tête où les mousquetaires se prennent pour des super héros torturés et où Louis 13 n'est préoccupé que par la couleur de son costume quand débarque Buckingham (ridicule Orlando Bloom) ! Et pourtant, pourtant... on, se surprend à suivre le tout ! Allez comprendre!

 

Enfin, entre un Ousiders et un Your Highness (vulgaire, mal joué et pourtant très fun!) , j'ai mis la main sur l'intégrale de Scrubs en import UK. Vous pouvez foncez, toutes les saisons possèdent la vf/vostfr même si ce n'est pas indiqué sur le box. Cette série est un immanquable des 15 dernières années. Totalement décomplexée, extraordinairement drôle et jouée par des comédiens d'une très grande justesse, un vrai bonheur!

 

Merci de m'avoir lu et à la semaine prochaine avec un comte aux dents longues!

 

et petit bonus pour finir (une vidéo sera plus parlante que n'importe quel discours pour un de mes films cultes récupéré en Bluray ce mois ci ):

 

 

 

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Published by Ivenpast - dans Achats - Arrivages
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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 04:03

 FEES 1En cette période propice de surmédiatisation d'une certaine Fée Clochette (le 4° bluray de ses aventures sort actuellement), j'ai trouvé de bon ton de revenir quelque peu sur la grande famille des fées au cinéma mais aussi dans les univers dérivés que sont la littérature et la parodie respectueuse.

 



Néanmoins, avant de m'engager plus en avant sur cette voie de briques jaunes , il serait intéressant d'essayer de définir ce qu'est une fée. Avant touche chose, quelque soit sa forme ou ses origines, la Fée reste une créature fantastique de source le plus souvent populaire, qu'elle soit littéraire ou fantastique. Souvent représentée seule, il faut aussi admettre qu'elle peut et même sait parfaitement vivre en communauté, formant « le bon peuple des fées ». Le terme générique peut regrouper tout un ensemble de créatures fantastiques. La petite luciole avec une paire d'ailes et un soupçon prononcé d'espièglerie à la manière de Clochette reste l'image la plus forte  dans l'imaginaire collectif, merci Disney.


               

 

FEES 2

Cependant, elle peut aussi s'appliquer à toute créature féminine (les fées masculines étant moins souvent mises en avant) possédant un soupçon de magie, ainsi, un individu qui ne se définit pas comme sorcière mais qui est capable de voler, de lancer des sortilèges ou bien encore d'avoir une incidence sur le futur (ou le passé!) peut prétendre à ce titre . Le mélange des légendes, les influences multiples de la fantasy à Harry Potter ont conduit à cet amalgame.  

 


De plus, bien qu'essentiellement ressentie comme une valeur positive, il existe , comme dans tout univers dichotomique, de mauvaises fées, ou des chemins de traverse leur permettant de justifier de mauvaises actions (pas forcément maléfiques d'ailleurs) selon leurs propres critères. Clochette, aussi adorable soit elle (elle reviendra souvent en exemple, ce sujet lui étant un peu dédié) n'a t elle pas essayé de tuer Wendy puis Jane? N'a t elle pas conclu un pacte avec l'ennemi Crochet? La fée de Shrek elle même, star parmi les stars, n'est elle pas une simple manipulatrice ? Les exemples pourraient être légion.


C'est ce caractère partagé qui rend intéressant ces êtres particuliers, car soumis aux même libre arbitre que les simples mortels au contraire d'une licorne qui aussi belle soit elle ne commettra jamais de mauvaise action (si vous connaissez des cas de licorne noire, n'hésitez pas, je suis le premier à tendre une oreille attentive).

 

Enfin, au delà de ces considérations anthropomorphes, on pourra aussi citer le dictionnaire de Furetière qui définit une fée comme « une chose enchantée par quelque puissance supérieure , des armes fées qui ne peuvent être percées » … De ce principe , des objets enchantés indestructibles peuvent être considérés comme des fées. Durandal, Excalibur et autre Stormbringer …. il y a là de quoi s'amuser un moment si on veut tous (toutes?) les recenser.

 

FEES 3Le cinéma et la télévision, en plus de piller ce patrimoine fantastique , hérité de la tradition orale et des chansons de geste  sont parvenus à passer outre, à se réapproprier ces légendes pour en crée de nouvelles. Nous ne porterons ici aucun jugement de valeur mais reconnaîtrons aisément que ce bestiaire particulier n'a depuis cessé d'évoluer et de de s'agrandir encore et encore . Et si on y ajoute les univers vidéo ludiques, on frôle alors un tsunami artistique et créatif salvateur dans notre tristounet monde réel.

 


Pour ce trombinoscope qui ne pourra être exhaustif, nous nous concentrerons sur les fées les plus connues , en passant des fées marraines aux créations d'aujourd'hui, nonobstant un petit détour par les magical girls de la japanimation. En route donc, à grand renfort de poussière de fée!

 

« Babidi, Bobidi Boo! »

 


Dans l'ensemble des contes pour enfants , que ce soit en littérature ou en live ciné/tv, une figure récurrente de la fée vient inlassablement prendre la défense du héros, il s'agit de la fée marraine. Ce personnage peut prendre de multiples apparences même si dans les esprits, elle reste souvent représentée sous les traits d'une femme (grande ou petite, cela n'a guère d'importance en fait) bénéfique un peu potelée. Ses pouvoirs restent divers mais sont réservés à l'usage exclusif de son/sa filleul/le. Une exception néanmoins, dans le très bon troisième chapitre de Cendrillon, où la marâtre parvient à mettre la main sur les facultés magiques de la protectrice de la nouvelle princesse, via sa baguette magique.

 

FEES 4
C'est alors un festival démontrant que le pouvoir en soi est une entité  pure, dont les orientations dépendent uniquement de son utilisateur. Et côté maléfices, la nouvelle venue trouve dans ce trombinoscope une place tout à fait légitime car en s'emparant de la baguette, elle devient elle même une mauvaise fée (qui a dit qu'elles devaient forcément être bonnes ?). C'est alors un festival qui se déclenche sous nos yeux, de la réincarnation de Lucifer en cocher diabolique à une remontée dans le temps fatale. Une grosse bouffée de fraîcheur aux senteurs de fiel qui régalera les plus jeunes et impressionnera les plus grands par son traitement graphique inespéré , surtout pour un direct to video.


Ce cas particulier mis de côté, la fée marraine va reste un adjuvant indispensable au bon déroulement de l'intrigue et de la destinée de ce qui se révèlera souvent (voir quasi exclusivement) être une fille qui deviendra princesse. A croire que les pauvres gueuses ne peuvent changer de condition. Ne me citez pas Cendrillon en contre exemple ou bien encore Blanche Neige car elles étaient tout de même toutes les deux biens nées. Ce sont les caprices du destin qui les ont conduite  à la misère. Un autre point important, la fée marraine intervient à un moment clef de la vie de la jeune fille, généralement pour la protéger de velléités familiales particulièrement injustes.

 

FEES 5

 

On citera bien évidemment la marraine de Cendrillon, qui n'est d'ailleurs appelée que sous ce pseudonyme et qui représente une véritable icône de la bonté : ronde, âgée mais pas trop, des formules magiques et des chansons entraînantes et agréables pour une féerie visuelle de ses pouvoirs. On pourrait presque l'apparenter à une cousine plus expérimentée de Mary Poppins. Son arrivée salutaire,bien que légèrement tardive, vu ce que la pauvre a pu subir (et subira encore après le fameux bal), permet à Cendrillon de pouvoir se rendre à une réception capitale pour son avenir. Précisons que Cendrillon insiste sur un point de détail important: les marraines fées possèdent de grands pouvoirs mais connaissent aussi leurs limites, ici temporelles. Les fées ne sont donc pas toutes puissantes.

 

 

 

FEES 6Cependant, on ne peut réduire l'intervention d'un univers magique uniquement pour offrir , même pour un temps limité, de belles robes et une livrée royale. La fée marraine peut aussi intervenir pour conjurer un mauvais sort. Aurore n'aura pas trop de plusieurs  marraines (sept chez Perrault, Treize chez Grimm contre trois dans la version Disney, chacun de ces chiffres étant sérieusement réfléchi pour être en rapport avec des symboles superstitieux ou fort dans l'inconscient collectif. 7,13 et 3 sont tous hautement symboliques, socialement comme religieusement)  pour limiter les dégâts de Maléfique qui parvint en un instant par péché d'orgueil à condamner un royaume entier. Maléfique n'existe d'ailleurs pas dans les contes classiques. Il s'agit d'une invention toute disneyienne. En fait, à l'origine, Maléfique n'est autre que la Fée Carabosse, particulièrement laide, âgée et difforme. Un exemple rare de mauvaise fée, mais démontrant que la dichotomie bien/mal usée jusqu'à la trame aujourd'hui, s'applique bien dans cet univers ci aussi. On pourra quand même lui préférer Maléfique dont l'envergure et le charisme ne trouveront plus jamais d'égal dans les productions pour enfant , si ce n'est un écho peut être avec Ursula dans La Petite Sirène


Côté bien donc, il en résultera trois petits  fées malicieuses, véritables substituts maternels, aussi attachantes FEES 7que riches en couleurs vives. Le petit plus dans cette adaptation reste qu'elles n'aident pas que leur protégée. Philippe bénéficiera aussi de leur aide pour aller vaincre le dragon dans une scène à la tension anthologique pour un animé destiné au jeune public (des réminiscences évidentes se retrouveront d'ailleurs dans le Dragon du Lac de Feu). Pour en terminer avec la Belle au bois dormant, on notera qu'en plus de défendre la vie d'Aurore, les fées se sont penchées sur son berceau pour lui prodiguer moult dons : beauté , esprit, grâce et j'en passe. C'est ici une image classique de la fée. Finalement, la fonction de la marraine fée reste ici du domaine du protecteur ou du mentor, notion assez proche de l'imagerie sociétale actuelle. Un parrain ou une marraine, c'est simplement un soutien de renfort ou de remplacement en cas de drame touchant les parents légitime.

 

Malgré une codification assez basique, on s'intéressera un instant aux figures masculines. Une quasi exclusivité des héroïnes féminines ne signifie pas pour autant que les chromosomes XY soient exclus de l'affaire. Dans le conte Riquet à la houppe, une reine accouche d'un enfant remarquablement laid. Une fée qui passait par là lui octroya en compensation l'esprit. La valse des équivalences et des parcours initiatiques entrant en jeu , cette tare et cette faculté rencontreraient leur Némésis pour donner finalement un coupe parfait et très équilibré.


FEES 8La double notion de maturité et d'évolution  est redoutablement importante dans toutes ces histoires classiques. Tous ces personnages qui recourent à l'aide des fées sont des enfants ou des adolescents en proie à la méchanceté et/ou l'incompréhension du monde des adultes. L'exemple le plus frappant reste quand même celui de Peau d'Ane qui à l'instar du Petit Chaperon Rouge est l'une des rares fables à aborder de front la sexualité dans ce qu'elle a de plus détestable. La Belle au Bois dormant ou bien encore Cendrillon renvoient à un éveil  de la conscience amoureuse et du langage du corps que l'on peut qualifier de naturel , les deux héroïnes étant toutes deux âgées de plus de 16 ans. Le prince libérateur qui viendra les emmener ne peut être qualifier de pédophile, car lui même n'est guère plus âgé. Des amours naissantes mais naturelles en somme. Peau d'Ane devra elle faire face à un père incestueux voulant l'épouser suite à une promesse faite à sa défunte épouse de ne se marier qu'à une femme plus belle qu'elle, même au détriment des trésors de son royaume.

 

La fée marraine se porte en parangon des valeurs morales et permet à l'enfant de se construire une vision constructive de son rapport à l'autre. Pour Peau d'âne, le message subliminal reste simple à l'âge du complexe d'Oedipe. On aime ses parents, on ne les épousent pas. Ces derniers ne peuvent non plus avoir envers leur progéniture des actes à priori contre nature, malgré les meilleures justifications du monde. La peau de l'animal reste elle aussi symbolique , véritable métaphore de l'impression de souillure ressentie par l'enfant. La fée marraine finit par cristalliser une conscience.  

