Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 05:33

krull 1.0L’héroïc fantasy se résume généralement à quelques éléments clefs pour le grand public : parcours initiatique, artefacts légendaires, une figure paternelle, une quête pour sauver son propre monde, une armée logiquement imbattable et un bad guy d’envergure. Rajoutez le plus souvent une femme à ce savant mélange et vous obtenez une recette infaillible.
Bien évidemment, Krull n’est pas le Seigneur des Anneaux, loin de là, mais il parvient sans peine à dépasser un autre des ses comparses de l’époque eighties : Legend.


Krull est un film court nous présentant l’évolution d’un prince juvénile en roi sage dont le parcours est parsemé des éléments précités. Cependant, pour que la réussite soit totale, il aurait fallu pousser plus en profondeur les origines de tout ce petit- monde (ce qui reste souligné d’ailleurs dans le making of, et ce d’entrée de jeu).


Tolkien et son hobbit, Hobb et Fitzchevalerie, voir dans une moindre mesure King et son Talisman des Territoires ou bien encore Rowling et son Potter l’ont parfaitement compris.


Ici, le spectateur assiste un peu malgré lui à une succession de scénettes (fort réussies au demeurant) que rien ou presque ne relie si ce n’est une voix of au début et à la fin du métrage. Pour résumer, le héros, suite à un mariage inachevé et au double meurtre de son père et de son beau père doit tuer le méchant pour se venger de prime abord et accessoirement sauver sa belle et son univers fraîchement réconcilié. Reste qu’il est seul jusqu’à l’arrivée du Gandalf local tombé d’on ne sait où (oui, les montagnes de granit…. Il aurait dit de la colline de Guimauve, cela aurait été pareil, mais plus drôle) et qui connaît bien évidemment toutes les ruses pour obtenir les renseignements dont ils auront besoin.


En cours de route, des adjuvants se collent à l’ensemble et meurt tout aussi rapidement qu’ils krull 1.2sont venus sans réelle implication émotionnelle de spectateur (grossière erreur ! qui n’a pas ressenti un sentiment de victoire, aussi léger soit il, lorsque la jeune blonde terrasse d’un coup d’épée le roi noir dans Le retour du roi ?). Le tout ressemble en fait à un Fort Boyard live où les moments creux entre chaque cellule sont comblés non pas par une intervention limite neuneu du « maître » du fort mais par de (très) beaux paysages ou des ellipses hallucinantes de non sens.


Malgré tout cela, le constat n’est pas complètement négatif, au contraire (pas trop, mais bon). D’excellentes idées surnagent comme la forteresse noire qui change de position géographique à chaque aurore (que ceux qui ont graphiquement reconnu la forteresse des monstroplantes de Jayce et les conquérants de la lumière lèvent la paluche !) les chevaux légendaires capables de parcourir 1000 lieues en une journée (on a évité la téléportation et les bottes de 7 lieues) nous offrant une très belle séquence onirique, le guignol de service qui se révèle être un sorcier tout à fait respectable (et ayant trop regardé Willow vu la qualité du morphing)(ou inversement)…


krull 1.1

 

Toutefois, les méchants E.T. me restent en travers de la gorge sans compter un méchant au potentiel énorme au vu de la scène de dialogue avec Lissa où il prend l’apparence du prince et qui se fait battre par la force de l’amooooooooooooouuuuuuuuuuuuurrr !!


Au final, les petits apprécieront, les ados passeront un bon moment (du moins ceux qui n’ont pas été abrutis par la star ac) et les adultes souriront (si le boulot ne les a pas anéantis) .

Un film bancal mais à voir pour ensuite le poser avec une affection naissante à côté du Dragon du lac de Feu.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
commenter cet article
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 05:12

spiderman 2Évidemment, plus on approche du milieu des années 2000, plus les films de super héros se font présents. Bien sûr, cette ère a été brillamment inaugurée avec le film archi-culte (et sa suite qui l'est devenue) de Richard Donner « Superman » pour se poursuivre avec la franchise Batman initiée par Tim Burton avec un succès également conséquent. Les X men ont suivit le mouvement puis Spiderman et ce fut l'explosion. Hellboy, Hulk et autres Daredevil ou Ghost Rider se sont eux aussi animés dans le monde réel avec un succès somme toute relatif. Dans ce maelstrom d'adaptation surnagent quelques chefs d'œuvre dont ce Spiderman 2 fait évidemment parti.

 

Le premier opus était parvenu à mettre en place les bases du mythe de manière crédible pour un univers héroïque tout en apportant certaines modifications par rapport au comics originel qui passèrent plutôt bien sur grand écran à l'instar des fameux lances toiles... Spiderman 2 est parvenu à reprendre ce qu'il avait laissé dans le premier volet et à développer les arcs scénaristiques amorcés. Contrairement à un Batman Returns qui peut se concevoir comme une aventure propre, Raimi reprend le principe de Donner et propose une histoire qui aurait pu se clôre avec un premier titre mais qui trouve un épanouissement jouissif à se poursuivre en cas de succès.  

 

spiderman 2.2

 

Spiderman 2 quitte le monde de l'enfance pour aborder celui de l'âge adulte, Parker n'ayant pas eu à proprement parlé d'adolescence, confronté trop tôt à la notion de devoir et de responsabilité (nonobstant un pan estudiantin assez désastreux, faisant de lui le looser de sa classe). On reprend donc l'animosité entre Peter et Harry, le spectre de Norman continue de flotter sur ce petit monde alors qu'un autre vilain fait son apparition et quel vilain! Tout simplement le plus charismatique de tout l'univers de Spidey. Le pari était casse gueule à l'extrême et il aurait forcément été plus simple de s'orienter sur le Rhino ou sur le Vautour. D'un autre côté, Doc Ock est une parfaite représentation de ce qu'aurait pu devenir Peter dans un âge plus avancé, confronté à de tels traumatismes. Son entrain, sa fougue et la disparition de l'être cher l'ont conduit avec ses pouvoirs à se ranger du coté d'un bien peu lucratif alors que le Dr Octopus, manipulé par sa propre création va basculer du côté d'un mal apparent et devenir un bandit sans scrupules (ou presque) pour montrer au monde qu'il n'avait pas tort avant de se sacrifier pour lui , atteignant ainsi pour Spiderman le statut de martyre .

 

Statut qui si l'on y réfléchit, a une forte tendance à s'installer dans l'univers BD avec des spiderman 2.1exemples récents comme Batman The Dark Knight et même Superman Returns. Les scènes d'action sont à priori les plus réussies de 2004 en cela qu'elles sont aussi spectaculaires que productives, servant l'histoire et n'étant pas seulement là pour jouer les rôles de ponts musicaux d'une scène forte à une autre. La séquence du train restera dans les mémoires à plus d'un titre, permettant également à la population de prendre conscience que ses héros sont avant tout des humains. Autre point fort, une psychologie des personnages extrêmement fouillée qui n'a de cesse de confronter ses rôles principaux à de multiples facettes de leur caractère. Cela conduit à un Octopus fou d'une douleur d'amour qui surpasse celle de son orgueil blessé, à un Peter qui doute et qui perd ses pouvoirs car remettant son propre système de valeurs en question, à une Mary Jane qui se perd dans les bras d'hommes de pailles alors qu'Harry aveuglé par la vengeance est aussi capable de surmonter sa rage par amour lui aussi. Au final donc, un film fleuve durant lequel on ne s'ennuie pas une seconde, bourré d'action, de fond et d'humour et qui restera longtemps le meilleur épisode de la franchise.

 

On en ressort heureux et presque pantelant. Du cinéma populaire, du vrai, capable d'utiliser toutes les ressources d'aujourd'hui pour faire plaisir au spectateur qu'il soit lambda ou geek pur et dur.

 

Un film rare. Pour cette époque.  

 

 

 

 

Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Express
commenter cet article
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 06:30

predator2 affiche2Los Angeles. Des gangs de trafiquants de drogue parfaitement organisés et armés disputent la suprématie de la rue aux forces de l’ordre mal équipées et peu nombreuses. Dans cet enfer de violence, le détective Mike Harrigan et son équipe mènent une guerre sans merci contre les sbires de King Willie. Mais bientôt les deux hommes se découvrent un ennemi commun, un tueur invisible et invulnérable qui décime les rangs des dealers et des flics….

 

 

Généralement, lorsqu’on pense à Predator, cela donne deux chemins de pensées bien distinctes. Les plus jeunes penseront à Alien VS Predator , vieille arlésienne entretenue pendant des années sur papier grâce à un comics assez bien réalisé puis concrétisée sur grand écran à deux reprises. La première version essayait d’ailleurs de rendre hommage dans un joyeux imbroglio aux deux univers des deux franchises, mais en si peu de temps et avec un scénario si léger qu’un jeu vidéo du type altered beast paraissait plus consistant à pratiquer que la vision de cet obscure série B. Malgré tout, avec le temps et de l’indulgence, on apprécie de voir en un seul film Lance Herriksen, transfuge de la quasi-totalité des premiers Alien, une tapée de Predator se prenant pour des dragqueens vu les couleurs flashies la plupart du temps arborées, un temple maya perdu en plein pôle et qui se prend lors de ses moments perdus pour un rubix cube, une reine Alien enchaînée qui terminera sa course en se prenant pour un T-Rex réchappé de Jurassic Park (quand on est enfermée, faut bien s’occuper et quoi de mieux que de se passer les rondelles de papy Spielberg en boucle….) et une scène de bravoure final aussi jouissive qu’absurde du type « Houga ! Je respecte le guerrier qui sommeille en toi, femme. Pour la peine, je te fais un marquage tribal qui te permettra de faire ta belle dans la cour de récré. Houga bis ! ». Je passerais sur le dernier plan pour ceux qui n’en connaîtrait pas la substance et conclurait sur cet opus en ayant le courage de dire que l’on s’amuse bien, du moment que l’on prend tout ça au second degré. Peut être de quoi faire un article dans quelques temps (en cas de défection, je reviendrais en détail sur le film) car plus pop que ça, difficile de faire mieux pour les années 2000.

 

 

Les plus âgés quant à eux auront une brusque poussée de testostérone et verront passer devant leurs yeux embués de souvenirs graciles deux masses de muscles incarnées par Schwarzy et Weathers se frayer un chemin cahin-caha dans une jungle inhospitalière pour essayer de mettre la main sur un (grand) sauvage qui prend son pied en dépeçant ce qui lui passe sous la main. Le premier Predator représente en soi la quintessence du film  pour mâle des eighties : muscle, sueur, baston et gros calibre empreints d’explosions. En se tenant à ça, autant se regarder un Chuck norris de la grande époque type Delta Force. La force maligne de ce qui allait devenir un film culte réside alors en McTiernan , pas encore le père des Die Hard mais déjà bien prometteur quand il travaille avec tonton Silver (le barbu qu’on voit dans tous les bonus de Matrix, de La maison de Cire et consort et qu’on rêverait de jeter du haut des falaises d’Etretat lors d’un circuit touristique sur Arsène Lupin , rien que pour avoir le sourire pour le reste de la journée) et dans la gestion du personnage mis en forme par Stan – je suis un dieu que voulez vous – Winston (pour mémoire : Predator, Terminator, Jurassic Park, Monster Squad et tant d’autres…. . A film bourrin donc, scénario malin, jouant sur la subjectivité du Predator et sur un inconnu total du point de vue des protagonistes, l’extra terrestre n’apparaissant qu’hors champ lorsqu’il se révèle pour accomplir sa basse besogne. Bien que le film  souffre de certaines longueurs au début, on se laisse rapidement embrigader et on se prend à s’enthousiasmer jusqu’au final qui n’est pas grotesque, loin de là, et qui pourrait se résumer par le combat d’un homme contre ses instincts les plus refoulés, personnalisés dans le corps agonisant du Predator, qui trouve malgré tout une ultime ressource pour un baroud d’honneur assez explosif.

 

p2 2

 

Je ne m’attarderais guère sur la tétralogie Alien qui serait un peu hors de propos ici, mais que j’invite les plus jeunes à voir, pour qu’il se rendent compte que le cinéma de Papa, c’était autre chose que la star academy et autre Smallville (que je respecte, car Clarky est un brave boy scout excellent réadapté au goût du jour).


La grande question, après le succès surprise de Predator, était de savoir si une suite allait voir le jour. Car après tout, le premier film pouvait se permettre de faire son chemin dans la vie, sans aide ou séquelle aucune, se suffisant à lui-même. Fonctionnant d’abord comme un film d’action se poursuivant ensuite par un thriller et s’achevant par un film d’horreur, il opposait à l’homme un véritable monstre dénué de tout sens moral, venu d’ont ne sait où et poussant son dernier rire dans un sursaut final qui ne laisserait aucune trace de lui. Schwarzy s’en sortait de justesse et pouvait quitter la scène sans être ennuyé par la suite, vu qu’il était peu probable que quelqu’un accorde du crédit à ce qu’il venait de vivre.

 

 

La bonne nouvelle, c’est que l’équipe originale avaient une envie latente de poursuivre l’aventure et ce sont donc les scénaristes , les accessoiristes et les producteurs qui ont remis ça.  Problème, Schwarzy est pris sur un autre projet (celui ce sa vie, ne nous mentons pas, car Junior et La course au jouet ont beau être divertissants, il ne valent rien contre un bon cyborg des familles….) et McTiernan vit sa vie de réalisateur dans le vent totalement overbooké.


On fait donc appel à un tout nouveau casting, l’ancien étant encore suspendu par les pieds dans une forêt d’Amérique Centrale, et on construit une toute nouvelle histoire qui complète finalement à merveille celle du premier chapitre tout en consolidant et en apportant dans d’énormes proportions l’histoire et la culture même du Predator.  


La jungle représentait un terrain de chasse parfait pour le style safari. Beaucoup de zones d’ombres, d’excellentes possibilités de chausse trappes et surtout un lieu propice à susciter l’angoisse et la claustrophobie auprès de l’équipe de Schwarzy. Devant un adversaire invisible, pouvant se trouver aussi bien sur terre qu’en plein air, via les nombreuses branches et autres feuillages, les militaires vont commencer  à perdre leur sang froid. Il est bon d’insister sur le côté invisible du Predator, qui ne peut que stigmatiser l’effroi chez l’adversaire qui ne peut se focaliser sur une apparence, quelqu’elle soit. C’est l’inconnu, chez l’humain, qui provoque le plus d’inquiétude et de stress. Quand cet inconnu n’est pas palpable, si  ce n’est à travers les résultats de séance de boucherie viscérale, on atteint rapidement un point de non retour. Le scénariste s’en amuse, démoniaque créateur, comme le réalisateur qui prend certaines libertés de plans pour apporter un côté horrifique à l’ensemble. La meilleure illustration de cette folie naissante trouvant sa source dans le mitraillage en règle des arbres, occupant l’espace à perte de vue.

 

 

La ville est donc en soi un excellent écho à toute cette verdure, avec ses tours de métal et ses recoins sombres. Côté planques et culs de sacs sombres, il y a de quoi faire et le film se déroulant en plaine canicule, on retrouve l’aspect humide et une moiteur de l’air tout à fait dans le ton de l’opus précédent. Dans Predator , les muscles brillent de sueur et les protagonistes apparaissent en permanence assez sales et peu soigneux. Il en va de même pour Predator 2 où les flics sont le plus souvent couverts de transpiration, et ce de manière visible à l’écran, apportant une touche de réalisme bienvenue.