 

Reste à préciser que le recours à la fée marraine , tout aussi populaire soit il grâce aux adaptations Disney (et leur ersatz souvent moins recommandables) n'est pas très répandu dans les histoires classiques. Il faudra attendre Perrault et ses contes de la mère l'Oye. Dans cette oeuvre, les marraines occupent une place prépondérante, apparaissant dans plus de la moitié des histoires, possèdent des pouvoirs surnaturels, et se voient même pourvues d'une baguette magique (une autre allégorie reste possible quant à son interprétation , pourquoi pas comme  contre pouvoir d'une suprématie masculine à tous les postes importants, quelque soit l'Etat concerné (du clergé au tiers, les femmes n'ont alors qu'un rôle réduit) . Une belle démocratisation du procédé. La marraine de Peau d'âne reste d'ailleurs la première de ces célèbres contes.

                                                              

 

Dans les contes traditionnels, la marraine fée est donc un personnage assez discret, n'aidant qu'un personnage FEES 9en particulier et usant généralement de sa magie qu'avec parcimonie et dans un but louable. Il était évident que les studios allaient s'en emparer tôt ou tard  pour le transformer dans une volonté d'antithèse flagrante. Le résultat aurait pu décevoir, car il est risquait de s'attaquer à des entités quasi institutionelles. Dreamworks a pourtant relever le défi avec brio en créant Marraine la Fée, personnage haut en couleur de Shrek II, venant au secours de son empoté de fils (bien adulte celui là) et ayant fondé un commerce de ses aptitudes à faire pâlir Evelyne Leclerc dans ses grands jours ! Bénéficiant d'un capital sympathie énorme dans la population de Fort Fort Lointain, surmédiatisée et quasiment injoignable si ce n'est pas un système de répondeur assez fendart, elle est en fait manipulatrice, fourbe et quasi révolutionnaire. Son show final est à la hauteur de sa démesure d'ailleurs et c'est l'un des personnages les plus fantasques de la franchise. L'archétype de la femme d'affaire style requin de notre temps. Un plaisir coupable certes mais qui reste jouissif tant il s'oppose à la mièvrerie parfois oppressante de ses prédécesseurs.


Pour le fun et les fans de Bd citons aussi en clin d'oeil les marraines fées (qui pourraient être des résidents de l'univers miroir des trois fées de La Belle au Bois Dormant) de Garulfo. Il est peut être utile de préciser que l'une d'elle est une sorcière (faute de fées véritables disponibles).

 


On terminera cette partie sur une fée célèbre qui n'est pourtant pas marraine, bien qu'en possédant certains attributs. Il s'agit de la Fée Bleue de Pinocchio. Veillant sur le pantin de bois de sa création à sa métamorphose en véritable petit garçon, elle permet à Gepetto de réaliser son rêve et à Pinocchio de s'accomplir et de mériter cette évolution. Mais elle se contente de donner l'étincelle de vie créatrice , simplement, et ne joue pas le rôle de conseillère ou d'adjuvant face à une menace d'ordre magique elle aussi.  Elle possède toutefois une baguette. Elle ne bénéficie pas non plus de caractère enjoué ou espiègle, elle ne chante pas pour illustrer de menues tâches ménagères et n'apparaît qu'en début et fin de métrage. C'est une fois encore la version Disney qui vient en premier à l'esprit lorsqu'on évoque son nom . On oubliera l'adaptation de Begnini et on se rappellera avec nostalgie d'une autre belle adaptation italienne celle là, avec Gina Lollobrigida, véritablement magnifique dans le rôle d'une Fée devenue turquoise pour l'occasion. Enfin, comment ne pas songer à Intelligence Artificielle de Spielberg où la Fée bleue occupe un rôle central bien que quasi absente à l'écran durant tout le film. C'est encore une fois elle qui va permettre l'accomplissement de la destinée d'un être qui ne se destinait pourtant pas à devenir vivant (le concept de vivant n'implique pas forcément une notion de chair, dixit Star Trek et Data par exemple) 

 

FEES 10

                                                              

Peter Banning : Je ne crois pas du tout aux fées.
Clochette : Chaque fois que quelqu’un dit " Je ne crois pas du tout au fées " Quelque part dans le monde y'a une fée qui s'éteint.
Peter Banning : JE NE CROIS ABSOLUMENT PAS AUX FEES !!!

 


Les fées marraines semblent occuper une place prépondérante mais elles ne sont pourtant (heureusement?) pas cantonnées dans ce rôle. Il serait hasardeux de croire que ces dernières ne vivent que pour aider de pauvres humains en mal de reconnaissance ou d'amour. L'homme par nature doit apprendre à évoluer et ce n'est pas en se basant sur des adjuvants magiques qu'il parviendra à accomplir sa destinée … même si ça peut s'avérer rudement utile.

 

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Il existe une autre catégorie de fées, que l'on pourrait qualifier de compagnon.  Elles accompagnent souvent le héros , le font bénéficier de leur magie et partagent de nombreuses aventures avec lui. L'exemple frappant reste bien sûr Clochette. Je passerais rapidement sur son portrait , m'y étant consacré il y a quelques temps et en brosserait simplement quelques aspects via ses adaptations les plus fameuses. Une fois encore l'empreinte Disney a été très forte sur notre représentation du personnage de Barrie. Nonobstant une sortie bluray de ses aventures qui enfoncera encore le clou, nous sommes tous d'accord pour visualiser une adorable frimousse expressive sous un chignon blond et habillé de vert lorsque l'on pense à elle. Les adaptations ont pourtant été nombreuses de Disney à Hogan en passant par Spielberg,  mais c'est invariablement elle qui nous revient en tête. Son caractère espiègle et un peu garce revient dans chacune des actrices qui l'a interprété, la palme revenant à Ludivine Sagnier, quasi parfaite et éclipsant Julia Roberts, un brin trop bavarde et accaparant un peu trop l'écran. On peut aussi citer une retranscription plus adulte via l'univers de Loisel qui nous offre une Clochette sortant des sentiers (ra)battus, complètement exacerbée.

 

D'autres fées compagnons parviennent à co-exister à côté de cette petite peste pourtant si attachante. Dans Zelda, une fée aide souvent Link dans sa quête, bonifiant ses armes, son espérance de vie ou bien encore en lui indiquant le chemin à suivre. Ce dernier est souvent amené à capturer des fées au filet (Link's Awakening, A Link to the Past...) qui lui permettront de récupérer son énergie.

 

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Les fées ont aussi un rôle particulier dans les Chroniques de Spiderwick, accompagnant la fille du premier narrateur et lui offrant un avant goût d'immortalité.  On pourra sinon penser aux fées responsable du changement des saisons dans Fantasia, fonction qui devient l'apanage près de cinquante ans plus tard de …. Clochette et les siens! La boucle est bouclée pour le coup! 

 


« Truth, beauty, freedom, and love! »

 


Travers de notre société d'aujourd'hui, les fées ont aussi connu un phénomène de reboot et il me semblait sympathique d'en évoquer le phénomène un court moment. La fée en elle même reste un personnage extrêmement stéréotypé, codifié , n'ayant qu'un rôle ponctuel bien que marquant dans la courte vie de nos héroïnes.


Au travers des nombreuses adaptations que l'on a pu subir ces dernières années, on relèvera deux exemples. Un plutôt triste, tentative toujours plus mercantiliste de la part de Mattel d'étendre aussi artificiellement que possible le macrocosme de son égérie : Barbie . Celle ci  s'est retrouvée au centre d'une petite franchise destinée au direct to video , mais avec une qualité bien moindre que Clochette (Disney a même crée un département « Disney Faieries » pour l'occasion) : Barbie Fairytopia qui connaît déjà trois opus. L'histoire est simple au possible, au royaume des fées, la reine Elinaque les fleurs sont atteints d'un mal étrange qui empêche les fées de voler. Une quête pour trouver une fée particulière capable de les sauver commence. Ou comment recycler les atouts majeurs des contes traditionnels (quête, dichotomie et royaume menacé) pour sortir une nouvelle gamme de jouets. Passons, c'était pour l'exemple. Et on n'est pas obligé de regarder ou de l'acheter à ses enfants (sauf pour les punir évidemment).

 

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L'autre exemple est plus réjouissant car totalement fun et gratuit mais tellement sympathique. Les amateurs d'absinthe sauront aisément de quoi je parle. Dans Moulin Rouge, film ô combien nerveux et dynamique, se cache une petite perle verte interprétée par Kylie Minogue et véritable incarnation des idéaux bohèmes : la Fée Verte. La séquence est courte mais résume à elle seule toute la partie joyeuse et légèrement désillusionnée du métrage. Un vrai bout de femme moderne, parfaite descendante de Clochette, le côté aguicheur en plus!

 

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« Supercalifragilisticexpialidocious »


Les fées, aussi jolies soient elles en version miniature, ne possèdent pas forcément toutes une paire d'ailes et un regard espiègle. Une fée peut aujourd'hui être considérée comme une personne le plus souvent de sexe féminin et possédant quelques pouvoirs magiques, ne s'esprimant pas forcément avec une baguette. A ne surtout pas confondre avec une adaptation moderne de sorcières , ces dernières existant par elles mêmes, sans amalgames possibles et avec des mythologies qui leur sont propres (Charmed pour l'exemple le plus récent). De ces individus à part dont le groupe reste en fait constitué de ces femmes possédant des dons et appartenant au côté du bien, un personnage bien particulier ressort, c'est celui de Mary Poppins.... encore et toujours adapté chez Disney.


               

L'action se déroule à Londres, en 1910 et concerne deux enfants assez turbulents, enchaînant bêtises sur bêtises dans le seul but d'attirer l'attention de leurs parents, débordés par leurs activités professionnelles. Leur nounou, à bout de force suite à nouvelle fugue décide de les quitter. S'en suit le passage du remplacement. La nouvelle nounou devra compiler une quantité impressionnante de qualité pour obtenir le poste … C'est alors que Mary Poppins descend du ciel, véritable cadeau céleste. L'adaptation Disney va considérablement édulcorer le personnage original, supprimant entre autre un aspect assez superficiel et des sautes d'humeurs à répétition pour aboutir au rôle interprété par Julie Andrews , oscarisée . 

 

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Mary Poppins reprend certains des attributs des fées marraines. Elle va prendre sous son aile deux enfants en manque d'affection tout en faisant comprendre leur faute aux parents, saupoudrant le tout de rêves et de féerie. Le mélange dessin animé / scènes lives, scènes classiques et scènes chantées-dansées vont apporter un plus au côté fantasmagorique de la super nanny, remplaçant avantageusement le côté magique suranné pour un final attendu mais faisant toujours son petit effet. Mary Poppins, au même titre que Clochette ou Carabosse appartient au patrimoine culturel mondial , évoquant en chacun de nous un sentiment de délice sucré coupable. Le personnage est d'ailleurs tellement fort qu'il a été repris voir parodié à de nombreuses reprises dans des shows aussi divers que les Simpson ou Ma famille d'abord, pour un résultat toujours aussi agréable, les clins d'oeil en plus (et c'est beaucoup moins indigeste que le traditionnel épisode où l'on peut voir un clone de Santa Claus s'envoler en traîneau devant le regard estourbi du cast réuni sous la neige).

 


Une fée à caractère moderne ne veut pas forcément dire qu'elle a été crée durant le 20ème siècle. La littérature a su elle aussi prendre certaines distances avec les images d'Epinal pour nous offrir d'extraordinaires individus à la personnalité extrêmement forte. Le cycle arthurien possède son lot de personnages mystérieux et fantasques correspondant tout à fait à la description d'une fée. Viviane a d'ailleurs occupé l'ensemble des fonctions que nous avons évoqué jusqu'à maintenant. Aussi appelée la Dame du Lac (mais très éloignée, heureusement , de la version Kaamelott!), elle enleva Lancelot dans sa jeunesse , lui enseigna les arts et les lettres , faisant de lui un homme bon, riche de sagesse et de courage (rôle de la marraine au berceau ou presque jusqu'à l'âge adulte). Il en ressortira un chevalier accompli. C'est elle qui le présenta aux Chevaliers de la Table Ronde.


Elle occupera également le rôle de référent auprès de Merlin qui apprend d'elle une grande partie de son savoir légendaire, avant d'être enfermé par ses soins dans une tour de verre. Les nombreuses digressions autour de ces rapports ambigus renvoient à une relation d'amants maudits conduisant parfois à la mort de Merlin.