 

 

p2 1

 

Les motivations de chasse du Predator trouvent leur exutoire dans la guerre et le conflit armé. Le film commence en pleine guerre des gangs, elle-même se déroulant en plein centre ville. Les colombiens mitraillent les jamaïquains, qui le leur rendent bien et on s’attend à tout moment à voir débarquer un Robocop pour mettre un peu d’ordre, tant la manière de filmer et de mettre en scène s’approche du 3ème opus (décrié à tort, car plus proche de la série TV que des deux premiers films, et pour les réfractaires, je conseille fortement la vision de Robocop 2001, la mini série canadienne, pour constater que le niveau n’était globalement pas si ras les paquerettes qu’il en avait l’air de prime abord) ). Une voiture débarque alors, le héros se fait désirer par la caméra et se présente alors Danny Glover , réchappé de l’Arme fatale 2 et sans Mel Gibson qui squatte une branche plutôt que d’aider son vieux complice. Celui-ci jauge la situation et se propose d’y mettre un terme rapidement. Avec son flingue improbable tant les chromes reluisent et tant la configuration ressemble à celle d’un Action-man du pauvre soldé sur une brocante un jour de pluie, il se glisse sans se faire voir (il est vrai qu’un noir de près d’1m90 avec une chemise jaune et conduisant une voiture fraîchement défoncée à laquelle il manque une porte, cela passe sans problème sous le nez de tout le monde….) et dézingue les petits méchants en quelques secondes , sans viser, avec un chargeur illimité (le film étant censé se passer dans un avenir proche, à savoir 1998, alors que le film date de 1990), puis sans se formaliser, décide d’aller choper le big boss du jour qui s’est carapaté dans un immeuble avoisinant.

 

 

Ce qui reste intéressant dans cet affrontement improbable, c’est que tout la scène a été scrupuleusement décortiqué par l’œil au rayon infra rouge du Predator qui se dit que là, il a trouvé son homologue dans la population d’indigènes. Et comme celui-ci fonctionne selon une  politique de chasseur, il va se mettre en tête de faire de ce dernier son trophée de chasse pour ce safari hors normes en récupérant tout d’abord les proies de Glover, à savoir les trafiquants, puis ses adjuvants et enfin ses proches. Il est certain que la politique d’intimidation ne pourra qu’être efficace.  Glover interprète un flic efficace ; mal vu par sa hiérarchie car peu respectueux des ordres mais d’une remarquable bienveillance pour ses collaborateurs, proches s’entend. L’équipe constituée est d’ailleurs complémentaire de son caractère avec la femme efficace et ayant su s’intégrer dans un monde machiste (bien qu’elle ne mâche pas ses mots et ses gestes, à l’image de la séance de bienvenue avec Bill Paxton). Elle est interprétée par Maria Conchita Alanso, déjà vue dans The Running Man avec …. un certain Schwarzie. Bill Paxton occupe quant à lui la place de nouveau , à la Dick Tracy mais représentant un élément sur lequel on peut compter, fiable et solide, tout en étant un peu le feu follet de la bande.   Le fait qu’il ait également cassé de l’Alien chez James Cameron permettra de boucler la boucle.


Glover va donc essayer d’arrêter le big boss précédemment cité et se heurter pour la première fois au travail tout en finesse du Predator, le croisant même de manière indirecte sur le toit . On notera au passage les savoureuses punchlines de ce genre de production à l’image de la question de Alonso : où est passé … ? Il casse la croûte (le Predator ayant tué le caïd et celui-ci étant tombé sur une table repas…).

 

 

La chasse commence alors. Néanmoins,pour ne pas cantonner le film à un jeu de chat et de la souris , on va rajouter un arc scénaristique de plus avec l’arrivée en fanfare de Gary Busey , acteur joyeusement has been aujourd’hui qui hante parfois les couloirs du Sacré cœur dans Scrubs, mais qui était présent dans la majeure partie des grosses productions des années 80-90 : Point Break, l’Arme fatale, Piège en haute mer et autres Firme et Drop Zone. Second couteau à la gueule moitié autrichienne moitié américaine, Busey en impose de suite par sa folie douce et un charisme alors à son acmé. N’ayant pas tourné depuis deux ans, suite à un grave accident de moto, on le retrouve ici avec plaisir, Busey rimant souvent avec film bourrin et délire sous jacent, ce qui ne manquera pas d’arriver dans le final contre le Predator dans les abattoirs.

 

p2 3

 

Busey est donc un agent indirect du gouvernement qui n’a qu’un hobby, depuis le carnage du précédent film, consistant à mettre la main sur le Predator, vivant de préférence et ainsi poser ses grosses paluches sur les secrets de l’univers, et accessoirement sur un matériel à visée militaire plus que redoutable. Il reste d’ailleurs amusant de souligner ce traers des forces armées : plus le schmilblick est risqué et mortel, plus ça les excitent. Que ce soit dans Justice League Unlimited, avec le projet Cadmus et la forme de vie extra-mecanico-terrestre, Independance Day et son vaisseau gardé sous silence pendant des années ou 50° Fahrenheit avec son gaz aux effets dévastateurs… Et je ne cite volontairement que trois productions aux visées et aux publics variés pour démontrer à quel point ce cliché est récurent , bien que toujours efficace.

 

 

Cette sous-intrigue permet donc d’allonger le film mais l’alourdit dans sa première partie, celle concernant le métrage d’action pur et dur. On se doute bien que Busey n’est pas là seulement pour la déco et le fan d’X-Files en nous crie l’équation suivante : alien + gouvernement + secret = confiture de fruits avariés mais à part mettre des bâtons dans les roues de Glover de manière indirecte, faut bien reconnaître qu’il ne sert pas à grand-chose pour le moment.

 

Le film se poursuit avec le chef des colombiens surpris durant une activité physique assez prenant puis pendu par les pieds par les jamaïcains dans une sorte de rite sacrificiel. Sa copine est nue au sol, lui est nu au plafond. Dans cette question de perspective, il se fait faire un massage de boyaux en règle avant que le Predator n’intervienne et dépèce tout ce petit monde, sauf la fille. Le Predator ne tue que l’ennemi armé. La fille nue qui pleure et qui se cache, ça ne l’excite pas trop.

 

 

Le plan suivant revient sur l’équipe de Glover qui découvre le massacre avec en premier plan le caïd, mort mais toujours avec on pyjama de chair, le reste des dealers écorchés et morts aussi. La fille est retrouvée. S’en suit alors une question fondamentale. Bon d’accord, on se demande bien du côté des gentils qui a fait ça. Mais surtout, aura-t-on droit un jour à une version longue où l’on pourra voir une menace invisible suspendre tout ce beau monde au plafond puis faire joujou avec leur peau tout en emportant des têtes comme trophée de chasse devant les yeux médusés d’une nana qui se retient tout le long de hurler (car une fille à forte poitrine, ça hurle forcément, dixit Scream et compagnie) et de claquer des dents (avec toutes les vitres cassées et vu la hauteur de l’appartement et la fraîcheur du carrelage, elle a forcément du chopper une pneumonie et une grippe) ?


Le collègue de Glover se pose forcément la question et reste méditatif, ce qui lui permet de repérer un peu plus haut un petit cadeau fiché dans une grille d’aération.

 

p2 4

 

L’investigation s’arrête là car Busey déboule, toute mâchoire en avant et enguirlande vertement Glover qu doit faire place nette. Un peu déconfit, il fait suivre Busey tout en demandant à son copain de retourner sur la scène plus tard pour essayer de trouver quelque chose pouvant faire avancer l’enquête.