               

 

FEES 16La relation marraine et protectrice revient lorsqu'elle recueille Morgane, Arthur étant élevé par Merlin, avec le destin qu'on leur connaît. Le jeu des rivalités amoureuses et fraternelles débouchera sur de nombreux affrontements , Morgane devenue fée et magicienne voulant détruire l'idéal arthurien (idéal courtois et chevaleresque) alors que Viviane va tout faire pour le défendre, accédant alors au rôle d'adjuvant vis à vis d'Arthur via Excalibur entre autre. Il s'agit là d'un des rares exemples d'affrontement direct entre deux fées de valeur équivalente. On pensera dans cette optique à Carabosse contre les marraines au nombre variable d'Aurore ou même au sympathique film La guerre des Fées, mais seule le cycle de la Table Ronde possède une telle force et de tels enjeux dramatiques à une échelle aussi vaste. 


Les interprétations au ciné et à la tv de ces deux femmes ont été nombreuses. On retiendra toutefois l'interprétation fameuse de Miranda Richardson dans la mini série Merlin (avec Sam Neil), l'actrice ayant eu le rare privilège d'interpréter deux rôles, qui ne sont en fait que deux facettes dichotomiques parfaites d'une seule et unique force, d'une seule et unique représentation d'un pouvoir et d'une culture sur le déclin, celui de la Dame du Lac et celui de la Reine Mab (Morgane étant jouée par Helena Bonham Carter). 

 

 

« Par le pouvoir du prime lunaire, Transforme moi! »


Un point commun relie tous les exemples que nous avons jusqu'ici abordé : toutes ces fées ont des origines majoritairement occidentales. Et pourtant, l'Orient nous a lui aussi offert bon nombres de fées via un phénomène courant là bas et qui a fait les beaux jours du Club Dorothée de l'époque, trop heureux de pouvoir séduire un public féminin avec un animé au même titre que le public masculin avait pu l'être avec Dragon Ball Z.


Les Magical Girl représentent toutes les jeunes filles (quasi exclusivement des enfants jusqu'à l'adolescence) possédant des pouvoirs magiques , et ce , quelques soient leur origine et leur manifestation. Ces héroïnes de shojo œuvrent pour les forces du bien et on maille à partir avec les forces du mal, un tel don , une telle relation à la cosmogonie magique n'étant pas un simple cadeau mais un sacerdoce qu'elles acceptent de relever (et pourtant, vu ce qui les attends le plus souvent, à leur place, je réfléchirais à deux fois. Balancer des croissants lunaires devant un gus déguisé en Mandrake peut être sympa, se prendre des tannées par des bad guys au look douteux l'est un peu moins).

 

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Historiquement, les Magical Girls se séparent en deux grandes mouvances dominantes: les solitaires (Creamy, Emi, Sakura) et les groupes (Sailor Moon). Ces séries originellement destinées au public de jeunes filles de l'âge de l'héroïne a su s'attirer les faveurs des Otaku mâles pour des raisons diverses. Retenons pour notre part une mythologie assez développées et des affrontements souvent de haute volée, en particulier lors de season final. Mais il serait réducteur de ne retenir que ce type de cliffhanger. Les personnages sont attachants rapidement, nonobstant certains passages qui ont été particulièrement travaillés pour aboutir à des situations inattendues conduisant à la conclusion d'un arc scénaristique parfois assez bien dissimulé. L'un des moments les plus représentatifs reste un extrait de Sailor Moon première époque (avant que toutes ces filles ne rappliquent , heureusement que le système solaire n'est pas trop étendu et que les satellites n'ont pas tous été retenus , car il y en aurait eu des escouades de Sailors dans ces conditions!) dans lequel Bourdu et Bunny sont coincés , leur vie étant directement menacée et chacun révélant ses pouvoirs à l'autre dans l'espoir de se sauver réciporquement la vie. La tension est forte car on échappe pour une fois au sempiternel évanouissement de l'un ou l'autre des partis si cher à Smallville ou au Zorro de Guy Williams (mais si, quand le héros voit son identités révélée et qu'un caillou providentiel explose le front du gars qui n'aurait pas du être là à ce moment là!).


Pour clôturer ce trombinoscope spécial fées et pour se permettre un retour sur occident inspiré de ces Magical Girls (cet univers vivant d'influentes influences) , citons bien évidemment la série italienne Winx Club qui fait les beaux jours de France 3 Jeunesse, dans lequel un groupe de jeunes filles unit ses forces au nom de l'amitié contre de sombres menaces afin de sauver à la fois la Terre mais aussi le monde des Fées sans compter une quête nécessaire pour obtenir leur Enchantix et leur Believix, pouvoir d'une fée devenue adulte. La série est riche en rebondissements et malgré un graphisme dirons nous particulier, elle parvient à effectuer une petite synthèse de l'ensemble des qualifications de leur prédécesseurs (en clair, la série pille à tout va afin de se donner une identité propre). Le tout est assez sirupeux mais comble la cible d'âge visée.

 

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Les fées passées (Perrault, Grimm) , présentes (Disney)  et à venir (Japanimation et toujours Disney avec la saga Clochette entre autre) n'ont donc pas fini de nous surprendre et de nous faire rêver !    

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 04:05

afficheLa Hammer…. Firme mythique pour les amateurs de cinéma fantastique ayant réussi à mon sens à jalonner de nouvelles règles esthétiques tout un pan de l’industrie horrifique au même titre que les Studios Universal dans les années 30.

The Curse of Frankenstein marque en effet un renouveau salvateur pour le genre. Contrairement à ses aînés, ce métrage n’hésite pas à montrer des membres coupés, du sang et autres joyeusetés du même style ou auparavant tout n’était que suggéré. Le choix d’un tournage en couleur sublime le reste et affole la censure, ce qui se révèle remarquable pour la publicité et attire les foules dans les salles obscures. On passe ainsi d’un cinéma de genre romantique à un cinéma d’horreur gothique. Je ne peux que vous inviter à vous procurer ce film, à la réalisation maîtrisée et bénéficiant de l’expertise de la Sainte Trinité Hammerienne Cushing – Lee – Fisher.

Le roman de Mary Shelley venant de tomber dans le domaine public, les studios se sont rapidement décidés à mettre en scène leur version de l’histoire. Des points communs existent évidemment avec le film qui rendit Karloff célèbre. On pensera à certains points clefs de l’intrigue comme la rencontre avec l’aveugle, le cerveau abîmé …. Mais on notera aussi d’énormes divergences comme la non intervention des villageois en fin de métrage, les résurrections multiples du monstre et la recherche des différents composants particulièrement bien choisis (des mains de sculpteurs, un cerveau de scientifique…). 

Le choix de la couleur réussi merveilleusement au film, lui donnant une patine surannée qui le franki 1classe de suite hors de toutes considérations temporelles. Le seul plan d’ouverture après un écran titre baignant dans un rouge presque carmin annonciateur d’évènements dramatiques (nonobstant le recours à une police de caractère elle même gothique) réussit à mettre en place une atmosphère étouffante, surannée, malgré l’usage évident de matte-paintings. On ne peut s’empêcher de penser à certains plans du Dracula de Coppola et  à tant d’autres films dit horrifiques qui ont suivis. Les décors intérieurs suivent le même cheminement de pensée et renvoient à la dualité qui opère chez le Baron Frankenstein. Les salons et autres pièces d’habitations sont propres, rangées, bien sous tout rapport et richement décorées, fidèle au statut social de notre anti-héros tandis que les accès à ses laboratoires sont verrouillés, difficile d’accès. Ces derniers sont eux mêmes extrêmement fonctionnels, dépouillés, remplis de matériels aux couleurs rouge-sang et vert de gris, instaurant une atmosphère crasse , glauque à l’instar de mur sur lesquels s’insinue de l’humidité et une absence de lumière flagrante. Le sous laboratoire est encore plus insidieux avec son grand bac empli d’acide permettant au Baron de se débarrasser d’éléments gênants.

La dualité de Frankenstein est vraiment intéressante, elle fonctionne en écho tout au long du film, bien plus prononcée que dans le métrage de Whale. Le Baron pourrait être considéré comme un schizophrène social. Double dans ses décisions scientifiques afin de s’assurer de l’aide de son tuteur, double dans ses relations amoureuses afin de satisfaire ses penchants tout en entretenant un semblant de convenance, double dans sa franki 2relation au monstre et double dans son comportement même avec le curé venu l’écouter en prison. Des deux entités, du créateur ou de la créature,  la frontière entre le bien et le mal s’estompe progressivement jusqu’à les mettre sur un pied d’égalité pour ensuite inverser les rôles après un très court affrontement où l’un comme l’autre sont finalement semblables et se perdent dans l’effroi qu’ils éprouvent réciproquement.  La dualité se recoupe même dans leur existence. Le Baron a couru après cet exploit scientifique toute sa vie jusqu’à y sacrifier sa raison et son âme tandis que le monstre s’est vu octroyé une nouvelle chance de vivre qu’il n’avait pas réclamé, errant sans but dans une existence composite dans laquelle il ne se retrouve pas. Et c’est aussi une autre différence notable avec le film de Whale où Karloff offrait un être à priori disgracieux mais possédant finalement une innocence touchante là où le monstre de Fisher ne comprend pas pourquoi il est là et se contente de tuer tout ce qu’il croise, sans réussir à évoluer à mûrir avec une finalité prévisible et indispensable.

La réussite du film passe quand même par l’aspect du monstre de Frankenstein. Il reste difficile, même près de 30 ans après sa première apparition, d’oublier l’extraordinaire maquillage de Jack Pierce. Ce masque a tellement marqué le public qu’il est entré dans l’imaginaire collectif et qu’il reste impossible d’évoquer le monstre sans se représenter ce front proéminent et ces électrodes dans le cou ! On retrouvera d’ailleurs beaucoup de dérivés de cet aspect que ce soit dans l’excellent Monster Squad, mais aussi à travers un sentai drama comme Beetleborgs ! Cependant, Universal reste propriétaire des droits et ne donne pas facilement son accord pour l’utiliser. Et le studio refuse carrément la demande de la Hammer.

Les maquilleurs vont alors passer un temps inconcevable pour essayer de s’en approcher aufranki 3 plus, mais les résultats à l’écran sont désastreux (c’est ce qui avait aussi poussé la major à garder le noir et blanc pour la dernière apparition de Karloff dans le rôle d’ailleurs). Christopher Lee, excédé par des essais inutiles propose alors une solution toute simple, et donc brillante. Le monstre est composé de morceaux de cadavres, pourquoi ne pas simplement appliquer des lambeaux de peau sur son visage?  Le résultat est aussi saisissant que réaliste et reste pour moi une réussite majeure de ce film. Autant le masque de Karloff avait quelque chose d’onirique, autant celui de Lee colle tout à fait à l’ambiance voulue assurément réaliste du film et ne laisse aucun doute quand à la porte contre nature des expériences du Baron. Il est impossible de s’attacher à ce monstre ci, impossible d’éprouver de l’empathie sans avoir un certain recul, ce qui n’était pas utile pour le monstre de Pierce.

Christopher Lee justement ….. Karloff avait énormément tourné avant d’acquérir la célébrité avec Frankenstein. Le chemin de Lee est quasi similaire. Acteurs contraint de toujours accepter des seconds voire troisièmes rôles pour subsister, il se posait à l’époque de nombreuses questions quant à la poursuite de sa carrière d’acteur, cette dernière ne lui permettant pas de joindre les deux bouts. Il possédait certes un physique hors normes pour l’époque du haut de ses presque deux mètres et il lui aura fallu attendre The Curse of Frankenstein pour que cet handicap devienne sa plus grande force. C’est d’ailleurs cette particularité qui de son propre aveu lui a fait obtenir le rôle plus que ses talents pour le jeu. Il est d’ailleurs muet tout au long du film à l’exception d’un cri pré mortem et ses capacités de mime, bien que correspondant parfaitement aux besoins de son personnage ne sont guère mémorables comparés à toute la préciosité ingénieuse déployée par Karloff. Malgré tout cela, il parvient malgré tout à donner un caractère terrifiant au rôle, ce qui n’était pas gagné. Sans Lee, le film n’aurait sûrement pas eu cet impact. 

Je ne réduis pas pour autant la prestation impeccable du reste du casting. Cushing en tête, qu’on découvre pour la première fois à l’écran aux côtés de Lee pour ce qui formera un couple mythique dufranki 4 cinéma d’horreur (ils avaient déjà tourné ensemble par deux fois auparavant, mais n’avaient jamais de scènes communes à l’écran) et fantastique jusqu’à nos jours, Lucas ayant eu l’excellente idée de recruter Lee pour sa prélogie là où Cushing avait un rôle tout de même important dans le premier opus de la trilogie de base de Star Wars.  C’est Peter Cushing lui-même qui aurait contacté la Hammer quand il eut connaissance du projet, tenant à jouer le rôle du Baron. Le studio britannique accède avec bonheur à sa demande, ce dernier apportant du même coup un sacré coup de pub au projet, via une notoriété déjà bien établie grâce à la télévision. Les traits secs et durs de Cushing se prêtent à merveille à l’interprétation toute en nuances du Baron, son accent britannique achevant de convaincre le dernier des philistins à ce type de cinéma. C’est un véritable plaisir de le suivre, d’être constamment surpris par ses réactions, vu qu’il parvient à passer de la plus grande violence morale à la plus aimable des compagnie sans prévenir, sans aucune transition. De plus, le film étant de grande qualité contrairement aux dernières productions Hammer du type Dracula A.D. 1972 (où les acteurs principaux ne jouaient plus que par amitié envers leurs anciens producteurs, pris à la gorge), on sent encore plus l’investissement de Cushing à l’écran. C’était décidément un très grand que peu aujourd’hui arriveront à égaler (j’aurais même tendance à dire jamais).

Robert Urquhart (Les 55 jours de Pékin, Les chiens de Guerre) s’en sort également très bien franki 5en tant que directeur de conscience du Baron. Il attire de suite la sympathie comme tuteur et on reste de son côté quand il essai de détourner Frankenstein de son terrible projet (tout en éprouvant de la curiosité et l’envie qu’il poursuive pour voir jusqu’où tout cela va bien pouvoir aller). Il est le parfait pendant positif de ce qu’aurait pu devenir Cushing s’il n’avait été obnubilé par ses illusions blasphématoires (jusqu’à réussir à faire croire à un moment que son mentor allait servir de cerveau pour le monstre !)  

Et là aussi, à l’instar de la dualité avec le monstre, on peut encore observer une mise en abîme de la psyché humaine. Cushing dès son plus jeune âge était au fond quelqu'un d’extrêmement froid, dur et attaché à sa tranquillité et à ses idéaux. On peut nettement le voir lors de la scène à l’église qui permet d’introduise sa cousine lorsqu'il est encore adolescent. Le temps aidant, et personne ne l’arrêtant vraiment, il fini par devenir presqu’inhumain, hautain, ne considérant les autres que ce pour ce qu'ils peuvent vraiment lui apporter, matériellement parlant. Paul Krempe lui donne accès à la connaissance et à un soutien des premiers temps niveau scientifique, Justine lui permet de satisfaire ses besoins physiques et sa cousine ses besoins sociétaux. Tout est bon, tout est sacrifiable du moment qu'il atteint son objectif. Au sens propre, littéralement, la scène où il sacrifie la jeune servante étant quand même lourde de sens quant à la compréhension du personnage et terrible pour le spectateur à qui on en permet (mal)heureusement que la suggestion de son exécution. Tout le côté monstrueux du Baron est alors exposé dans la scène suivante du petit déjeuner où rien ne semble s’être passé alors qu’on lui pose ouvertement la question de la disparition de celle-ci. Sans compter que pour se débarrasser d’elle, on peut supposer qu'il l’a jetée dans la baignoire d’acide. Alors qu’elle portait son enfant … dernier morceau d’humanité qu'il lui restait. Il ne finit par retrouver un semblant de conscience que lors de la confrontation avec son ouvrage lorsqu'il manque d’être tué pour la seconde fois par lui. Et ce n’est qu’en  prison qu'il est le plus expressif et le plus désespéré aussi, ayant enfin conscience que sa propre fin est proche … même s’il nie toujours son implication dans le meurtre dont il est responsable (en plus de celui du scientifique qui le plongera définitivement dans les affres de sa propre découverte). Krempe joue sur l’effet inverse. Agréable au début, il participe de bonne grâce aux expériences du Baron tant qu’elles se cantonnent aux cadavres d’animaux, puis l’aide malgré tout à voler un cadavre et commence à reculer lors de sa décapitation sans concession. Le changement commence à s’opérer lorsqu'il abat le monstre qui s’est échappé en pleine forêt d’une balle dans son œil mort (très bon plan graphiquement d’ailleurs, prétexte à une belle explosion de sang en quasi gros plan, sang qui renvoie à celui présent en permanence sur les blouses de Cushing là où celles d’Urquhart restent immaculées). Il arrive à nous faire croire qu'il est encore humainement correct quand il décide de quitter le château après la mort présumée de Lee puis quand il revient à l’occasion du mariage et il bascule totalement du côté obscur lorsqu'il part cherche de l’aide auprès des villageois (qu'on en verra plus, puisqu'il sera trop tard).

C’est dans la scène finale en prison, lorsqu'il vient voir Cushing accompagné de sa cousine dont il s’est visiblement rapproché qu'on peut observer sa complète mutation. Il a participé malgré lui à la création du monstre et reste le seul espoir de pouvoir sauver Cushing d’une mort par guillotine (renvoyant donc à la décapitation du cadavre qui démontrait déjà l’aspect déshumanisé) et pourtant, alors qu’il a essayé de sauver son âme durant tout le film, il reste froid et nie la vérité à son tour, mais consciemment, ça il ne parvient pas à le cacher, condamnant Cushing et récupérant sa cousine pour lui-même (la pauvre ne se rendant pas compte qu’elle a été entourée par des monstres bien plus perfides, dissimulés sous le masque de la bienséance au contraire du soi disant vrai monstre qui lui ne pouvait pas se cacher).

franki 6Le final du film est extrêmement sombre, noir avec un plan à contre jour sur une guillotine étant préparée pour Cushing qui part vers l’échafaud habillé de blanc (et ayant retrouvé ce qui faisait de lui quelqu'un d’humain) , abandonné de tous, y compris d’une Église qui ne l’aura écoutée qu’à contre cœur sans même lui offrir la repentance (ce qui colle parfaitement à la petite étude sociologique offerte par Fisher) et permettant au preux chevalier Urquhart de retirer son armure l’espace d’un instant pour nous offrir la cruauté la plus froide, sans aucune excuse celle ci (ni par le caractère fantastique de Lee, ni par l’élan passionné de Cushing pour son œuvre) et partir, dans un habit impeccable, laissant derrière lui celui qui fut son pupille, son ami et paradoxalement son mentor.

 

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 02:19

 

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/39/70/18643608.jpgAttention : cette critique est basée sur une vision à chaud du film au cinéma.


Je suis allé à la séance avec quelque peu de réticence. Singer occupé à son retour de Superman (comme ça l’homme à la cape noire et à la cape rouge auront eu tout deux droit au même substantif : « returns »), je me retrouvais avec Rattner.


Bon, j’aime bien ce jeune barbu (les barbus d’habitude sont entourés d’une aura de génie brut qui commence à s’éroder avec l’âge la plupart du temps : Kubrick, Coppola, Lucas, Spielberg,straczinsky, Jackson….) et ses premiers films, à défaut d’être des chefs d’œuvres restaient divertissants (Rush Hour, Family Man, Dragon Rouge) mais quant à s’attaquer à quelque chose qu’il n’avait pas mis en place et vu les louanges fanées émises de ci de là, j’avoue que j’étais assez inquiet…

Une fois mes 2€40 données à la guichetière et confortablement installé avec les 15 autres spectateurs (pour une salle de 150 sièges, ça ne me réconfortait pas par rapport à l’influence du second opus dans cette même salle), le logo Fox apparaît. Suivi peu de temps après par le générique.


Une mocheté absolue dans la continuité des deux précédents (le voyage dans l’espace de Reeves dans Superman était fait avec deux bouts de chandelle (voir making of du collector) mais avait le mérite de posséder une poésie sous entendue très agréable et loin d’être un synonyme de puissance absolue et sans renforts de brins d’ADN qui s’immiscent partout (Spiderman….) (Enfin, soyons indulgents, Blade III reste le pire de toutes les entrées en matières de l’écurie Arad).

Mes inquiétudes se confirment.

http://fr.web.img3.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/39/70/18890396.jpgLe film commence donc avec des Magnéto et Xavier rajeunis (McKellen ayant un look proche de celui de DeForrest Kelley dans le civil d’ailleurs, voir interviews du DVD bonus de Star Trek IV) se rendant chez une Grey encore ado. La volonté de filmer Stewart des pieds jusqu’au chef est une approche comme une autre mais reste sympathique. Les manifestations de pouvoir télékinésiques dans la rue sont belles à regarder mais déjà éprouvées par McKellen lui même dans le premier opus (cela nous permet de voir le caméo de Stan Lee dans un sens). On poursuit avec le fameux sous titre « dans un avenir proche » pour se retrouver directement dans l’action. Là je me dis qu’entre les sentinelles (qui ont tout de même des têtes de Playmobil, impardonnable alors que la BD en compte six sortes différentes : le moule initial, les trois modèles de bases chers aux Xmen et à la Division Alpha, la Tri Sentinelle combattue par une Araignée – Captain Universe au top de sa forme et enfin Nemrod, la sentinelle du futur) et les démonstration de catalogues de SFX, mon ticket vaut le coup (on est loin de la schizophrénie furieuse de Diablo dans l’ouverture du II, mais bon). Cependant, une Tornade trop protectrice et un Wolvy trop détendu (allumer un cigare sur une voiture en train de brûler, faut pas se foutre du monde quand même, et pourquoi pas Jacky Chan en Feu du Soleil et Chris Tucker en Luke Cage aussi !!) nous indique que la salle des dangers a bien évolué.


Le métrage, revenu à un niveau de lecture manichéen reposant par rapport aux digressions http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/39/70/18890397.jpgdes deux premiers, est à l’image de cette introduction en trois étapes : bruyant, poudre de perlimpinpin et tape à l’œil. On pourrait alors être déçu.

Hé bien non, cela fait quand même plus d’un lustre que j’attendais ça. Nos héros s’arrachent la gueule (au sens propre et figuré) dans la démesure et en s’approchant du matériel de base (le Fauve qui philosophent avec Serval pendant qu’il dégomme des méchants). Tout ce qui manquait à Hulk en gros (et sans véritable contre partie en face, on tourne quand même à vide.

 

De plus, Rattner réalise pour moi un petit fantasme : certains personnages faire valoir depuis le début sont éjectés ou tués pour le meilleur (Bye Cyke !) et pour le pire (Mystique et Xavier).
La mort de Xavier au bout de vingt-vingt cinq minutes m’a sérieusement ennuyé. Ce n’était pas la peine de résister à des hordes de Klingons et de Romuliens, de défier la mort et de former tant de jeunes mutants, de sortir sain et sauf de je ne sais combien de conflits avec M. Sinistre et l’empire Shiar pour mourir de la main de sa première élève (que de détours depuis le comics quand même, à part Smallville, je ne vois rien d’autre qui ait eu assez de courage ( ?) pour faire ça mais au moins là ; le résultat reste convaincant). Le terme d’ « ultime chapitre de la Trilogie » commençait à prendre corps, à force de balancer les fers de lance de la franchise (quoique…).

Abandon ensuite de Mystique qui révèle l’aspect profond de Magnéto (les mutants d’abord et voilà tout) tout en soulignant son amour de la différence solidement enraciné depuis son détour par les camps (Elle était si belle) et mort finale de Grey sans même avoir vu une petite aura de Phénix (l’aspect Source issue de Charmed me laisse dubitatif quand même).
Le gros point noir restera malgré tout cela le peu de profondeur des personnages réduits en fait à leurs pouvoirs (comme en témoigne la scène de Magnéto dans l’église avec le détecteur de mutant ultrarapide).