Il y retourne et se fait ter pour la petite histoire ce qui nous permet de pouvoir profiter d’une seule et unique scène de journée sans fusillade et sans macchabées. Glover se recueille devant la tombe du copain (bon, je corrige, pas de macchabées visibles) sous le regard du Predator qui est repéré par un gosse à la bave facile armé d’un fusil en plastique. Le gamin lui propose un bonbon, croyant voir Casper et l’alien ne bronche pas, se contentant de laisser traîner un objet personnel à l’attention de Glover lui faisant comprendre que lui aussi, il est surveillé et traqué.


On apprend donc dans cet épisode que le Predator a des principes : il ne tue pas les femmes nues ni les boutonneux amateurs de friandises. Si ça ne laisse pas de l’espoir à l’humanité tout ça…


Le film passe à partir de là de sa partie action à sa partie thriller, tant les sous intrigues et les meurtres vont s’enchaîner à la vitesse du son. Glover , de plus en plus acculé se voit même un instant soupçonné par sa brigade de choc, tant les cadavres  s’accumulent derrière lui : son acolyte, le boss de la drogue King Willie, un des personnages humains les plus réussis visuellement et scénaristiquement, avec une profondeur et un passif assez chargé pour un personnage que l’on ne voit finalement que quelques minutes avant qu’il ne se fasse tuer à la Highlander, le Predator ayant sûrement besoin pour se restaurer d’un  quickening de camé.

 

 

Le nouveau se fait également prendre, suite à une confrontation assez jouissive en milieu fermé, le métro avec un passage équilibré passant du rire (les passagers sont mieux armés que les racketteurs venus casser le moral à tout le monde) à l’horreur avec le massacre de toute cette faune par un Predator toujours omniscient et voulant démolir l’univers de sa proie fétiche de A à Z. la femme flic est la suivante sur le planning chargé du faucheur mais en réchappe miraculeusement car étant enceinte. Le Predator ne tue pas les femmes enceintes non plus. La vie devant avoir quelque chose de sacré, à priori, du moment qu’elle n’a pas encore vu le jour.


Après cet intermède, Glover parvient à suivre la créature et retombe nez à nez avec Busey qui devint pour le coup un soutien indirect en lui expliquant pourquoi il possède des gros camions pleins de gadgets alors que lui n’a qu’une caisse pourrie et pourquoi il est toujours à quelques mètres de l’alien avec tous ses hommes alors que lui est toujours barré à l’autre bout de la ville et que sa brigade n’existe plus.

 

 

On attaque alors la partie la plus fun du film : l’affrontement.

 

p2 5

 

Celui entre la créature et Schwarzy ne connaissait qu’une unité de lieu, la jungle et l’homme ne pouvait alors compter que sur lui-même (vu la carrure, il avait quand même un  sérieux avantage, doublé d’une ruse égale à celle du fennec près d’une oasis et guettant le mollet de la chamelle). Glover possède pour lui une solide expérience due à des années sur le terrain, une très bonne endurance et pas mal de répartie, à l’image de la lutte sur la corniche d’un immeuble, où luttant contre son vertige il parvient à stopper malgré lui la future autodestruction du Predator en lui coupant le bras avec une de ses armes tout en le traitant de moule syphilitique….! Peu crédible en soi (l’amputation, pas la jolie tirade)  et impliquant l’hypothèse que la technologie de ce peuple doit être en partie organique (confirmé plus tard avec les différentes interactions avec le vaisseau), la bombe une fois privée de son support n’explose pas et le Predator se tape une très belle chute qui est esthétiquement très réussie (un scène tournée de cette manière serait , de l’avis même du réalisateur totalement impossible aujourd’hui, pour de simples questions d’assurances) avant de terminer dans la salle de bains d’un couple de retraité. La mise en scène alterne alors entre le côté flippant avec l’automédication un tantinet m’as-tu vu de l’alien et le comique avec la réaction de la grand-mère face à tout ce bruit.


Le grand final , après cette scène et celle de l’abattoir que je ne commenterais pas, histoire de laisser quelques surprises quand même au lecteur qui voudrait se faire plaisir en se procurant la galette dispo maintenant en version collector pour presque rien, s’achève dans le vaisseau même du Predator. On ne cherchera pas à savoir comment il a atterri là sans que personne ne s’en rende compte et on ne fera pas l’analogie avec le film Alien VS Predator où ces derniers creusent des tunnels depuis l’espace pour faire du surf des neiges vers des pyramides mayas ensevelies. On se complaira seulement à admirer le superbe travail des décorateurs et la munitie de Stan Winston dans la réalisation d’un tableau de chasse qui lui aussi possède son lot de petites révélations annonciatrices d’une saga marrante mais oubliable.  Ou juste une petite image alors nous rappelant que nous ne sommes finalement que bien peu de choses dans l’univers…

 

 

Glover attaque donc au Predator sur son terrain, ce qui va renverser tout le rapport de force existant jusque là. Tout le film jusque maintenant était basé sur un adversaire indomptable sur un terrain propre à l’homme. Et c’est l’homme à présent qui va prendre le dessus chez le Predator. Glover lutte donc avec les tripes qui lui restent et l’emporte par ruse, à armes quasi égales avec son nemesis du moment. Et le tue. La chasse est fine. Le film pourrait s’arrêter là.

 

 

Mais le tout continue et face à son adversaire mort, ce sont une demi douzaine de nouveaux extra terrestres qui sortent du néant, aux couleurs et aux équipements variés, preuve du respect du studio face au spectateur. Glover se sait perdu et se laisse encercler. Les Predator se contentent de récupérer le cadavre d’un des leurs, nous révélant ainsi un autre aspect de leur culture : ils sont respectueux d leurs morts et de la proie ou du chasseur, seul el véritable courage et la victoire sans artifice compte. Glover peut partir et reçoit un trophée du plus vieux de ses ex opposants : un pistolet anglais daté du 18ème siècle, preuve incontestable que la Terre est un terrain de jeu depuis longtemps visité. On appréciera que le réalisateur ait repris le moule du Predator initial pour la conception de l’Ancien, clin d’œil agréable et manifestation d’un passage de relais intergénérationnel.

 

 

Glover quitte alors le vaisseau, blanchi par la poussière et entier , se moquant des invectives des membres du gouvernement restants et le film s’arrête là, avec une promesse de retour qui sera mis en image une quinzaine d’années plus tard.   

 

Predator 2, plus qu’une suite bassement commerciale, ce qu’elle était au départ, ne nos mentons pas, parvient, avec l’absence de son acteur star et de son réalisateur de prédilection à se trouver une nouvelle identité, se réappropriant malgré un aspect blockbuster certain une identité et approfondissant le mythe avec un aspect culturel plus fouillé et plus étendu. Certes, cela pourrait nuire d’une certaine manière à l’obscurantisme entourant le personnage phare, mais cela permet aussi d’en apprécier les finesses et de mettre en lumière certains éléments  apportant un plaisir supplémentaire à une nouvelle vision du premier opus. Danny Glover trouve ici un rôle à sa mesure, prouvant qu’il peut exister en tant qu’acteur de film d’action , et pas seulement en tant que sidekick d’une star encore plus grande et l’histoire des suites possède ici un exemple de e que peut êre un n° 2 réussi.

 

 

Un bon film donc, à voir un soir d’orage , seul , avec à l’étage du dessus un plancher usé et craquant au moindre pas sur lequel marche deux adolescents bien engagés sur fond de musique gothique pour frémir au moindre bruit magnifié par la pise HD du bluray...  

 

 

Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
commenter cet article
6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 12:12

Salut tout le monde!

 

Me revoilà après une période d'inactivité assez longue sur le blog mais l'envie d'écrire étant revenue (et un peu de temps libre, mais alors juste un peu). Nouveaux horaires de boulot (passage de nuit en jour) et temps de rodage ont été chronophages. Mais j'ai pris pour bonne résolution de revenir au moins une fois par semaine dans l'immédiat. Le Week end de préférence. Nous verrons si je parviens à tenir le rythme ....