Cyclope tire une rafale dans l’eau histoire de rappeler qu’il est vraiment un mutant et pour bien démontrer aux néophytes que ses Ray Ban en Quartz Rubis ne sont pas uniquement décoratives (comme le croyait la jeune femme à côté de moi – sigh !).

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/39/70/18890390.jpgAngel, personnage éminemment complexe dans le Comics (qui change de costume comme de chemise (heureusement vu l’horreur du premier) , appartenant aux premiers Xmen pré-Serval, puis faisant cavalier seul, puis se faisant tuer par les maraudeurs avant d’être récupéré par un Thor samaritain avant d’être remis sur pied par Apocalypse n’est en fait présent que pour justifier les activités de son père (il est bien connu que quand on est riche et célèbre, on s’occupe de promouvoir seulement les maladies orphelines ou sans remèdes qui touchent ses proches…). Pas la peine de lui donner une place si importante dans l’affiche alors qu’on ne le voit presque pas. (Les ailes blanches sont toutefois très réussies mais font moins naturelles que celles de Gabriel dans Constantine).

Jubilee : je n’ai eu conscience de sa présence qu’au générique. Quelqu’un pourrait me dire où elle se trouve dans le film ? ( De toute façons , à part un rôle sympathique dans le crossover Dc versus Marvel Comics (qui parut dans le temps sous la dénomination Amalgam comics…) en compagnie de Robin, bof, bof !


Malicia, Bobby, Pyro, Juggernaut, Calisto… : touts les seconds couteaux se sont révélés ahurissants de mièvrerie abyssale. Je ne vois pas d’autres mots. Malicia s’éloigne à des années lumières (que même une distorsion 998.5 ne rattraperai pas à mon goût) de son homologue papier au combien passionnante (je ne résumerai pas ici son parcours ni la double origine de ses pouvoirs sous peine de noyer tout le monde sous mon océan de remarques) , Bobby Drake (monolithique Shawn Ashmore dont les performances dans deux épisodes de Smallville (saison 1 et 3) et dans Terremer était botoxique à souhait) ne vaut que par sa transformation en Iceberg véritable (mais qui sent tellement la synthèse)…

 

http://fr.web.img1.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/39/70/18890378.jpgQuant on voit le Johnny Storm des Quatre Fantastiques, issu du même studio ! On crie rage et rancœur et malédiction sur 725 générations), Pyro, monstre d’arrogance me fait plutôt penser à un ado mal dans sa peau (faudrait voir à avancer un peu et à mûrir car y a pas beaucoup d’évolution, là, ce qui reste un comble pour un mutant). Callisto est méconnaissable (je n’ai d’ailleurs pas vu où elle était.) et le Juggernaut loupé (les origines de Cyttorak, le lien avec Xavier, le rouge de son costume, le caractère anti-psy de son casque, à l’égal de Magnéto, la malédiction qui le poursuit et surtout les ridicules coup de boule dans les murs et l’aspect somme toute plus que frêle de Vinnie Jones face à la montagne de la BD (c’est M. Clarke Duncan q’il aurait fallu prendre ! Vu toutes les libertés citées, cela n’aurait pas changé grand-chose).

Grosse déception aussi avec Colossus dont la transformation est bâclée (celle du deux, plaque après plaque était sensass) et dont le seul point positif est de reprendre l’attaque torpille avec Logan, déjà initié avec l’attaque contre l’île de Muir et Magnéto dans l’épisode de 1981 (cf premiers Spécial Strange)qui donna naissance à la nouvelle équipe X Men (Tornade, Epervier, Le hurleur..).

Jean Grey : ridicule composition de Famke J. qui m’avait pourtant marqué dans son rôle de transsexuel et d’ange de la mort dans Nip / Tuck. A part faire le mutant de niveau 5 et plus et de faire passer Magnéto pour un amateur, elle ne sert vraiment à rien (par contre comme incinérateur sur patte et usine de recyclage, elle en impose, M. Propre a trouvé une compagne).

Tornade ? Plutôt une brise légère. Régression totale par rapport au second opus. Sert pas à grand-chose non plus, sauf pour dire qu’elle est directrice maintenant. Au lieu de claquer tout le budget dans la petite scène de fin et dans le pont démoli (voire tout de suite après), Avi Arad et Rattner aurait pu investir dans un affrontement final entre Ororo et Grey. Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, ce cher Fatalis avait autrefois enfermé cette brave tornade dans une gangue de métal pour l’exposer dans son salon, en Latvérie. La Miss étant claustrophobe depuis un sinistre entraînement de monte en l’air vécu pendant son enfance, s’est révoltée et a atteint son paroxysme mutant. Sans pour autant atteindre le niveau de puissance de Phénix, ce qui aurait été redondant ; on aurait pu avoir un terrible affrontement se clôturant par autre chose que l’amère confiote dont j’ai été témoin. Pourquoi avoir tué Jean Grey ? Y avait pas assez de seringue par terre ? Une de moins sur Magnéto et une de plus sur Jean aurait été tout aussi bien, non ? De toute manière, il faut que Berry se calme sur l’(es) héroïne(s), seule substance acceptable pour digérer ce foutage de poire.

On arrive maintenant aux bons persos qui ne changent pas et font toujours plaisir à voir.

Magnéto : McKellen égal à lui-même pour un mutant déchaîné mais entre nous, faire voler le pont de San Francisco était ridicule (Heureusement que le tournage de Charmed est fini depuis un moment). L’effet et la musique de fond sont géniaux mais cela reste de l’esbroufe quand on sait que Magnéto et Jean aurait pu s’occuper de faire voler tout ce petit monde d’une berge à l’autre. Bon moment aussi quand il déblaie la route de son convoi de gardiens. Que les mouches peuvent être bruyantes, parfois.

Xavier : courte prestation mais la plus marquante des trois films : plus actif que dans le http://images.allocine.fr/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/39/70/18890355.jpgpremier opus (la ½ du film payé à dormir, même dans Star Trek, il n’avait pas osé), plus intransigeant que dans le second (passage Logan où il ne trouve pas utile de se justifier) et avec une mort flamboyante mais heureusement palliée par… (je n’en dis pas plus pour ceux qui ne l’ont pas encore vu, mais il faut rester jusqu’à la fin du générique, ce serait trop bête de partir avant). Et puis, de toute manière, Stewart est très bien dans ce qu’il fait que ce soit de la science fiction ou des adaptations de classique (Dickens avec Scrooge, Moby Dick...)

Le fauve est la grande réussite maquillage du film (flamboyant par rapport à l’espèce de transsexuel qui déclenche des ondes de choc) et permet enfin d’avoir un éclairage politique plus nuancé (dans 1.5, Kelly était farouchement opposé à la liberté mutante, juifs du 21ème siècle et dont le statut se retrouve confirmé avec Stryker). Le plus, c’est qu’il n’est pas aveuglément pro mutant, mais pas pro-humain non plus. Dommage toutefois que sa prestation soit aussi courte lors de la bataille finale (ressucée inconsciente de Matrix 2, Kill Bill et de Star Wars 2 ? à condition de savoir qui plagie qui sur le concept.) et que ses origines soient passées sous silence.

Wolverine : prestation (enfin) réussie pour Jackman qui retrouve souvent sa bestialité du second opus (bataille finale, encore mais aussi scène de cache cache dans la forêt, hommage sans doute au matériau issu des cerveaux de Claremont-Byrne (période division alpha et Club des damnés, car tout lecteur de comics qui se respecte ne peut avoir oublier le dessin sublime de Logan dans les sous sols du dit club, tout en jeux de contre jours et de lignes de forces sauvage).

http://fr.web.img2.acsta.net/r_640_600/b_1_d6d6d6/medias/nmedia/18/36/39/70/18890351.jpgEnfin, bref pour conclure, entre deux films psychologiques du type La Malédiction (pour le côté angoissant bien distillé par une musique primée aux oscars) ou Sixième sens (ou le plaisir réinventé de se refaire le film dans sa tête), ce bon petit produit calibré à l’échelle grand spectacle blockbusterisé permet de se défouler un max et représente un bon pallaitif comics-ciné sans se poser de question assez réussi (J’ai déjà cité le leucémique Blade III ? Brrr, quand je repense au costume rouge à bretelles de Snipes et aux répliques neurasthéniques de Reynolds…).

A se faire sans se poser de questions, ne serait ce que pour les scènes d’action et les nombreux clins d’œil au fan de la bd.

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 04:42

Bonjour tout le monde! Comme de coutume, le premier billet du mois revient sur les arrivages de celui qui vient de s'écouler. 


Et malgré de sévères bugs du côté amazonien du web, je suis assez content de constater que les achats se sont bien réduits. Alors, je n'ai certes pas réussi à tenir toutes mes bonnes résolutions pour cette année 2013, mais je n'ai pas à rougir (plus que de raison) non plus.

 

Je profite de ce billet pour vous demander à vous, lecteurs (peu nombreux mais bel et bien présents tout de même!) si vous désirez voir certains films ou séries chroniquées. N'hésitez pas , proposez, la petite partie en vous est la vôtre, et je serais toujours ravi de vous répondre.

 

Bon mois de février à tous!

 

Séries TV 

 


Hell on Wheels - Saison 1 [Blu-ray]Strike Back - Cinemax Saison 1 (HBO) - Project Dawn [Blu-raThe Walking Dead - L'intégrale de la saison 1 [Blu-ray]Rome, l'intégrale - Coffret 10 blu-ray discs [Blu-ray]Nip Tuck Saison 5 partie 2

 

La section série tv se réduit comme peau de chagrin. J'ai encore énormément de choses en stock et j'ai fini par acquérir les intégrales de tous les dramas que j'avais aimé étant plus jeune, à l'instar de Nip Tuck dont j'ai enfin obtenu le dernier coffret qu'il me manquait! Obligé de le commander en Allemagne pour une poignées de cacahuètes tant le prix reste élevé de manière inconsidérée en France. Mais la boucle ets enfin bouclée. Le tout reste de savoir quand j'aurais le temps pour un marathon chirurgical de haute volée!

 

Amazon étant ce qu'il est, j'ai pu bénéficier du cumul de plusieurs promotions et upgrader mon coffret Rome en bluray. pour une fois je garderais les versions dvd, les coffrets étant magnifiques comparés aux simples étuis de la version bleutée. The Walking Dead bénéficie un peu partout d'une très bonne presse. L'atmosphère zombie n'est pas trop ma tasse de thé mais Darabont est aux commandes, donc, le sujet a pour lui la garantie d'être maîtrisé.

 

Deadwood à l'époque m'avait beaucoup marqué, surtout par ses deux premières saisons, la troisième étant vraiment de trop et partant en vrille. Quand on pense qu'HBO avait annulé La caravane de l'étrange pour produire ces épisodes foireux... Hell on wheels se déroule à une époque similaire et semble prendre les mêmes bases de traitement que son aînée. Reste à savoir si elle s'en sortira mieux sur la longueur.

 

Strike Back est une série d'action dont j'ai entendu beaucoup de bien aussi sur blurayenfrançais.fr.  ne l'ayant eu que pour 2.50€, je me suis dit qu'il aurait été idiot de ne pas essayer!

 

Science fiction / Fantastique

 

A.I. (Intelligence Artificielle) [Blu-ray]Gantz - Au commencement [Blu-ray]Hell [Blu-ray]Le Choc des titans - Blu-ray 3D active [Blu-ray]La Colère des Titans - Blu-ray + Blu-ray 3D [Blu-ray]L'Ombre du mal [Blu-ray]Men in Black 3 [Blu-ray]Werewolf [Blu-ray]

 

Cette période de soldes m'a permis de me procurer certains titres à prix doux comme Men In Black III que j'avais découvert en divix à la maison. L'histoire est toujours aussi barrée et reste dans la continuité des deux premiers opus de bien belle manière, au point de donner envie de les revoir ! L'Ombre du mal, Hell et Werewolf viennent tout droit du Club Fantastique. J'avais beaucoup défendu le principe de ce club qui était vraiment bien pensé mais l'augmentation sensible des prix, la quasi indisponibilité chronique du site et le stock trop réduit de produits intéressants en faveur de nombreux direct to dvd à l'intérêt discutable m'ont fait franchir le pas. J'ai résilié ce mois ci , après avoir soldé mon compte avec deux futures grosses sorties dont je reparlerais dans un prochain billet (disons que Bruce Willis voyage à travers le temps entouré de bien beaux corbacs....). Les deux Titans sont des films popcorns garantis pur beurre et même si le premier volet est supérieur au second dans son traitement, les deux permettent de passer un bon moment décérébré tout en permettant de faire faire un peu d'exercice à son home cinéma! Et avec le jeu des reventes, j'ai réussi à les avoir gratuitement tout en remplaçant mes éditions 2d! Que demande le peuple! A.I. Intelligence Artificielle est un métrage mal aimé généralement. D'aucun le trouve trop bancal, trop long et j'en passe. j'ai toujours eu beaucoup d'affection pour ce titre, pour le jeu de ses deux acteurs principaux et pour la portée pseudo philosophique en arrière plan. Et j'espère que le transfert HD sera à la hauteur (avec Warner sur un titre de fond de catalogue, rien n'est moins sûr mais bon...). Pour ce qui est de Gantz, j'ai toujours été curieux. La série animée comme le manga papier ont réussi à développer une mythologie propre et l'adaptation en film live devrait valoir le coup d'oeil. Le second opus étant décrié par tout le monde, j'ai été prudent et je n'ai pris que le premier. On verra bien!