 

On reprends donc en douceur aujourd'hui avec un recap des dernières entrées dans ma vaillante rondellothèque, histoire de se remettre dans le bain à un rythme tranquille.

 

Le mois de septembre a été marqué par une offre énormissime sur Pixmania. L'enseigne changeant d'entrepôt, de nombreux articles ont été bradés. On a donc eu droit à des offres de type 10 blurays pour 50€ ou 5 coffrets séries en bluray pour la même somme. Avec des titres à peine sortis ou bien encore l'ensemble des disney. la razzia a été évidente et prévisible... sauf pour le site qui a validé pas loin de 2000 commandes sans avoir le stock nécessaire, le tout en encaissant directement les divers montants. Les colis , pour ceux qui ont eu la chance de les avoir, on t été envoyé le plus souvent incomplets et il a fallu batailler des jours et des jours pour obtenir un remboursement cohérent! Un comble tout de même.

 

Pixmania reste une enseigne à fuir, véritablement.

 

J'ai quand même réussi à récupérer quelques titres que je surveillais depuis longtemps . Et avec le jeu des remboursements, je ne m'en tire pas trop mal. Mes commandes dataient du 24/09, j'ai enfin réussi à clôturer mes derniers litiges avec eux ce matin !

 

 

Allez, trêves de palabres, on enchaîne!

 

Côté jeunesse

 

alvin 3 bluaristochats brben 10 alien swarm bluducobu brcoeur de dragon

 

condormancoffret super noelguerre des boutons brIl était une fois brL'illusioniste blu

 

pirates bons à rien ...toi aussi deviens un piratewimpy kids 2winnie blules voyages de gulliver br

 

Il y a certaines choses que je ne comprends pas avec nos éditeurs, c'est leur choix de sortir des éditions blurays de leurs films dans certains pays , mais pas en France. cela oblige à ruser avec l'import, tout en esquivant le sfrais de douane. Sans compter les protections régionales, mais à la longue, on y arrive!

 

Quelques Disney dans cette fournée, avec Les Aristochats et Winnie the Pooh en bluray. je n'avais jamais vu ni l'un ni l'autre et la découverte des Aristochats a vraiment été plaisant même si on sent que l'animé date vraiment d'une époque révolue. Il était une fois est un film drôle et brillant aux images assez belle et au second degré énormissime, je suis assez content de l'avoir eu via le club disney pour remplacer mon dvd. La série animée Ben 10 était plutôt de bonne facture. J'espère que la version live suivra le même chemin. Grosse déception avec Condorman que j'avais vu à plusieurs reprises étant jeune sur la défunte 5° chaine de Berlusconi. Le film a très mal vieilli et ne pourrait pluis être diffusé aujourd'hui tant c'est lent et mal joué. Dommage qu'Oliver reed se soit perdu dans ce navet. L'Eleve Ducobu ne vole pas haut mais on passe un bon moment (j'ai nettement préféré Le petit Nicolas). Je recommande chaudement les Pirates : bons à rien mauvais en tout, qui est un trésor de trouvailles et de bonne humeur. On reconnaît aisément la patte des créateurs de Wallace et Gromit! Diary of a Wimpy Kid est l'adaptation d'une suite d'écrits à succès mettant en scène les mésaventures d'un jeune collegien. le premier opus était plus que sympathique et tout le monde s'accorde à dire que la séquelle lui est supérieure. Si c'est vrai, voilà ce qui va être un bon moment. Un troisième métrage est d'ores et déjà dispo en précommande.

 

L'illusioniste m'est totalement inconnu contrairement à Coeur de Dragon qui fut à l'époque mon premier dvd et que j'ai usé. La sortie en blu ray à prix doux était vraiment une bonne nouvelle

 

Côté  héros

 

avengers bluhero corps saison 2 Hulk 4hulk 5scooby meets batmanspiderman trilogie blusupermansuperman bluthe capethe legend of zorro bluconan blu

 

Côté (super) héros, je suis toujours l'affût de la moindre sortie. The Avengers était évidemment un immanquable mais bien que le bluray soit de bonne facture, je me suis un peu ennuyé. J'ai largement préféré Iron Man 1 ou le Hulk de Leterrier, bien plus maîtrisé et moins tape à l'oeil dans le vide. Heureusement, le caméo de Thanos annonce du lourd, du très très lourd pour la suite (en espérant éviter le désillusion du Galactus de Tim Story). J'ai enfin mis la main sur Hero Corp saison 2 et je vais donc enchaîner prochainement l'intégralité de la série. L'humour des Astier est particulier mais j'en suis fan. J'achève bientôt la série classique de Hulk, il ne me manquera plus que le coffret 6. C'est fou ce qu'ils peuvent rester chers et je n'arrive à les avoir que lors d'opération promotionnelle chez la Fnac. La trilogie Spiderman a été en vente éclair sur amazon.fr pour 8€ à peine. le coffret était interdit à la vente mais j'ai pu en avoir un exemplaire avant que le site en s'en rende compte. A ce prix là, je remplace avantageusement mes vieilles éditions dvd. Et du même coup je mets la main sur la version 2.1. Le coffret Superman en bleu était un de mes graals de l'année (il y en avait trois pour 2012) et je l'ai eu via amazon.co.uk pour un prix raisonnable. Vu que je viens de me payer un home cinéma à installer prochainement, je vais me faire le premier opus et sa suite (la Donner's Cut, pas l'autre étron) avec un son poussé à fond!

Beaucoup de retours négatifs pour The Cape , mais je voulais lui donner sa chance. Tout comme pour Conan , la version récente.

 

Côté séries TV

 

damages 4earlhouse 1house 2house 3

 

justified saison 1Nip Tuck saison 1 Nip Tuck saison 2Nip Tuck saison 3Nip Tuck saison 4

 

pilliers de la terresttng saison 1 brvampire diariesvampire diaries 2prisonner

 

mentalist 2

 

Gros arrivage ce mois ci. Pour faire simple, les coffrets européens viennet de second spin (à environ 5.50€ pièce) à l'exception de Star Trek la nouvelle Génération (STTNG) et les version US de second.spin pour environ le même prix. Cela m'a permis de remplacer mes divix à moindre coût et de redécouvrir mes séries préférées en vostfr. Vampire Diaries reste une découverte à venir. STTNG est une claque monumentale en HD. On redécouvre littéralement les aventures de Picard et de ses potes. Un must have qui confirme l'essai que la Paramount avait entamé avec STTOS.

 

Côté action

 

big hit brbloodsport - timecopdarkets hour brescape from LAharry brown br

 

kamui brken le survivantla 14° lame brlast man standing + boyscootlondon boulevard br

 

Mission Impossibleninja bronde de chocvolte face brUnderworld 4

 

turbulent skiestime and tide

 

Beaucoup de titres d'horizons divers et variés! Big Hit m'avait tapé dans l'oeil par sa bande annonce sur le dvd d'Un tueur pour cible. Les retours sont aussi positifs et j'espère passer une bonne soirée. Les USA ont une politique de réedition de films cultes en coffrets à l'instar de Timecop/Bloodsport  ou du Dernier samaritain. Les Willis de la belle époque et inédits sont rares pour moi et j'ai le coup de pot de pouvoir en avoir deux d'un coup . On ajoute quelques films asiatiques et un bon polar anglais avec Farrel qui je l'espère, combleront la déception de The Darkest Hour, film catastrophe aux bosn effets spéciaux mais au casting complètement blanc. On se fiche royalement de ce qui peut arriver à cette bandes de survivants à une attaque alien. Turbulent Skies est un téléfilm catastrophe au bon casting (Casper van Dien, Brad Dourif ....) et aux SFX loupés, mais au moins, il se laisse voir sans trop de mal.  la version bluray de de Mission : Impossible est décevante, on dirait un dvd upscallé au mieux. C'est bein dommage. Underwolrd 4 est agréable mais on s'ennuie parfois (souvent en fait ) . J'ai plus apprécié le troisième volet.