 

Animés / Mangas


Akira - Edition Gold (version française améliorée)Happy Feet + Happy Feet 2 [Blu-ray]Lady and the Tramp 2 Scamp's Adventure [Blu-ray][Region FreNaruto - Le film Mission spéciale au Pays de la Lune [BluNaruto - Le film Naruto et la princesse des neiges [Blu-rayPeter Pan 1 & 2 [Blu-ray] [1953][Region Free]Le Royaume de Ga'Hoole - La légende des gardiens - Blu-ray

 

Côté animation, c'est assez calme. j'avais déjà la version Pathé d'Akira mais mon abonnement gold m'a fait bénéficié de sa réédition. J'ai un souvenir confus de ce film qui a marqué l'animation japonaise. Mon frère aîné me l'avait enregistré quand il était passé sur Canal + il y a une éternité! C'est un peu grâce à lui que j'ai découvert tout cet univers (et aussi à Dorothée mais c'est une autre histoire). Il faudrait vraiment que je prenne deux heures pour le revoir au calme. Le coffret Happy Feet était quasi donné (à peine 5€!), donc je l'ai pris mais attention aux fans, il n'y a plus de vf française. La Warner dans sa grande bêtise a laissé la piste québécoise... Je visionne tout en VO donc je m'en fiche mais l'info peut être utile.

 

Je continue de récupérer les animés du petit ninja blod en HD. Ce ne sont pas ses meilleures aventures mais les disques étaient solde sur acrodeal et contrairement à Shippuden, ces versions bénéficient d'un DTS MA 5.1. De quoi se prendre le Rasengan comme il faut .

 

No comment pour les Disney si ce n'est qu'ils viennent d'Angleterre et qu'ils ont la VF et la VOSTFR pour ceux qui se poseraient la question. Ils sont aussi beaucoup moins chers qu'ne France. Paradoxal, non?

 

Coffrets divers

 

Braquage - Coffret - The Town + Heat + Point Break + InsideHappy New Year + Valentine's Day [Blu-ray]L'Arme fatale - Intégrale (Edition limitée boîtier métaStanley Kubrick - Coffret - Eyes Wide Shut + Shining + OranLa Collection George Clooney - Les marches du pouvoir + Mic

 

Grâce à Amazon, j'ai pu bénéficier de tous ces articles à 50%. Ce qui donne une moyenne de 2€ par film. Une très bonne occasion de récupérer des blurays pour remplacer mes vieux dvd parfois bien abîmés ou de mettre la main sur des films plus récents comme Les marches du pouvoir avec Clooney. J'aime assez les comédies romantiques et les films chorales. Le bi pack Happy New Year / Valentine Day pourrait donc se révéler une bonne pioche.... ou pas! Les critiques sont assez mitigées pour ces deux là. C'était le cas aussi sur Love Actually et pourtant !  Les Kubrick ont pour leur part bénéficier d'un bon transfert et jouissent d'une piste PCM 5.1. Une excellente raison de découvrir ces films que beaucoup qualifient de culte, y compris Eyes Wide Shut que je n'ai jamais vu. Le coffret de l'Arme Fatale est intéressant pour deux raisons. C'est une magnifique tin box mais surtout, on peut y trouver un cinquième disque inédit blindé de bonii. Le coffret Braquage réunit Point Break (au transfert sembe t il désastreux), Opération Espadon (avec une simple piste DD5.1 ! ) , Inside Man (que vient faire un titre Universal dans un coffret Warner?), Heat et The Town. Le parangon des films de ce genre en somme.

 

Divers

 

Bean, le film [Blu-ray]Comme chiens et chats - La Revanche de Kitty Galore - Blu-rDos au mur BlurayFire of Conscience [Blu-ray]Indian Palace [Blu-ray]KIdnapping blurayNouveau départ [Blu-ray]Pale Rider [Blu-ray]Target BLURAYThe artist BlurayUne Equipe Hors Du Commun  

 

Beaucoup de diversité dans cette section avec des classiques instantanés comme The Artist dans lequel j'espère retrouver tout le bien que j'ai pu entendre de ci de là sur le web et dans la presse. J'aimerais juste que pour une fois, le battage médiatique se trouve justifié. Une équipée hors du commun tarde à sortir en bluray et le dvd  était quasi donné. C'est un vrai plaisir de retrouver tous ces acteurs dans cette comédie qui ne se prend pas au sérieux et dans laquelle chacun s'est investi sans chercher à tirer la couverture à soi. Target s'est fait démonté par le public bien pensant mais je crois surtout que le dit public est incapable en France de prendre un divertissement pour ce qu'il est. On repensera d'ailleurs à Hudson Hawk ou Last Action Hero qui sont pourtant deux superbes pépites mais qui avaient perdu (on se demande bien pourquoi) les spectateurs à  leur sortie. Target est une comédie d'action romantique, pas loin d'inventer genre d'ailleurs, qui peine à démarrer, c'est vrai mais qui trouve ensuite sa vitesse de croisière et qui réserve d'excellents moments. Et il y a Tom Hardy dedans (qui donne la réplique à Pine! Ou comment le méchant du dernier Star Trek de la time line classique se retrouve à jouer avec le Capitaine Kirk de la nouvelle time line!) .

 

J'ai récupéré Kidnapping par la grâce d'un gentil forumer de Bref. Bon, le sujet est très proche de Buried que j'avais déjà chroniqué à ceci près que l'action se déroule dans le coffre d'une voiture... Mouaip.... Ils ne se sont pas foulés les scénaristes quand même. Reste à savoir si ce métrage sera suffisamment bon pour réussir à trouver sa propre identité.

 

Jeux vidéos

 

XBOX 360 - Duke Nukem foreverXBOX 360 - Final Fantasy XIII - 2XBOX 360 - Final Fantasy XIII - classics

 

Trois jeux pour finir, récupérer à prix cadeau sur auchan.fr. Duke Nukem a été une arlésienne longtemps attendue sur console next gen. Son arrivée a été une déception, mais je m'en fiche , pour 4€ , je pense que les quelques heures que je passerais dessus me défouleront parfaitement. J'ai longtemps attendu une bonne opération pour mettre la main sur Final Fantasy.  Comme le dit si bien le Joueur du Grenier, plus les FF passent, plus les protagonistes sont agaçants et rajeunissent. J'avais adoré FF7 et FF8 au point d'en faire mes jeux cultes et j'avais déchanté avec FF9. Le premier opus de la Ps2 m'avait redonné espoir (faudrait que je déballe le spin off, tiens, maintenant que j'y pense!) mais le douzième chapitre m'avait laissé complètement froid? je n'avais pas aimé le nouveau game play (mode matéria forerver on!). Que pourront bien me réserver les aventures de Light? Beaucoup de bonheur, je le souhaite! 

 

Merci de votre patience si vous êtes arrivé jusque là et prenez soin de vous!

 


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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 08:50

Spidey n°37Salut tout le monde! Une petite info  commence à donner le sourire à de nombreux trentenaires sur la toile. Vous savez, la génération qui a eu la chance de pouvoir suivre la progression de certaines revues d'antan appartenant au groupe Lug puis Semic .... Les Strange et autres Nova .... Il y avait un titre dans leur giron qui s'appelait Spidey. Et cette dernière proposait des créations originales de C. Tota et de J.Y. Mitton, dont Mikros et Photonik, le héros de lumière. 

 

Et bien, ce dernier semble promis à un beau comeback car kk's édition est en train de proposer une souscription de 500 exemplaires pour l'intégrale de ses aventures. 

Curieux, je me suis renseigné et voici leur réponse détaillée : 

 

"Le tirage sera de 500ex. le prix sera de 49 € pour le 1er volume (hors port)  

Pour le moment les personnes intéressées sont recensées, dès que tout sera calibré nous enverrons le bon de commande via la newsletter de fin janvier.  

L'intégrale Photonik arrivera dans nos contrées  au cours du 1er semestre 2013, elle sera composée de 2 volumes de  600 pages chacun, le 2ème tome arrivera plus tard dans l'année. Pour le moment il reste un gros travail de numérisation , nettoyage , légères retouches, les couleurs d’origine sont inexploitables, d’où notre choix du N&B entre autre, effectuer une nouvelle mise en couleur aurait été trop onéreux, trop long (1200 pages) et puis c’est le choix de C. Tota.  

  

Cette intégrale inaugurera la collection "absolute édition", collection ou l'auteur participe pleinement à l'élaboration du livre pour nous donner sa vision définitive de son oeuvre, tout ceci au format américain 17x25,  couverture inédite reliure souple à rabats. Dos carré cousu-collé, papier 115g.


L'intégrale comprendra toutes les histoires de Photonik (celles de Jean Yves Mitton incluses,2013-01-25 084449 histoires à la gomme 3 pages, illustrations diverses, couvertures, l'histoire inédite "Mohawk"). Du rédactionnel, Ciro Tota va vous emmener visiter la maison de la cave au grenier, anecdotes, fabrication , vous saurez tout.

 

On va faire l'album dont vous avez envie."

 

Cela promet d'être grandiose vu la qualité de ce qui a pu déjà être présenté! 

 

Pour les intéressés , voici le lien pour leur page FB, et leur mail pour pouvoir les contacter et demander à faire partie de la liste des heureux élus!

 


 

https://www.facebook.com/pages/K-K-Editions/320137321419027


kkseditions@free.fr

 

y a plus qu'à en somme! 

 



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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 05:16

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51U501oSduL._SL500_AA300_.jpgC’est un titre qui devrait évoquer beaucoup de souvenirs à nombre d’entre vous. Ce classique de la littérature anglaise d’Emilie Brontë bénéficie d’une histoire extrêmement forte nous faisant basculer du côté sombre du vaudeville, via une impossible histoire d’amour à personnages multiples sur fond de lande anglaise.

Pour résumer l’histoire : Le maître du domaine des « Hauts de Hurlevent », Mr Earnshaw, mène une vie paisible entouré de ses deux enfants, Hindley et Cathy. Le destin de la famille bascule quand le père adopte un jeune bohémien, Heathcliff. Quelques années plus tard, Heathcliff est éperdument amoureux de Cathy. Mais cette histoire d'amour est détruite par la jalousie maladive du frère. Anéanti, Heathcliff prépare sa vengeance...

Les adaptations cinés et tv ont été extrêmement nombreuses et leur qualité a été aussi assez variable. La version qui m’intéresse aujourd’hui est celle réalisée par Coky Griedovc et sortie en bluray récemment chez Koba VIdéo.

J’ai surtout été interpellé par le fait que le rôle titre de Heathcliff était interprété par Tom Hardy. http://www.pbs.org/remotelyconnected/Cathy-and-Heathcliff.jpgComment diable l’interprète du Shinzon de Star Trek Nemesis, du Bronson du film éponyme ou bien encore de Bane dans le récent Dark Knight Rises (pour ne citer qu’eux) allait pouvoir s’en sortir, sans compter qu’il allait tout simplement porter le métrage sur ses épaules? Et bien, force est de reconnaître qu’il ne fait que confirmer son talent. Il dévore littéralement le reste du casting assez quelconque et captive à chacune de ses apparitions. Il est brutal, passionné, intense et distant à la fois, portant les malheurs et les espoirs déçus de sa condition au devant de lui, pour s'en servir comme une arme et une armure face à l'amour de sa vie. Pour ne rien gâcher, il bénéficie d’une voix extraordinaire qu’il parvient toujours à moduler en phase avec l’émotion qu’il doit dégager. Et sa prestance physique travaillée et conservée depuis Bronson sied à merveille au personnage du bohémien.