 

Côté Divers 

 

2000 maniacs2001 maniacsbad tatseaigle légionarizona dream br

 

chabertfanboys brh2g2 brlandrule mans br

 

mallrats brNaruto - funèeste présage blurNaruto les liens brstar wars bluwar horse br

 

On termine avec cette dernière sélection. Les trois premiers sont des classiques du gore. Si 2000 Maniacs a assez mal vieilli, son remake s'en sort assez bien, surtout grâce à Robert Englund. Bad Taste n'a plus besoin d'être présenté et à 1€ chaque, je pense ne pas avoir risqué grand chose.

 

Fanboys est un gros délire basé sur l'univers de Star Wars ... et de Star trek très drôle et bourré de références! Pour une soirée entre amis geek, c'est l'idéal. Mallrats est dispo en bluray chez zavvi pour un petit prix, et comme j'adore Kevin Smith, la réflexion n'a pas été longue ^_^.

 

De Naruto , je n'ai suivi que la série 1 alors que j'étais encore en fac! Je ne connais pas très bien la suite mais ces deux premiers longs métrages devraient m'aider. Le Colonel Chabert est un plaisir coupable. le film est excellent et je ne l'ai plus revu depuis le lycée.

 

Ah oui, j'ai aussi récupéré War Horse pour des cacahuètes grâce à un bon d'achat sur Priceminister. Et un truc appelé Star Wars aussi

 

Merci de votre aptience jusque là et bonne semaine à tous!


 


Repost 0
Published by Ivenpast - dans Achats - Arrivages
commenter cet article
15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 05:00

Wonderland

 

http://www.dvdpascher.net/image1/fiche/38/38189.jpgUn film un peu spécial que ce Wonderland. Plangé en plein milieu des années 70, le film nous offre une intrigue policière développée selon plusieurs points de vue.


Certaines scènes sont assez violentes malgré une absence manifeste de plans se voulant vraiment choquants.


Le final de cette sombre histoire de drogue et de vengeance laisse un goût d'inachevé car bien que tiré d'une histoire vraie, on ne sait finalement pas qu'elle a été l'implication réelle d'un tel ou d'un tel.


Reste pour un prix abordable une excellente interprétation de Val Kilmer qui se bonifie avec l'âge (Alexandre, Kiss Kiss bang Bang....) réussissant même à tirer vers le haut la prestation du personnage féminin (qui se fourvoiera dans Superman Returns dans le rôle de Loïs), un bon policier et une tapée de seconds couteaux donnant réellement vie à leurs persos.

Un bon moment, parfois perturbant, mais assurant largement le spectacle. Mention spéciale à Lisa Kudrow dont le jeu extrêmement sobre fait totalement oublier la potiche agaçante de Friends.

 

 


 

 

Yesterday's children

 

http://www.dvdpascher.net/image1/fiche/11/11492.jpgCe tv film est une très belle histoire assez riche en émotion est remarquablement interprétée par toute une troupe de seconds couteaux habitués de l'univers télévisuel, emmené par un Jane Seymour période Dr Quinn. L'histoire est astucieuse et permet d'effectuer des remontées dans le temps via des flashbacks emprunt de métempsycose. Les enfants jouent justes, on s'attache finalement à tous ces caractères et on souhaite une résolution heureuse aux mystérieux mots de l'héroïne.

Le final, espéré plus qu’attendu, clôt agréablement ce petit moment sympathique et vous vous surprenez à écraser une larme de joie en repensant à ce petit lapin si important... pour peu que vous ayez gardé une âme d'enfant.

 

 

Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Express
commenter cet article
10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 05:44

 

Le médaillon

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51jHKh5ZxVL._SL500_AA300_.jpgJackie Chan est un acteur plus que prolifique qui au cours de sa (très) longue carrière a su établir les bases d'un personnage de cinéma charismatique, sympathique astucieux et se refusant continuellement à la violence gratuite, au sexe et aux effusions de sang inutile.

Les plus âgés d'entre nous se souviendront du double âge d'or de ce comédien hors norme. Le premier étant celui des hyènes intrépides et autres Drunken master, le second correspondant à la période post Cannonball avec des pépites comme opération Condor et Mister Dynamite (voire pourquoi pas Nicki Larson et Twin Dragons) nonobstant évidemment la tétralogie Police Story.


Depuis, ce brave petit bonhomme a réussi à faire carrière aux USA pour plus ou moins de bonheur. De cette reconversion faste (au nombre de films produits) ressortent Mister Nice Guy, le Smoking, les Rush Hour et enfin le Médaillon.

Las, l'inventivité de ce dernier n'a cessé de se dégrader au fur et à mesure que les boites de production US ont engrangé les billets verts du box office.


http://www.dvdpascher.net/screen/dvd/13/13619_image1.jpgLe médaillon, dont est sûrement issue la série animée Jackie Chan (excellente d'ailleurs) appartient malheureusement à cette catégorie.

Le pitch de départ est simplissime : un artefact, un gosse mystique, une vieille légende ,de grands pouvoirs en jeu et un policier tombant comme un cheveu sur la soupe dans le marasme (que ceux qui pensent lire le synopsis de Golden Child lève la main …).


Avec un tel point de départ et notre Red Richards asiatique, pourquoi pas? On peut s'attendre à de bonnes scènes de kung fu comédie comme Chan en a le secret. De plus, le casting n'est pas trop effrayant.

 

Dans le désordre, on a la potiche rescapée d'une ancienne histoire d'amour (La brune dont le nom m'échappe), le comique faire valoir et pour bien faire British (Lee Evans) et un mentor quasi absent uniquement là pour faire avancer le schmilblick (Rhyes Davis dont la feuille d'impôts, malgré tout le respect que je témoigne à cet acteur, devait être plus salée cette année là).

 

Le méchant est évidemment blond, aux yeux bleus et veut être immortel (çahttp://www.dvdpascher.net/screen/dvd/13/13619_image4.jpg me rappelle Bullet Proof Monk cette histoire... comme quoi, y a que les gravures de mode qui peuvent s'asseoir sur le trône maléfique de maître du monde. Oui, bon, Lex Luthor est l'exception qui confirme la règle. Quoique d'un autre côté, un tyran aux manettes peut donner de bonnes choses, dixit le comics Fatalis Imperator chez Marvel).


Bref ,tout ça pour dire que le spectacle, avec les sfx d'aujourd'hui, aurait du être satisfaisant.

Néanmoins, ce n'est pas le cas.

 

Ce film pêche par trop de défauts majeurs. Le scénario est lourd et poussif et le seul but de ce dernier est de nous conduire directement à l'affrontement final en semant de ci de là deux trois petites bagarres au but sous entendu de laisser à Chan le temps de faire l'apprentissage de ses pouvoirs.

 

Le film peut alors de fait se diviser en quatre grandes parties : Jackie court après des méchants et se retrouvent dans les affaires DU méchant en mettant la main sur l’objet number one de son désir. Ensuite, Jackie , se paie un tour du monde sans queue ni tête (on ne voit vraiment pas pourquoi l’action se déroule sur trois continents) de moins de 10mn (le reste du film respectant la même double unité de lieu) pour ensuite se faire un remake plus glorieux du coup d’éclat de De Niro dans 15 minutes (pas facile de vouloir tout dire sans révéler quoique ce soit !).