L’essentiel de l’histoire est dans l’ensemble bien retranscrite même si on se concentre comme à l'accoutumée plus sur les affres de la première génération, celles de la seconde étant à peine abordées. C’est le personne d’Heathcliff qui tire la couverture à lui de toutes manières.

Les décors sont réduits mais superbes, dans la parfaite tradition des domaines anglais. J’avoue sincèrement ne pas avoir vu les autres adaptations, et je crois que je ne les verrais pas après celle ci. Mais je ne peux que vous conseiller de l’essayer.

http://www.pbs.org/remotelyconnected/Heathcliff.jpgLe bluray est de bonne facture. Il propose une définition le plus souvent agréable même si elle n’atteint pas le piqué d’autres productions télévisuelles récentes. Certains passages semblent provenir d’un simple upscal tant le grain est présent et l’image floue mais cela doit représenter au plus un ou deux minutes cumulées pour l’ensemble du film. La piste audio anglaise est merveilleusement claire sur les dialogues mais ne joue guère sur les surrounds et le caisson de basse. Le tout est assez frontal mais cela n’est pas gênant en soi, ce n’est pas le type de spectacle offrant d’énormes effets sonores. La piste française fait pâle figure à côté est reste en retrait, très étouffée et les voix du doublage ne rendent pas justice aux interprètes. Les traductions sont dans l’ensemble satisfaisantes, pas de gros contre sens.

Au final, un excellent show à voir pour découvrir l’univers de Brontë et à revoir pour la performance d’Hardy qui confirme son talent.

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 22:37

 

shadowLe monde des super héros est vaste et complexe . Mais si l'on excepte les deux maisons mères que sont DC (Superman, JLA pour les néophytes) et Marvel (Blade, Spiderman et consort), force est de constater qu'il ne reste pas grand chose à se mettre sous la dent. Les détracteurs les plus attentifs s'insurgeront et proclameront leur amour pour Image ou Dark Horse, nonobstant un petit aller retour dans les profondeurs apocalyptiquement cyniques des feux EC Comics.


Et pourtant, dans les limbes de ce monde dopé au spandex coloré subsistent malgré eux quelques perles : Zorro (à l'origine du Dark Knight, ce qui est parfaitement assumé par Bob Kane, excusez du peu), le fantôme du Bengale, Mandrake et bien sûr , celui qui nous intéresse aujourd'hui : le Shadow .


Le Darkman de Sam Raimi avait connu des débuts cinématographiques avant de poursuivre sa carrière en bandes dessinées. Le Shadow, plus ancien aura fait avec les moyens de son époque, à savoir emprunter le chemin des ondes hertziennes pour se vanter de ses exploits sur poste radio.


Le Shadow est construit sur une base simple : étant communément mortel et ne possédant pas des pouvoirs extraterrestres (merci Krypton) ni de facultés cachées se libérant en même temps que d'autres pulsions à l'adolescence dans un florilège de remises en question existentielles (merci les X men ... quoique le Juggernaut ou le Blob ne semblent guère traumatisés par tout ceci puisque ayant adopté la devise MDK), il n'y a pas 36 solutions possibles.


shadow 1En fait, que reste il à un simple humain pour se transformer en super héros ? Les processus littéraires ne sont pas légions: il suffit de prendre en compte le fait basique de vouloir défendre la veuve et l'orphelin. Quel est alors le point commun entre Don Diego de la Vega, Mandrake, Bruce Wayne et pourquoi pas même Tony Stark ? Une intelligence supérieure à la moyenne (contre Monastorio, Justin Hammer et autres déjantés tels Rasal'G'Hul et le Joker ou des magnats comme Justin Hammer, il faut tout de même assurer et conserver un certain sang froid), des adjuvants fidèles et de qualité (Jarvis pour les Vengeurs / Alfred pour Bruce Wayne ; Bernardo pour De la Vega... toujours du petit personnel en somme) , l'accès à des informations capitales via un réseau d'informateurs ou informatique et surtout.... du flouz ! Pas un super héros de cet acabit n'est un clochard. Et d'habitude, que font ces super richards ? Ils passent leur temps à gagner encore plus d'argent.


Prenons le premier exemple qui me passe par la tête : Picsou (oui je sais, j'aurais pu trouver mieux). Ce dernier dans ses innombrables aventures n'a jamais défendu autre chose que lui même. Et la seule fois où il a passé la cape, c'était encore pour le même motif, son neveu et sa nièce ayant refusé la mission (vous savez (ou peut être pas) Fantomiald et Super Daisy) pour des raisons peu avouables.


Mais pour le type de héros qui nous occupe, ce sont des événements bien particuliers qui les ont conduit sur la voie de l'héroïsme (et les pauvres doivent bien le rester, doublé d'un passéisme primaire qui plus est pour que nos braves petits soldats puissent avoir un terrain d'action).


De la Vega est devenu Zorro pour sortir Los Angeles de l'opprobre espagnole, Bruce Wayne a remis au goût du jour les capes noires pour que l'événement ayant détruit son enfance ne se reproduise plus, Tony Stark, après s'être libéré de ses geôliers a eu des visées plus mercantiles avant de devenir un Vengeur... Des schèmes classiques en somme.

Le Shadow de son côté (nous nous concentrerons sur la version cinéma bien entendue) a eushadow 2 un autre leitmotiv. Apparemment aisé lui aussi, ce dernier a dans sa jeunesse commis les pires forfanteries et a réussi à devenir un monstre redoutable, craint dans sa contrée d'adoption et n'hésitant pas à sacrifier quiconque se met en travers de sa route, inconnus comme proches (le comptable de ce dernier en a fait les frais).


Cette mise en bouche permet de remplir le quota d'exotisme imposé par le cahier des charges et les décors en résultant ne sont pas si mal construits que cela. A grands renforts de SFX au charme rétro (faisant agréablement écho à ceux de Superman le film de 1978) et de Mate Paintings, les principaux lieux du film nous sont dévoilés (au sens propre) via le temple de formation du Shadow et la grande tour urbaine de Kahn.

 
Le décor dans le fim de super héros en général est un élément principal. Excepté pour le Darkman (à la ville bien commune), des cités comme Gotham city (crépusculaire) , Métropolis (Lumineuse et moderne), Central City (très industrielle, donc toujours en avant dans le progrès, belle métaphore pour Flash)..... occupent un rôle prépondérant dans le façonnement mythologique même du héros. The Shadow ne déroge pas à la règle mais reste une fois encore une composition bâtarde, peinant à trouver ses propres marques sans le référencement quasi obligé de ses aînées. Sa ville est donc toute à la fois une symbiose de Gotham (pour les bas quartiers) de Metropolis (pour les passages avec Alec Baldwin) et de Central City pour tout le côté tuyauterie et industriel de réseau d'informateurs et d'information (on pourrait même y voir une volonté d'intemporisation caractéristique avec un univers à la chronologie floue comme ce fut le cas avec la série Lois et Clark qui possédait des 4x4, des portables mais un style vestimentaire et architectural indéniablement rétro).


Les pouvoirs du Shadow sont aussi une très belle réussite visuellement parlant et les effets spéciaux ont plutôt bien réussis à passer l'épreuve du temps. La bonne idée du réalisateur de Highlander réside dans la simplicité des moyens employés, jouant plus sur le suggestif (très bon marché) que le spectaculaire (onéreux et souvent inutile).

 

De fait, ce qui avait très bien marché pour Star Trek 4 (une succession incalculable de plans sur des vaisseaux ... invisibles puisque protégés par un bouclier d'occultation) refait des merveilles ici. Le pouvoir mental du héros est retranscris à travers des jeux d'ombres et de lumières, l'ensemble étant appuyé par le jeu (subtil mais pas trop) de Baldwin qui a à première vue pris beaucoup de plaisir à endosser masque et cape. Les différents effets de sa forme de brume, soutenu par des ambiances nocturnes, un voile cinéma salvateur et une réalisation convolant souvent avec le clip donnent de très bonne scènes d'action , souvent empruntes d'humour ou assumant pleinement leurs clichés (cf le sauvetage du futur noyé aux semelles de plomb...).


shadow 3Enfin, la révélation du Shadow lorsque ce dernier est soumis à un lumière vive est aussi très intéressante et reprend à son compte la première apparition de Batman dans le film éponyme de Tim Burton. Seule la silhouette du héros ressort (normal, puisque Shadow = ombre) mais elle retranscrite à l'écran en dessin animé. Tout ceci nous permet de voir pour la première fois dans un film en prises de vues réelles une ombre clouée au mur par une arbalète ou bien encore (mais le procédé n'est plus très neuf pour le coup) des pas courant dans l'eau et ne laissant aucune trace de leur passage - encore une référence hommage à un autre héros, l'homme invisible ( heureusement moins cheap cette fois dans la retranscription que le désastreux épisode de Lois et Clark avec une histoire abracadabrantesque de gangs et de tenues rejetant la lumière) démontrant une fois encore dont témoigne le héros à s'affranchir de ses aînés.


Le casting est lui aussi très respectable (on retrouve d'ailleurs l'ancien chef de l'inter gang et le papa de Raymond dans le rôle du chauffeur de taxi). Alec Baldwin joue un personnage convaincant et physiquement mastoc et cohérent. On passera l'aspect un peu ridicule et très Tarentula dans l'espace de son côté sombre avec pectoraux poilus, cheveux longs et forcément sales, nonobstant d'impressionnants ongles jaunes, sales et déchirés (qui nous laisse quand même savourer quelques bons moments de ridicule assumé) pour se concentrer plus en avant sur son interprétation métempsychosique de Bruce Wayne – je-suis-milliardaire-mais-je-m’ennuie-alors-je-fais-régner-la-justice. Une fois passé chez l’esthéticien, il est tout à fait l’aise et fait parfaitement illusion. On ne saura que trop apprécié le changement d’expression caractéristique de ce dernier lorsqu’il utilise un pouvoir psychique en se mettant à couvert dans une zone d’ombre providentielle.

 

Le personnage féminin, interprété par Penelop Ann Miller est quant à lui ) 1000 lieues du shadow 5perso de Vicky Vale. Frondeuse, engagée, n’ayant peur de rien et possédant elle aussi une bonne faculté de réception psychique, elle se révèle être la bonne surprise du métrage, ne jouant pas les faire valoir potiche mais agissant comme un complément du Shadow lui-même. Laissons enfin tomber les prestations « feuille d’impôt » de Tim Curry (où est passé le clown de Stephen King ?) et de Ian McKellen (1000 000 de fois plus convaincant et flippant dans le rôle de la Mort dans Last Action Hero) et notons la performance tout en second degré (quoique) de John Lone qui prend visiblement plaisir à jouer les Fatalis Imperator.


Ce triptyque de méta-humains (histoire de faire un clin d’œil à la trop oubliée Birds of Prey) permet également d’entrapercevoir le visage complet d’un seul et même personnage : la jeune fille renvoie à ce qu’aurait pu être la véritable vie du Shadow sans son passif un peu lourd, via une existence centrée sur lui-même et pleine d’insouciance. Kahn renvoie bien sûr à son côté obscur et sans contrôle, le personnage civil de Baldwin offre l’image du masque obligatoire pour cacher sa véritable nature en société (un peu à l’instar d’un Kent-Kal-El) tandis que le Shadow lui-même représente l’épanouissement total des facultés et une soif de rédemption obsessionnelle . Et là, le personnage prend enfin son indépendance vis-à-vis de ses trop célèbres aînés. Contrairement à Batman, Zorro, le Phantom voir même Iron Man, il n’a pas à exécuter une vengeance pas si manichéenne que cela pour éradiquer le crime , il n’a pas à défendre sa contrée (Los Angeles où la Jungle et la culture s’y rattachant) voir même à lutter pour préserver son entreprise.


shadow 4Les héros précités sont fondamentalement bons. Le Shadow , lui, était un être malfaisant qui cherche maintenant à contrebalancer le mal qu’il a pu faire dans le passé. La psychologie de ce héros, de simple éponge, se creuse considérablement alors et permet d’assister avec une joie primitive au grand final entre Baldwin et Lone. Le Shadow assume pleinement son potentiel, en costume, mais avec le visage du playboy. Plus de masque, plus de faux semblants mais simplement alors un accomplissement dans cette ultime leçon d’un maître à l’autre.