 

Pas d’inquiétude cependant, Chan est la tête d’affiche et l’action se poursuit naturellement dans un vaste n’importe quoi sentant le mauvais remake de Smallville avec des personnages incroyablement ouverts et tolérants sur les miracles et la véracité des légendes étrangères….

 

On termine enfin sur le territoire du bad guy, un château évidemment et sur l’aboutissement complètement débile de l’histoire d’amour sous jacente qui nous a gonflé durant tout le film.
Le scénar dans son ensemble est donc bancal mais tolérable pour un gosse de dix ans, destination de public évidente du film.

 

Cependant, un gosse de dix ans justement, élevé aux LOTR, Comics et autres joyeusetés culturelles n’est pas forcément idiot. Les scénaristes se payent tout de même le luxe de boulettes tellement énormes qu’on a du mal à y croire : comment se fait il que la femme de Lee Evans soit au courant de la vie True Lies de son mari et que de surcroît, elle soit capable d’en remettre aux meilleurs marines en situation de crise ? Comment se fait il que le méchant soit aussi c..  et nous fasse croire qu’il cherche ce foutu artefact depuis une centaine d’année ? Comment se fait il que Chan aie pu bénéficier d’un traitement de faveur avec un médaillon forcément entier alors que le méchant a eu le même cadeau avec seulement la moitié de ce dernier ? Et surtout, qui va pouvoir croire que Lee Evans est un agent d’Interpol (le tour de force le plus digne de respect je l’avoue) ?

 

http://www.dvdpascher.net/screen/dvd/13/13619_image3_big.jpg

Carburer à l’orangina rouge n’est pas la seule explication possible….

L’autre défaut majeur reste le manque de souffle des combats. On aurait pu facilement pardonner cet écart mais quand on sait qui s’est occupé des chorégraphies…. Sammo Hung ne s’est guère foulé cette fois ci. Certaines bastonnades du Flic de Shangaï valaient à elles seules l’ensemble des scènes d’action de ce pop corn movie !


Au final donc, on en peut que soupirer devant la triste exploitation du personnage de Chan qui n’aura guère brillé dans ce semi navet et se rabattre sur Le Smoking, qui ne vole guère plus haut mais qui est plus nerveux. Mais si, vous savez, le film qui suit le scénario suivant : Chan se retrouve dans des affaires qui le dépasse, met la main sur un mystérieux artefact, pardon costume, se tape le tour du monde, non de la ville, excusez moi, connais un dramatique retournement de situation, file dans le repaire du bad guy et y gagne un combat aux retournements téléphonés.
Bizarre….
Ca ne vous rappelle pas quelque chose ?

 


 

Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
commenter cet article
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 04:50

Double séance et grand écart total aujourd'hui ! 

 

8 femmes

 

http://pmcdn.priceminister.com/photo/8-Femmes-DVD-Zone-2-876842591_ML.jpgCe film me laissait à priori dubitatif. Acheté à l'occasion d'une fête des mères , j'avoue avoir pris un pied immense lors de la première séance.


Crise de fous rires, décors magnifiques, un luxe inouï de détail pour les costumes reprenant toutes les tonalités de couleur et une intrigue relativement solide pour un final imprévu.
Le numéro d'actrice est magnifique, quelque soit la génération représentée et certains moments frôlent l'irrésistible (la scène de séduction entre Deneuve et Fanny Ardent entre autre chose).


Les visions successives n'entament en rien le plaisir éprouvé la première fois et les numéros chantés sont parfaitement intégrés au scénario.


Pour peu que l'on soit fan de mise en scène maîtrisée et de roman policier, il s'agit là d'une parfaite récréation. On en sort heureux et même un peu euphorique en sifflotant " Et moi je joue ma vie à pile ou face…. "

Enfin un film français digne de ce nom, clair, précis, agréable et pour toute la famille.

 


 

 

Nuremberg

 

http://pmcdn.priceminister.com/photo/Nuremberg-DVD-Zone-2-876834869_ML.jpgSi le téléfilm est de qualité, il est toutefois à éloigner d'urgence d'étudiants (qui sauront faire la part des choses) ou de lycéens (là, c'est quand même moins sûr) tant l'Histoire a été remaniée et scénarisée et tant la réalisation parvient à faire passer les nazis des plus hautes sphères pour des quasi victimes.

Le jeu d'acteurs plus que chevronnés est à saluer, tant l'interprétation est bonne mais il faut rester méfiant face à un amalgame des valeurs de l'époque et de la notion de crime contre l'humanité.

 

Tf1 s'est fourvoyée en distribuant ce film sans avertissement, ce qui reste regrettable face à l'excellent travail mené sur le tvfilm "Hitler ou la naissance du mal" qui avait été, lors de sa première (et visiblement seule) diffusion suivie d'un débat afin de mieux discerner la nature de son personnage principal.

Le film, d'un point de vue romancé, vaut un 7/10. Mais pour les éléments cités plus haut, je ne lui collerai qu'un 2/10, histoire d'attirer l'attention .

 


Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Express
commenter cet article
31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 09:22

Les géants

 

http://www.dvdpascher.net/image1/fiche/26/26683.jpgCe film se veut une reconstitution des grands évènements marquants de la période Staline - Roosevelt - Churchill. Le résultat est navrant et on ne peut que regretter que de tels acteurs aient été se fourvoyer dans ce navet pour payer leurs impôts. Les périodes abordées le sont sous un angle tellement scolaire, le casting s'investit tellement peu, l'ensemble est tellement téléphoné qu'on ressort écoeuré quand on a eu le courage d'aller jusqu'au bout. Et je passerais sur les infâmes arguments de vente proposés sur la jaquette.


Amis historiens (et les autres aussi d'ailleurs), passez votre chemin.
Amis jardiniers, voici le plus beau légume de l'année!

 

 

Affliction

 

http://www.dvdpascher.net/image1/fiche/4/4152.jpgUne solide histoire de famille et de secrets, d'amour-haine refoulé, le tout joué par une brochette d'acteurs solides. Coburn excelle dans le rôle de ce patriarche immonde et autoritaire tandis que Nolte, loin de sa prestation dans Hulk, est remarquable de justesse et de nuance.Willem Dafoe ne gâche en rien l'affaire sans compter des plans enneigés magnifiques illustrant le portrait acerbe de cette bourgade américaine typique.

Et pourtant on s'ennuie. Et très vite. L'ensemble est pourtant équilibré, l'action alterne avec les scènes de dialogues, le tout avec bonheur.

Mais on ne parvient pas à s'attacher aux personnages plus que cela. Et quand l'indifférence prend le pas sur un métrage, il n'y a plus rien à faire. Les moyens n'ont rien à y voir quand on voit le déballage du Da Vinci Code qui connaît pourtant le même sort .

Dommage.

 

 

American Buffallo

 

http://www.dvdpascher.net/image1/fiche/4/4434.jpgIl s'agira surement d'une de mes critiques les plus courtes et les moins constructives : ce fil est un navet, malgré un scénario de David Mamet. Histoire inexistante,motif flou... Le film commence à être potable quand le mot fin apparaît. C'est une très longue scène d'exposition d'1h30, rien de plus. Dustin Hoffman devait avoir 3 ans d'arriérés d'impôts, c'est la seule chose qui justifierait le minimum syndical produit lors du tournage. Rain Man est loin... très loin...

 

Blueberry

 

http://www.dvdpascher.net/image1/fiche/80/80304.jpgBeaucoup d'encre a coulé lors de la sortie de ce film au cinéma. Brillant hommage à la bande dessinée pour les uns, audacieux western ésotérique pour les autres... que reste il vraiment de ce Blueberry aujourd'hui excepté son prix symbolique lui permettant d'être encore acheté à moults exemplaires?

Pas grand chose en vérité. Passé un casting surprenant (Borgine, Lewis...) , l'histoire ne parvient pas à capter l'intention et on s'ennuie ferme devant ce shoot shamanique sans grande importance. Le perso principal a une gueule, certes, les décors sont superbes et les reconstitutions veulent vraiment vous impliquer dans le métrage...