Je ne peux donc que trop conseiller de voir ce film souvent ignoré (d’autant plus que sortant maintenant chez Aventi, vous l’aurez sans peine à moins de 5 voire 3 euros), histoire de passer un bon moment, puis de le revoir en seconde lecture pour en apprécier toutes les finesses….
…. que je suis peut être le seul à voir sur un film prédestiné à être un blockbuster, mais bon.

 

 

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 05:40

Salut tout le monde! Mois de fêtes et d'anniversaire, mes bonnes résolutions n'ont pas tenu bien longtemps. Sans compter Amazon qui a accumulé les bugs cumulatifs  et qui forçait presque la commande. Beaucoup de bons titres donc, obtenus à un prix raisonnable. Y a de quoi faire ma bonne dame! 


Et je profite de ce billet pour vous souhaiter à tous une excellente année 2013 riche en rondelles bleutées et en bonnes nouvelles! 

Sans transition, on enchaîne : 

 

Séries TV 

 

séries tv Le Club du Fantastique a eu la bonne idée de réunir certains de ses titres en packs exceptionnels pour les fêtes, ce qui m'a permis de mettre la main sur Alphas et sur la sixième saison du Doctor Who. Manimal s'est trouvé là en bonus, je ne vais pas m'en plaindre! J'avais les deux premières saisons du docteur so british depuis des lustres mais je n'avais jamais pris le temps de les regarder. Sur les conseils du Chat (qui se reconnaîtra), j'ai tenté l'aventure pour me changer un peu d'X-Files que je n'arrive pas à finir. Et bien, j'ai accroché dès le premier épisode. la série est bien écrite, les enjeux se développent rapidement et on passe tout simplement un bon moment avec le timelord. Je vous recommande chaudement de vous y mettre si vous le pouvez. J'en ai d'ailleurs profité pour compléter toute la série en dvd, sauf la saison 5, qui est la seule à être sortie en Bluray chez nous (mais avec une piste 2.0 alors que la version dvd possède une piste 5.1!). Le black friday m'a permis de récupérer des titres attendus comme Supernatural saison 7 et Fringe saison 4 pour un prix dérisoire (et comme le facteur s'est planté avec les papiers de douanes, tout a été duty free!). Les frères Winchester auront fort à faire avec les Léviathans et cette saison bénéficie de beaux rebondissements. J'attendais un tarif sympa pour récupérer Superminds depuis l'annonce de sa sortie. Je n'en avais vu que trois épisodes sur TF1 à l'époque mais j'en ai gardé un souvenir marquant. Reste à voir si la série a bien vieilli.  Paramount poursuit ses rééditions de Star Trek The Next Generation et je reste fidèle au poste pour repasser à la caisse (mais à prix discount, grâce à un bon sur Price Minister). La restauration reste toujours aussi agréable. 

 

 

Animation

 

Animation

 Toujours et encore des Disney. L'éditeur aux grandes oreilles est passé à la vitesse supérieure depuis quelques mois et pas un trimestre ne passe sans ses sorties de titres multiples. Cendrillon et Rebelle sont donc tombés en toute logique dans mon escarcelle. C'est d'autant plus intéressant que l'on peut voir le fossé abyssal entre les deux titres. Autant Cendrillon ne prend pas une ride, autant les aventures de Rebelle résisteront assez mal aux affres du temps (déjà que je le trouve dépassé depuis sa projection.... les belles couleurs et les performances techniques ne font pas forcément une bonne histoire!). Chasseurs de Dragons est une série pleine d'humour à la réalisation soignée et je suis heureux d'avoir pu les récupérer d'autant que la saison 2 est introuvable dans le commerce. Zarafa et Un monstre à Paris proviennent d'une offre Amazon 110/12 (bug quand tu nous tiens!) et je suis curieux de les visionner. Le Roi des Ronces provient d'une commande sur amazon.es (où j'ai récupéré pas mal de titres souvent 50% moins cher qu'en France pour des éditions pourtant françaises!). Je ne connais pas mais je compte bien combler ce manque rapidement. Le Lorax n'était pas prévu en dvd mais en Bluray à la maison, mais comme je l'ai gagné à un concours sms (oui, oui, cela arrive!), je ne vais pas faire la fine bouche !  

 

Fantastique et aventures

 

Science Fiction Beaucoup de diversité dans ce rayon comme de coutume. Les adaptations de comics y ont leur place via Batman The Dark Knight Rises et le dernier Spiderman. Le dernier opus du chevalier noir est à tomber tant tout y est parfait. Je n'ai pas vu le temps passer et pour ne rien gâcher, le film trouve des échos dans les deux premiers volets et clôture l'ensemble de manière magistrale. Le métrage possède des faiblesses , évidemment, mais une telle constance sur un ensemble pareil permet de ne pas y prêter attention. Le personnage de Bane y trouve enfin une interprétation à sa juste valeur à des années lumières de celle de Batman et Robin et on ne s'en plaindra pas. Le deuxième Sherlock Holmes est sympa mais sans plus. L'effet de surprise passé, le scénario un peu brouillon et un Moriarty pas assez charismatique n'aident pas à oublier le premier volet sorti il y a quelques années. Dommage. Je ne crois pas que nous reverrons Downey Jr dans le rôle. Time Out est un bon film d'anticipation qui se consomme vite malgré de nombreuses ellipses et incohérences. Il y aurait eu matière à faire une série tv à la HBO avec une telle idée de départ. Tucker et Dale reste une bonne surprise avec une histoire prenant à contre pied les poncifs des slashers et une seconde partie complètement allumée. A mettre de côté pour une soirée double métrage avec Lesbian Vampire Killers.  Titanic se passe de commentaires et le remake de Freddy , s'il reste navrant en VF est à ma grande surprise bien plus fréquentable en VO... malgré des acteurs qui restent mauvais au possible à l'exception du croquemitaine. On n'oubliera pas pour autant Robert Englund, ça c'est impossible! Je n'ai pas encore visionné War of Arrows, reçu via le Club du Fantastique, ma prochaine soirée étant réservée à la Beauté du Diable que je brûle de découvrir depuis mes années lycées, suite à une séance forte intéressante lors d'un cours en option Cinéma Audio Visuel .... et à La petite boutique des horreurs dont j'ai lu beaucoup de bien sur agora HD.  

 

Divers et Variés

 

diversAmazon pour les fêtes de fin d'année a décidé de nous saigner du porte monnaie et a proposé une offre 50/100 sur une sélection Wild Side qui a été étendue depuis à des titres Warner. L'éditeur au chat stressé est un habitué des pressages de films asiatiques et sincèrement, vu les prix proposés, comment résister? Je me suis fait offrir l'intégrale de Baby Cart et de Zatoichi (partielle pour lui, avec 14 titres sur 26 je crois) personnage que j'avais découvert sous la caméra de Kitano ; complétés de Zack et Miri (inénarrable Kevin Smith ) et de Quartier Lointain dont j'ignorais la sortie de l'adaptation! Même si l'histoire se passe en Belgique, il semblerait que le matériau de base ait été respecté. J'ai vraiment hâte aussi pour celui là! Plusieurs blurays proviennent du programme de fidélité instauré par Universal pour ses 100 ans (Le Patient Anglais, Chicago, The Debt) et d'autres comme la Course au Jouet (la meilleure comédie de Schwarzy assurément) ou Miracle sur la 34° rue (une vraie merveille celui là, surtout en ce moment!) ou bien encore The Shawshank  Redemption me permettent de remplacer mes vieux dvd avantageusement tant les éditions sont réussies. Merci en passant à Forsy qui m'a offert Hugo Cabret et The Descendants. Enfin, pour compléter La beauté du diable, j'ai enfin mis la main sur Les Aventures d'Arsène Lupin avec Robert Lamoureux. Il reste pour moi le meilleur interprète du Gentlemen cambrioleur, toutes époques confondues. 

 

007 coffret

A touts ces nouveaux arrivants, il faut aussi ajouter l'arrivée de trois poids lourds. le coffret James Bond UK pour commencer (je confirme la présence sur tous les titres à l'exception de Quantum of Solace de pistes VF d'origine et de pistes VOSTFR , incluant les bonus). La box est soignée, la présentation également, même si l'on peut regretter l'absence d'un livret récapitulatif sur les films. J'ai pour le coup revendu ma valise dvd  Cdiscount au cash local, tout en prenant soin de conserver les livrets d'époque. Le gain de place est énorme et la qualité est plus qu'au rendez vous! 

 

Universal Monsters - bluray

On poursuit avec le coffret Universal Monsters qui n'est déjà plus disponible en commerce, au packaging de circonstance. Il m'était impossible de ne pas posséder cette box, avac tant de grands films que j'adore. 

 

les dix commandementsOn termine cette belle fournée (avec le recul, j'ai quand même déraillé pas mal , une fois encore!) avec le coffret US des Dix Commandements. La France est toujours le parent pauvre des belles éditions et il faut toujours se tourner vers l'Import pour avoir gain de cause. Le coffret est impérial, aussi gros que ceux de Ben-Hur et d'Autant en emporte le vent. Il s'ouvre en deux par le milieu et les disques sont insérés dans une réplique des tables de la loi. On y trouve également le pressage Bluray de la version de 1923 (muette). Un must. Pour avoir visionné quelques scènes clefs dont la compression était douteuse en dvd , je peux vous assurer qu'on tient là le transfert ultime du métrage. les couleurs sont flamboyantes, les détails hallucinants de piqué et de netteté. Et la piste audio a été retravaillée pour obtenir une piste VO claire et dantesque comparée à la piste française qui est vraiment enterrée pour le coup. 

 

Jeux Vidéos et Lectures

 

Jeux vidéosIl n'y a pas que les rondelles dans la vie et je me suis remis à la XBOX il y a peu avac Mortal Kombat Komplete Edition. Microsoft a la bonne habitude de faire des soldes avant l'heure pour Noël et cette année, l'éditeur a même offert des titres! J'ai donc fait une petite sélection qui devrait m'occuper un moment sur le xbox live , afin de compléter deux autres titres en boîtes qui m'ont été offerts. Super Meat Boy est excellent, on a l'impression de joueur sur une super Nes complètement survoltée. Rayman 3 HD possède quelques ratées niveau gestion de caméra mais l'ambiance un peu folle de l'Univers du héros d'Ubisoft est toujours là. Ninja Gaiden premier du nom est un jeu xbox première génération mais il fait partie des quelques titres compatibles avec la 360 , et la réalisation est vraiment bluffante. Tout comme la jouabilité étonnante d'ailleurs. 

 

mangas et livresOn achève ce billet kilométrique avec quelques titres BD et mangas. Love Hina # 11 était le dernier voulme manquant à ma collection. Poutr le coup, vu que j'aime bien le dessin de l'auteur, je suis passé à un autre de ses titres phares, Negima, que j'avais visionné il y a peu de temps. Le manga animé était sympa mais commençait à devenir vraiment bon juste au moment où il  s'arrêtait. Ce qui était quand même regretable. Une bonne occasion de pouvoir poursuivre l'aventure avec Neji ^_^.

 

Je continue de boucher les trous pour Naruto, Titeuf et Fullmetal Alchemist. L'actualité étant ce qu'elle est, j'ai acheté Bilbo le Hobbit. Vu que je suis en pleine lecture du Seigneur des Anneaux en ce moment, cela me donnera l'occasion de retrouver du petit être. Je passerais à Percy Jackson ensuite à moins de me plonger dans La Couleur des Sentiments, le film m'ayant beaucoup plu. 

 

Merci de m'avoir lu jusqu'ici , n'hésitez pas à réagir ou à partager vos cadeaux récents dans la partie commentaires, cela pourrait être sympa. Bonne semaine à tous! 

 


 


 


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