.... mais tout ceci ne suffit pas quand le scénario est mal construit. De plus , tout ce petit monde se prend bien trop au sérieux. Et que dire de certains plans grotesques tel celui de J.Lewis se baignant nue et filmée de face ? Utile? Non; Agréable à regarder? Pas si sûr....

Maverick a su nous faire rire, Tombstone sortait du lot par ses acteurs. Wyatt Earp, malgré une longueur incompréhensible parvenait encore à ménager de bons moments. Parmi tous ces westerns , Blueberry n'a malheureusement pas sa place.

Aussitôt vu, aussitôt oublié.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Express
commenter cet article
25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 05:35

ecole fantastiqueL’école fantastique est une excellente surprise dans le climat super-héroïque actuel. Evidemment, il s’agit d’une production Disney donc il est logique que les bons sentiments l’emportent à la fin, faut pas trop se faire d’illusion non plus.


Le film est à voir pour ce qu’il est, à savoir un excellent hommage aux comics books. Tout ou presque est référentiel dans ce métrage. L’histoire, tout d’abord, est fondamentalement manichéenne avec les supers gentils qui vont devoir affronter les super méchants. Le principe de l’école est salvateur en ce sens où il évite l’écueil de la double identité secrète qui mettrait en péril la famille du héros et qui empoisonne généralement les productions de ce genre telle Lois et Clark ou bien encore The Flash. Ici, tout est connu de tous, puisque nous restons dans le microcosme super-héroïques. Le principe du lycée est également une bonne idée, peut être calqué sur Harry Potter mais permettant d’en remettre une couche sur le mal être caractéristique de l’adolescence. La puberté n’est pas une chose aisée mais quand on y ajoute une maîtrise de pouvoirs à assumer, plus rien ne va. L’histoire se déroulant avec des jeunes en proie aux affrrrrrrrrrrrrrrreeeeeeeeeeeeeeesssssss de l’amûr , cela entraîne d’excellentes scènes pleine d’humour et d’action.

Les pouvoirs en eux-mêmes, personnages à part entière du film sont très bien rendus à l’écran et avec une certaine originalité encore peu vue jusqu’à présent. On a ainsi un terminale assez corpulent doué de super vitesse, un gringalet qui en remontrerait à Ben Grimm ou bien encore une élève capable de se transformer en ballon de plage….


Les acteurs sont également très bien choisis avec un cast de jeunes (plus ou moins) débutants assez cohérents et parfaitement juste dans le jeu de leurs personnages tandis que les adultes (qui sont en fait les gamins immatures de l’histoire) sont très bien représentés par des acteurs aguerris qui s’amusent réellement dans une interprétation volontairement clichée. Kurt Russel et parfait dans son rôle de Superman local (Dennis Quaid aurait été très bien aussi quand on y pense) alternant un œil juvénile toujours pétillant avec des répliques tellement énormes qu’on ne peut que sourire. Kelly Preston est également très fun (à 1000 lieues de son rôle dans Jerry McGuire) et elle aussi complètement décalée. Et pépite des pépites, Lynda Carter dans son rôle de directrice est tout simplement (bien que trop rare) magnifique.


Mais tout ceci n’est rien (bien que déjà très bien) comparé à la seconde lecture qu’on peut faire de cette aventure. Tout d’abord dans le nom des personnages. Juste pour appâter, la famille de héros s’appelle « Stronghold » , ce qui signifie « bastion » et qui n’est autre que le blason de la famille (une tour) . L’ado rebelle du film s’appelle Warren Peace, soit War and Peace , ce qui résume assez bien le personnage et son évolution. La directrice s’appelle Powers, et cela se passe de commentaires….


Les références pour geek sont également légion avec une Lynda Carter levant les yeux au ciel en s’écriant : « je ne peux pas tout faire, je ne suis pas Wonder Woman non plus » ou bien encore Kurt Russel dans un scène coupée déblatérant sur la recherche d’un nouveau faux job car celui de reporter ne lui convient plus. On citera aussi la ligne téléphonique privée du maire au Commandant rappelant furieusement celle liant Gordon à Batman dans la série des années 60….


Les aléas de la vie d’un super héros sont aussi tournés en dérision, via la fameuse scène (entre autre) où Russel, énervé, explose le téléphone de la maison… avant d’en prendre un autre dans le tiroir de la cuisine ou bien encore le QG secret où le billard et le flipper tiennent plus de place que le centre de recherches en propre.

Les clichés sont légions dans ce film mais vont être démontés un à un au nom de la tolérance ecole fantastique 1et de l’esprit d’équipe. Les hommes sont machistes au possible , reléguant les femmes au second pan jusqu’au retournement final avec le super méchant (totalement imprévisible pendant la première moitié du film), les sidekicks injustement déclassés par le très drôle Bruce Campbell vont se révéler essentiels, le scénario poussant le vice à leur faire sauver la vie au couple majeur du film (magnifique et complètement loufoque, l’ex assistant (acolyte dans la version québécoise ; ce qui sonnait plus juste à mon goût) du Commandant….


Je ne citerais pas tout ici car je ne veux surtout pas gâcher le plaisir des futurs spectateurs. J’ajouterais seulement que le final dure près de 20mn et qu’il est bien supérieur à ceux de très grosses prods comme Spiderman 3, bien plus riche en humour et retournements de situation et que les scènes d’action sont très bien filmées et très dynamiques. Les dialogues sont riches de double voir triple sens et le tout est une excellente satyre du monde lycéen américain.

Que demander de plus ? On s’amuse, on rie, on est sollicité sur notre connaissance geekesque et les gamins se régaleront autant que les parents !

 

 

Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Micro
commenter cet article
20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 04:45

http://ts1.mm.bing.net/images/thumbnail.aspx?q=4740815462662928&id=6722a5b53c134d22ed077026b00439b7Le sujet de ce film avait vraiment de quoi réjouir même le plus réfractaires aux phénomènes paranormaux. Un tel sujet n'avait de plus guère été traité au cinéma (comparé aux fantômes, monstres et autres possessions, je défie quiconque de me sortir plus de 5 films sur ce sujet particulier).


Le casting était astucieux. Keaton a été capable du meilleur (Batman, Beetlejuice, l'Enjeu) et du pire (Le retour de la Coccinelle, Jack Frost...) durant sa longue carrière et il possédait le potentiel voulu pour donner une épaisseur supplémentaire au film.


La bande annonce et les affiche de l'époque étaient également très bien conçues : des panneaux de 3x2m avec une image neigeuse sur laquelle se dessine un visage avait tout de même un impact non négligeable.


Malheureusement, le film malgré quelques points (très rares) positifs, n'en finit pas de s'embourber dans un univers mal défini aux bad guys franchement téléphonés et pas plus inquiétant que ma grand mère buvant un chocolat devant les feux de l'amour. (Non, elle ne fait pas peur, j'insiste).


Keaton , une fois de plus, surjoue à outrance et la sous histoire d'amour à travers la moooooooooooort ne fait pas vibrer pour un sou.


Résultat, soit vous allez au bout du visionnage (car comme moi, même quand vous vous offrez un navet, vous ne voulez pas avoir perdu 3 euros pour rien), soit vous arrêtez au bout de 30mn.

De toute manière, le résultat est le même, puisque vous avez gagné un nouveau ramasse poussière.

 

 

 

 


Repost 0
Published by Ivenpast - dans Ciné Express
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Ivenpast
  • Le blog de Ivenpast
  • : Je propose différentes critiques et avis sur des produits de l'univers culturel (livres, bd, comics, mangas, cinéma et autre dvd/Bluray).
  • Contact

Recherche